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Les chèques de la controverse

L’aide à la presse divise. Sud Communication, Groupe Avenir communication et la Voix Plus ont retourné leurs chèques au ministre de la Communication, Moustapha Guirassy, pour protester contre l’inégale répartition de la subvention allouée chaque année à la presse d’une valeur de 300 millions de FCFA.


Rédigé par leral.net le Vendredi 29 Janvier 2010 à 02:06 | | 3 commentaire(s)|

Les chèques de la controverse
La question frustre et fâche certaines rédactions qui y voient comme une forme de discrimination. Mais cette année, la contestation a pris une nouvelle tournure. L’heure n’est plus à la désolation mais au refus. Avenir Com, Sud Com et la Voix plus boude l’aide à la presse et retournent le chèque au ministre de la Communication, Moustapha Guirassy.

Et c’est le Groupe avenir communication, éditeur du journal « Le Quotidien » et de « Weekend magazine » qui a ouvert le bal de la révolte en renonçant à son chèque de 10 millions. Sud Communication ne fait pas mieux. Le premier groupe de presse privé au Sénégal qui a reçu 15 millions pour son journal « Sud quotidien », ses neuf stations régionales et son école de formation l’Institut des Sciences de l’Information et de Communication (Issic) a tout simplement vomi les sous de l’Etat. Le quotidien, La Voix Plus a craché une nouvelle fois sur le million de subvention comme en 2008. Amadou Ly Diome, Directeur de publication de ce quotidien, est tout simplement scandalisé par cette méprise renouvelée par les autorités : « L’année dernière, j’avais reçu la même somme et je l’avais retournée et cela ne m’avait pas empêché de fonctionner normalement. Le gouvernement peut nous exclure des la liste des bénéficiaires de cette aide et cela ne changera rien. Quand on était hebdomadaire, on nous avait donné deux millions. »

Et voilà la nouvelle forme de dénonciation. Ces journaux n’auraient peut-être, aux yeux de l’Etat, qu’un seul tort : l’indépendance dans le traitement de l’information. Peut-être que cet acte de rébellion qui dénonce avec énergie la répartition scandaleuse du fonds d’aide de la presse par les services de Moustapha Guirassy, ministre de la communication, va inciter l’Etat à revoir ses critères de répartition fondés sur les accointances avec le pouvoir en place. Les laudateurs sont primés par de fortes sommes et les supposés "pourfendeurs" récoltent des miettes.

Pour rappel, L’express News et le Messager empochent 15 millions chacun au moment où le Groupe Sud avec ses neuf stations régionales et son école de formation, son journal Sud quotidien reçoit la même somme. Stades, a reçu 2 millions, l’As et le Populaire : 10 millions. Le groupe Futurs Médias bénéficie d’un chèque de 18 millions et Walfadjri : 24 millions. Les hebdomadaires, Nouvel Horizon et le Témoin ont perçu chacun 16 millions. Ce qui ressemble à bien des égards au partage de l’hyène et une façon très claire de montrer que ceux qui sont "contre nous" comme théorisée par certains responsables libéraux seront davantage muselés. Mais, peut-on arrêter la mer avec ses bras ?

Lagazette.sn



1.Posté par Jam le 29/01/2010 08:31 | Alerter
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Sutura a connu dans le temps, un journal créé par brave Africain dont j'ai oublié le nom, qui le premier avait fondé une Organisation humanitaire pour défendre les enfants. Par le biais de ce journal il avait été un pionnier ici au Sénégal à l'époque, dans tous les bons combats qui ont fait évoluer la cause des enfants. Je crois bien que c'était un Camerounais et si ma mémoire est fidèle, le nom de ce journal devait être "Martyrs" ou "Les Martyrs"....

Que sont-ils devenus, lui et son journal ? Si notre pays avait un peu plus de mémoire et de coeur, voilà une initiative qu'il devait encourager et un Africain que tous devaient honorer. Mais il y a très longtemps qu'on ne parle plus de cet excellent journal, un mensuel, qui était une référence.

Quand je vois comment ce régime distribue à tout vent l'argent des contribuables à ces souteneurs déguisés en "journalistes", je suis désolé pour le sort qu'on pourrait avoir réservé à une telle bonne initiative d'un brave Africain qui a sauvé tant d'enfants sénégalais. Notre pays devrait avoir un peu plus de mémoire.

Je me demande pourquoi ce journal a fermé et surtout, s'il avait bénéficié de la manne que ce régime déverse sur des feuilles de choux qui acclament à tout rompre ses multiples forfaitures.

S'il vous plaît, je serais reconnaissant à quiconque me donnerait une petite information sur ce que le sort a réservé à ce Monsieur et son journal.

2.Posté par Jam le 29/01/2010 09:21 | Alerter
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Jam, je ne sais pas de quoi vous parlez. Si je suis le seul Sutura à utiliser ce prête-nom pour intervenir dans ce site, votre annonce ne me concerne pas, car je ne connais pas de journaliste ou de journal à ce nom. Mais comme chacun est libre de dire ce qu'il veut sous le nom qu'il préfère, peut-être que mes nombreuses interventions dans ce cite, pour leur pertinence sans doute, ont créé des émules. Auquel cas je ne puis que me féliciter, d'être devenu à ce point une référence. Toutefois, si ce Monsieur que vous recherchez a fait ce que vous dites, il mérite bien qu'on ses retrouve ses traces et je serais le premier à vous informer, si je jamais je réussissais à glaner par-ci par-là, quelques infos sûres à ce sujet.

3.Posté par so le 01/02/2010 19:50 | Alerter
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je crois que l'honneur, la dignité, la responsabilité, l'honneteté et la liberté n'ont pas de prix.
Les gens oblient que chaque année les oeuvres de Bamba, de EL Malick, El Omar Tall et autres sont toujours magnifiés pas parce kils étaient des riches sur le plan matériel mais riches par les idées, les enseignements, le comportement et l'esprit. MANDELA avait refusé toute compromission avec les dirieants de l'Apparteit et il est devenu Président Noir de l'AFRIQUE du SUD dominée par les blancs racistes.
Un journaliste n'a que sa dignité, sa probité sa liberté et sa responsabilité.Quand on choisit d'etre journaliste c'est comme ou plus quand on choisit d'etre soignant. On doit toujours maitre devant la professionnalité aulieu l'argent car l'argent est p"rissable.
Félicitation a ceux ki refusent d'etre baillonné

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