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Les manifestations de deuil réprimées

Rédigé par Alio Informatique le 30 Juillet 2009 à 19:51 | Lu 420 fois

La cérémonie d’hommage aux victimes de la répression politique, quarante jours après, a tourné au pugilat. Les chefs de l’opposition Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, invités au cimetière par la mère d’une étudiante tuée, ont trouvé la police sur leur chemin. Après cette première cérémonie et de nombreuses arrestations, un autre rassemblement a eu lieu dans le centre de Téhéran et, là aussi, il y a eu intervention de la police.


Les manifestations de deuil réprimées
Plusieurs milliers de personnes, à pied ou en voiture, se sont retrouvées dans le centre de Téhéran autour du Grand Mossala, le grand lieu de prière du centre de Téhéran.

La police anti-émeutes est intervenue en moto pour disperser les manifestants. Il y a eu des concerts de klaxons et aussi des slogans, notamment : « mort au dictateur », slogans lancés par les manifestants qui ont également allumé des incendies sur la principale avenue du centre de Téhéran.

Donc malgré l’interdiction du premier rassemblement, il y a eu néanmoins plusieurs milliers de personnes qui se sont retrouvées en mémoire des personnes tuées le 20 juin dernier, lors d’une manifestation particulièrement violente contre la réélection du président sortant Mahmoud Ahmadinejad.

Des arrestations au cimetière

On sait par exemple qu’un réalisateur connu, Jafar Panahi, a été interpellé par la police. On ne sait pas s’il est toujours détenu ou pas. Il y a eu d’autres arrestations à l’occasion de cette cérémonie au cimetière où la police est intervenue pour disperser les 2.000 personnes qui s’y étaient retrouvées. Ce cimetière se trouve à quelques kilomètres de Téhéran. Le lieu devait permettre d’empêcher tout rassemblement autour des chefs de l’opposition.