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Les critiques, son transfert manqué à MU : Jérémy Ménez livre ses vérités

A 25 ans, Jérémy Ménez gagne en régularité et confirme tous les espoirs fondés en lui. Interrogé par L'Equipe, l’international tricolore raconte un parcours pas toujours simple.


Rédigé par leral.net le Jeudi 14 Juin 2012 à 10:47 | | 0 commentaire(s)|

Les critiques, son transfert manqué à MU : Jérémy Ménez livre ses vérités
Revenu en France grâce à son transfert au Paris Saint-Germain, Jérémy Ménez n’a pas manqué ses retrouvailles avec la Ligue 1. Joueur essentiel et meilleur passeur (12 offrandes) des Rouge-et-Bleu cette saison, l’ancien Giallorosso a donc logiquement retrouvé l’équipe de France. Un retour sur le devant de la scène très attendu pour ce joueur de 25 ans considéré comme l’un des meilleurs talents de la fameuse génération 87.

Pourtant, alors que le come-back d’Hatem Ben Arfa chez les Bleus a suscité un grand engouement, celui de Ménez n’a pas vraiment provoqué une joie similaire. Pire, face à l’Estonie, le Parisien s’est même fait siffler par les supporters français. Un manque de reconnaissance que tente d’expliquer le joueur au cours d’un entretien accordé à L’Équipe. « Je pense que les gens m’ont plus souvent jugé sur mon image que sur mes performances. On me dit arrogant, nonchalant, alors que je suis tout le contraire. J’ai toujours eu un côté un peu fermé, un peu timide. Mais c’est aussi ce qui m’a permis de réussir dans le monde du foot, notamment quand je suis passé en Italie. »

Une expérience en Italie (à l’AS Rome) l’a aidé à se forger une carapace destinée à affronter les épreuves. Pour preuve, les critiques sur son style de jeu jugé trop égoïste ne l’atteignent pas. « C’est mon caractère. À mon poste, tu dois provoquer. Sur dix provocations, tu ne vas pas tout réussir, c’est impossible. Tu ne joues quand même pas contre des plots. Quand tu manques un dribble, il faut se dire que le prochain fera la différence. Savoir insister, j’ai appris ça en Italie, quand Claudio Ranieri me disait : “Ne t’inquiète pas, il suffit que ça passe une fois et c’est bon.” Alors, tu répètes les gestes. Et, à un moment donné, ça passe, c’est obligé. On est préparé à l’échec, on sait qu’on ne va pas réussir toutes nos initiatives. Personnellement, je le vis très bien. Après, il y a des questions de mentalité. En France, si un joueur n’est pas bon en première période, il risque d’être sorti à la mi-temps ou au début de la deuxième. En Italie, les entraîneurs savent que tu peux manquer, mais ils te laissent ta chance de faire la différence jusqu’au bout. Ancelotti appartient à cette culture. »

Marqué par la culture transalpine, Ménez aurait-il pu être un autre joueur ? Alors qu’il n’avait que quinze ans, l’international tricolore avait failli rejoindre les rangs de Manchester United où Sir Alex Ferguson était prêt à prendre en main la fin de sa formation. « C’était un vrai plaisir. Manchester, je les voyais à la télé. C’est un grand entraîneur, des grands joueurs, et j’étais flatté que ce club s’intéresse à moi. Dans le bureau de M. Ferguson, avec mon frère, on a beaucoup parlé, il m’a expliqué ce qu’il voulait faire avec moi, mais c’était trop tôt pour s’expatrier. Bon, j’ai quand même hésité, c’est vrai. Tu te dis que c’est peut-être aujourd’hui ou jamais. Mais dans ces moments-là, il faut rester calme. Ça faisait trois ans seulement que j’étais à Sochaux et je n’étais pas forcément pressé de partir. » Un choix peu évident qu’il ne regrette pas.

Matthieu Margueritte






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