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Les mystères de l'arrestation de Gbagbo

Rédigé par Par la rédaction De leral.net le 18 Avril 2011 à 17:38 | Lu 2946 fois

Qui a arrêté Laurent Gbagbo à Abidjan le 11 avril? Les forces pro-Ouattara? Les Français? Plusieurs versions contradictoires circulent toujours.


Les mystères de l'arrestation de Gbagbo
Deux versions de l’arrestation de Laurent Gbagbo à Abidjan ont émergé dans les heures qui ont suivi, le 11 avril. L’une, hautement cinématographique, affirmait que le Président avait tenté de fuir sa résidence de Cocody, en flammes, en cherchant à sauter dans un bateau amarré au fond de son jardin, au bord de la lagune Ebrié. Les tirs de sommation d’un hélicoptère français l’en auraient empêché. Selon l’autre version, moins glorieuse, Gbagbo a été arrêté à son bureau, dans les sous-sols de sa résidence. Et ce après une avancée laborieuse des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) pro-Ouattara, dont plusieurs soldats ont sauté sur des mines antipersonnel, selon les témoignages recueillis par les agences de presse.

Les premiers mots de Gbagbo arrêté auraient été: «Ne me tuez pas», selon un soldat du camp Ouattara cité par l’Agence France Presse. Un gilet pare-balles lui a été remis, de même qu’un casque. Le Président sortant a ensuite été entouré par des commandants des FRCI, «parce que certains d’entre nous voulaient en finir tout de suite avec lui», toujours selon le même soldat. Il a ensuite été conduit en 4x4 à l’hôtel du Golf, le QG d’Alassane Ouattara, où il a échappé par une porte dérobée aux coups dont sa femme Simone et son fils Michel ont écopé. L’une des photos prises à ces instants montre Simone Gbagbo à terre, visage fermé, encore vêtue de la chemise mauve et portant les tresses qui lui seront arrachées quelques minutes plus tard. Le fils de Laurent Gbagbo, Michel, lui, a été sévèrement battu, et a évité de justesse le lynchage.

Dans les heures qui ont suivi l’arrestation, deux autres versions de l’arrestation ont encore ajouté à la confusion. Diverses sources, d’abord dans les milieux diplomatiques et militaires français, puis dans le camp Gbagbo, ont affirmé que les forces spéciales françaises avaient permis l’arrestation de l’ancien Président. Plusieurs voix se sont aussitôt élevées dans le camp Ouattara pour affirmer le contraire. Des propos ensuite étayés par des images, montrant des membres des FRCI se forçant un passage dans la résidence, puis entourant Laurent Gbagbo. Ces images donnent l’impression d’être montées. Elles ne montrent pas les coups de crosse assenés par les FRCI aux membres de l’entourage de Gbagbo, y compris chez les blessés soignés dans une infirmerie de fortune. Des coups qui ont semble-t-il coûté la vie au ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, dont on a juste aperçu sur France 24 la mâchoire pendante.
Un bunker en carton-pâte

La chute de Gbagbo était un événement redouté pour les uns, attendu pour les autres, fantasmé pendant plusieurs mois. On a découvert à la télévision des images d’un sous-sol ordinaire, loin des mètres cubes de béton épais suggérés par le mot «bunker», utilisé par les médias pendant tout l’assaut contre la résidence de Laurent Gbagbo. Un «bunker» qui renvoyait dans l’imaginaire à d’autres temps, sous d’autres cieux. La Télévision de Côte d’Ivoire (TCI), pro-Ouattara, n’a d’ailleurs pas hésité, aux dernières heures du régime Gbagbo, à diffuser La chute. Un film qui retrace les derniers moments de Hitler à Berlin, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les différentes versions des faits ont «parlé», à leur manière, formant un curieux reflet de cette guerre ivoirienne où les deux récits des camps rivaux sont fondés, reposant sur des vérités différemment sélectionnées. Alors, héros courant tel Fantomas ou James Bond à travers la pelouse vers le navire qui aurait pu l’emporter? Ou figure humaine épuisée, n’ayant pas dormi depuis plusieurs jours, demandant sa survie au terme d’un combat acharné?

Quant au rôle de la France, faut-il y voir un acte secourable d’un pays «n’ayant fait que son devoir», comme l’a dit le président Nicolas Sarkozy, suscitant d’ailleurs les remerciements de nombreux Ivoiriens? Ou une ingérence intolérable, voire une déclaration de guerre post-coloniale, comme l’a répété Alain Toussaint, conseiller de Gbagbo, en conférence de presse chez l’avocat et ami de Gbagbo Jacques Vergès?

A chacun de se faire son film. Même si, concernant l’arrestation de Gbagbo, les deux versions sont vraies, et s’enchaînent dans le fil des événements tels que la presse les a racontés. Dans la matinée du 11 avril, un petit groupe a en effet tenté de quitter la résidence de Cocody par bateau. Il en a été empêché par un hélicoptère français. La force française Licorne, de son côté, a bien ouvert la voie aux FRCI, qui avaient livré dans la semaine trois assauts terrestres, en vain, sur la résidence. L’ONU et surtout les Français ont littéralement ouvert une brèche dans le bâtiment, avant de l’encercler avec une trentaine de blindés, permettant aux FRCI de cueillir Laurent Gbagbo.

Epilogue du feuilleton imposé à la Côte d’Ivoire par l’ex-président, qui en a occupé le rôle principal pendant quatre longs mois. Mais c’est la dure loi de la guerre: après la bataille, l’écriture de l’histoire appartient aux vainqueurs.

Anne Khady Sé, Slate.fr


1.Posté par samba le 18/04/2011 18:14 | Alerter
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est ce important tout cela ? L'essentiel était d'arrêter cet anti démocrate ,xénophobe d'état ...sans dignité quidemande à ne pas être tué alors qu'il a les mains tâchées de sang d'innocents
quelle honte ..et surtout merci aux francais ....si ,nous africains ,nous ne voulons pas que les autres se mêlent de nos affaires ,alors soyons civilisés

2.Posté par waw le 18/04/2011 18:21 | Alerter
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Peu importe, qui et comment Gbagbo et famille a étè arretée. Des innocents continuaient à mourire durant toute sa cavale.

3.Posté par sene le 18/04/2011 18:54 | Alerter
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merci beaucoup chers freres et soeurs. ces gens ne veulent que mentir et ecrire pour des informations dont ils n'ont jamais ete temoins. pourqu'oi vouloir amalgamer entre les soldats francais ou les pro-alassane, on s'en fiche le sanguinaire a ete arrete et voila nous remercions les francais qui nous ont bien aide a la victoire. ou etait les africains avec leur organisation de l'unite africaine. pardon .combien de nos parents ont ete assasines durant ces evenements.please nous avons marre de vos idees de NAAFIIK, CE QUI EST INTERESSANT EST DE CAPTURER GBAGBO ET CELA A ETE FAIT MERCI A TOUS LES PARTICIPANTS EN PARTICULIER LES FRANCAIS ET NOUS DISONS A-BAS A CEUX QUI N'OSAIENT MEME PAS S'APROCHAIENT DE LA FRONTIERE IVOIRIENNE.

4.Posté par alpha le 18/04/2011 21:54 | Alerter
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Mais que voulez vous??? Qui seme le vent recolte la tempe, aprés avoir acheter des armées pour tuer des innoncents pour se defendre de ces enmemis dont certains ont sauté sur des mines sur le meme jour.Pensez vous qu´íls vont l´arreter et le carresser "AVEC MONSIEUR PRESIDENT" mais c´est bien qu´il est vivant encore moins pas tabasser
il fallait le faire comme Samuel Do lui coupe les oreilles ou envore comme Robert Guei mais heureusement que des soldats FRCI etaient conscient qu´il fallait a une justice nationale ou internationale pour lui raisoner mais la il va finir comme FODE SANKO ou CHARLE TAYOR aprés avoir refuger mul mediations pour une sortie honorable

Il va bien a son sort

5.Posté par mom le 19/04/2011 00:55 | Alerter
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a quoi bon polemiquer la dessus.LEs colonialistes nous ont encore humilies.la france n'avait pas droit de cite dans nos affaire strictement africaine.vrai bagbo etait un dictateur un tueur mais la france devait rester a sa place.

6.Posté par samba le 19/04/2011 03:33 | Alerter
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ANNE ,
Ce que tu racontes est déjà dit depuis longtemps, donc tu ne fais que reprendre les autres médias qui nous ont informé sur ça et puis Gbagbo est parti depuis...il nous faut autres choses...

EN TANT QUE FEMME, tu devrais faire des recherches sur le viol dont Simone Gbagbo est victime...Moi, je ne suis pas avec Gbagbo, mais le droit international de la personne ne permet pas le viol en temps de guerre, surtout sur une femme déjà arrêtée et sans défence, ça c'est de la lacheté de la part des hommes de Ouatara...Voilà du travail pour toi Anne...à moins que comme beaucoup d'hommes et de femmes, ce viol vous procure du plaisir aussi...mais moi ça me révolte car je téteste les lâches (vainceurs ou vaincus)

7.Posté par saidou le 19/04/2011 04:33 | Alerter
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les africains veulent organiser des elections pour ne pas respecter les resultats et içi la france a sauvé les africains d'une guerre civile meurtriere qui pouvait aboutir a la division du pays c'est une leçon pour le reste de FAUX DEMOCRATES qui ne respectent pas les resultats des elections la democracie est claire celui qui gagne gouverne et le reste á l'opposition mais les africains une fois dans le pouvoir ne veulent plus entendre le mot perdre Bagbo avec ses marabouts á la prison le meilleure marabout c'est celui qui respecte les urnes.

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