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Les défis politiques devant Idrissa Seck

[…] C’est ici sur le sol des ancêtres que réapparut l’Etat ;
l’Etat légitime, parce qu’il reposait sur l’intérêt et le sentiment de la nation.
Charles DE GAULLE


Rédigé par leral.net le Dimanche 1 Avril 2012 à 15:55 | | 1 commentaire(s)|

Les défis politiques devant Idrissa Seck
Au Sénégal, des personnalités de la scène politique ont, jusqu’à la fin 2011, mis du temps à comprendre que la vie démocratique d’un Etat commence par la relation que ces leaders politiques instaurent entre eux et la population dont l’intérêt doivent guider leurs faits et gestes. Il y a également un autre élément important que certains leaders comme Idrissa Seck ont, à certains moments, négligé. Nous voulons parler de la délégation de pouvoir qui ne pourrait venir de la part du peuple à l’égard duquel on manifeste respect et considération et à qui on inspire confiance.
En effet le leader de Rewmi, depuis sa sortie de sa « famille libérale » a toujours cru et démontré que le rêve de devenir chef d’Etat ne pouvait se réaliser que sous les habits d’une grande formation politique à l’image du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), ignorant totalement que les véritables électeurs restent véritablement les Sénégalais dans leur diversité. En effet, à chaque fois que l’occasion lui a été permis de renouer le dialogue avec celui qu’il a assimilé, le 07 novembre 2009, à Thiès même, au Père Ibrahim lui donnant ainsi toutes les prérogatives de conduites à son égard, devant ses gouvernés thiessois qui lui ont tout le temps témoigné une fidélité sans faille quand ce même « père » a voulu le liquider politiquement par le biais du complot connu sous le vocable de l’affaire des chantiers de Thiès.
On se rappelle également de la rencontre nocturne qu’il a eu avec Abdoulaye Wade à veille du premier tour de l’élection présidentielle de février 2007 ; rencontre après laquelle Abdoulaye Wade lui-même annonce le retour du maire de Thiès dans le camps présidentiel alors que des millions de Sénégalais se donnaient entièrement dans leurs localités respectives pour faire de lui le successeur de Wade à la tête de l’Etat. Cette attitude toujours inexplicable et inexpliquée changera complètement la donne des présidentielles de 2007 qui devaient terminer par un second tour au moins.
Plus on le critiquait, plus le maire de Thiès s’enfonçait davantage dans son entêtement de renouer le lien avec le père spirituel qu’il espérait convaincre à lui laisser la place à la tête du PDS devant, selon lui, le conduire naturellement à la station suprême de l’Etat du Sénégal. Entre 2008 et 2010, il multipliera ainsi les rencontres avec le pape du Sopi au grand de million de Sénégalais sympathisants et membres de sa formation politique Rewmi qui n’existe que par le nom.
Voila autant d’actes posés par Idrissa Seck et qui ont fini par ternir son image aux yeux de ses compatriotes. Des erreurs qu’il reconnaitra humblement en public, même s’il a toujours sou entendu qu’il a été mal compris par même sa famille. Mais ces valses restent tout de même des erreurs qui briseront ainsi son rêve de devenir le 4ième président du pays de la téranga.

Mais vu la configuration politique actuelle du Sénégal, nous restons quand-même convaincu que tout n’est pas perdu pour autant à condition que des jalons de changement de conduites soient posés et suivis par l’idylle de la capitale du rail.
Car après tout on apprend beaucoup de ses erreurs. Monsieur Seck ne dira pas le contraire. Nous pensons aussi qu’il commence à mettre à profit ces erreurs commises entre 2007 et 2010.
D’abord il fait partie des premières personnes à soulever le débat de l’inconstitutionnalité de la candidature d’Abdoulaye Wade avec la lettre adressée au désormais ancien chef d’Etat du Sénégal en novembre 2010 à la suite de consultations auprès de juristes français et sénégalais spécialistes du droit constitutionnel dont Guy Carcassonne.
Lors de la campagne présidentielle de février 2012, au lieu d’aller à la rencontre des Sénégalais de l’intérieur et leur exposer son projet politique, il va maintenir la même ligne de conduite en optant pour rester à Dakar pour interpeler l’opinion nationale et internationale sur la violation de la constitution faite par Abdoulaye Wade et le conseil constitutionnel.
Lors du second tour de la même présidentielle, son soutien a été sans équivoque et sans conditions pour le candidat de l’opposition, Macky Sall sorti vainqueur du dernier tour qui l’opposait au président sortant Abdoulaye Wade. Mais les défis à relever restent encore énormes pour M. Seck.

Le premier sur lequel nous aimerions nous attarder reste incontestablement une nécessaire réorganisation du parti politique Rewmi. Celui-ci est jusque là plus un mouvement qu’un parti. D’où l’obligation de refondation et de restructuration de cette formation en concertation avec ses alliés qui continuent à croire à Idrissa Seck. Nous sommes à trois mois des élections législatives à propos desquelles nous avons entendu Idrissa Seck parler d’une éventuelle liste commune de la coalition Benno Bokk Yakaar (BBY).
Il est bien en politique d’avoir la plus large représentativité possible ; d’où l’importance de s’allier avec d’autres formations politiques. Mais les bases, nous le pensons, sont le fondement d’un vrai encrage d’un parti dans le paysage politique du pays. Mais à nos jours, le Rewmi, mis à part Thiès, la ville dont Idrissa Seck est maire et la communauté rurale de Sangalkam, présidé par Oumar Guèye jusqu’en 2010, n’a aucune base dans le pays. Or des régions comme Dakar, Kaolack, Saint-Louis, Ziguinchor sont de véritables bastions électoraux qu’il faut s’atteler à investir.

Ce travail d’organisation et d’encrage politique est d’autant important pou le leader de la coalition Idy4président qu’il est désormais perçu comme l’un des principaux animateurs de l’opposition politique. Or cette tâche ne serait remplie que s’il arrive, avec ses alliés, à assoir les bases d’une grande formation politique organisée au Sénégal et à l’étranger et au sein de laquelle l’opinion de chaque militant compte autant que le point de vue de M. Seck ; chose qui fait énormément défaut au sein de Rewmi voire au sein de toutes les formations politiques sénégalaises.

Mamadou DIOP
Etudiant en Science du Langage à Bordeaux 3
Membre du Collectif Wade Dégae de Bordeaux
Mail : diopthemayor@gmail.com







1.Posté par oms le 01/04/2012 20:30 | Alerter
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il faut cher ami revoir les dates que tu avances avec beaucoup de certitudes mais sur le fond nous sommes d accord

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