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Les électeurs ont commencé à voter dans le calme pour une présidentielle "test"

Rédigé par Thiedo net le 4 Mars 2010 à 13:14 | Lu 849 fois

Les Togolais sont nombreux, ce matin, à se rendre dans les bureaux de vote pour désigner leur chef d'État, lors d'un scrutin à un tour. Le président sortant Faure Gnassingbé brigue un second mandat face à son principal opposant, Jean-Pierre Fabre.


Les électeurs ont commencé à voter dans le calme pour une présidentielle "test"
Les 5 000 bureaux de vote, répartis sur l'ensemble de ce petit territoire d'Afrique subsaharienne, ont ouvert peu après 7 heures (heure GMT) ce jeudi matin. Quelque 3,2 millions d'électeurs sont appelés à participer à ce scrutin présidentiel à un tour. "Les opérations se déroulent dans le calme et dans l'affluence, a constaté l'envoyé spécial de FRANCE 24 à Lomé, Johan Bodin, une heure après le début du vote.

Devant les bureaux situés dans l'école primaire qui jouxte le camp général de la famille Eyadéma, au pouvoir depuis 43 ans, s'étendent de longues files d'attente. A l'école Poudrière, dans un quartier populaire de Lomé et fief de l'opposition, là aussi des électeurs se pressent. Certains étaient même arrivés une heure avant l'ouverture du scrutin.

Le président sortant Faure Gnassingbé, fils de l'ancien dirigeant décédé Gnassingbé Eyadéma, tente de décrocher un second mandat de cinq ans. Candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT), il est présenté comme le favori de cette élection à un tour alors que l'opposition se présente en ordre dispersé.
Le principal opposant est le secrétaire général de l'Union des forces de changement (UFC), Jean-Pierre Fabre. Lors des législatives de 2007, ce parti avait obtenu 27 sièges de députés sur 81. Au total, sept candidats, dont deux anciens premiers ministres, sont en lice pour ce scrutin.

Cette élection, considérée comme un "test démocratique" pour le Togo, est placée sous haute surveillance. Environ 3 000 observateurs locaux et 500 observateurs internationaux supervisent le bon déroulement du scrutin. Si Faure Gnassingbé avait été élu dans la violence en 2005, la campagne électorale s'est cette année déroulée dans le calme.
"Il y a une commission électorale indépendante pour la première fois, tous les partis politiques participent, il y des observateurs et un certain nombre de garanties, a expliqué Fabienne Pompey, rédactrice en chef adjointe de Jeune Afrique en charge de l'Afrique subsaharienne à FRANCE 24. Mais il faut attendre la fin des opérations, le dépouillement, la proclamation des résultats pour juger de la validité du scrutin."

L'opposition redoute des fraudes. "Le RPT ne peut jamais gagner proprement. Il gagne toujours en trichant", a déploré Dovi Andre Kuevi, porte-parole de l'UFC.


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