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Les politiciens sont-ils tous atteints du syndrome de Pinocchio ?


Rédigé par leral.net le Samedi 20 Février 2016 à 23:47 | | 6 commentaire(s)|

Les politiciens sont-ils tous atteints du syndrome de Pinocchio ?
Sans respecter les usages de formalité et tout, allons dans le vif du sujet.
Je vais dire tout haut ce que bon nombre de Sénégalais pensent tout bas.
Qu’es ce qui me donne cette légitimité ? Je suis un contribuable !
A voir de près, le comportement de nos politiciens, l’on peut dire sans risque de se tromper que les politiciens n’ont aucun respect pour les citoyens. Du jour au lendemain, ils peuvent changer de discours « Transu-ment ». Mieux, ils peuvent même dire qu’ils n’ont jamais tenu de tels propos, même si la presse apporte des preuves irréfutables. Un politicien qui passe tout son temps à mentir fait peur à la société et devient nocif pour elle.
Je n’ai absolument aucune confiance dans le système politique. Il est fondé sur un modèle qui devrait être représentatif du peuple alors qu’il ne l’est pas et il ressemble plus à une soirée bombasse pour ados payés avec l’argent du contribuable qu’autre chose.
Les politiciens devraient représenter des modèles à suivre, selon les codes de notre société. Ils sortent de l’ancienne école publique, d’une éducation qui se veut exemplaire, d’un parcours envié par beaucoup de gens qui n’auront jamais assez d’argent dans toute leur vie pour offrir le même parcours à un seul de leur progéniture.
Des modèles censés représenter l’élite de la nation, des gens qui occupent des postes importants où une toute petite signature peut avoir des effets sur des millions de personnes. On attend donc d’eux qu’ils fassent preuve de patriotisme, qu’ils soient enfin les modèles de respect attendus, à défaut d’être ceux de l’éducation.
Observons bien les faits, nous avons droit à un pugilat à l’assemblée nationale, droit à une bataille orientée autour de la forme et pas du fond, centrée sur l’égo des personnes, sur ce qu’ils font de mieux que les autres, sur la maîtrise du verbe pour lancer la bonne critique au bon moment.
Nous avons droit à des données inexactes lorsque des chiffres sont avancés. A des critiques de singelorsqu’un parlementaire s’exprime dans l’hémicycle, préférant critiquer son physiqueplutôt que de lui tenir tête par des arguments solides et crédibles. Je passe sur la liste « nous avons droit à » tant elle est longue. Il en résulte que ces prétendus modèles n’en sont pas, ne le sont plus et ne l’ont peut-être jamais été. A part quelques honorables.
A celle qui se moque du physique de son collègue parlementaire et qui crie un « danga niaw », à ceux également qui imitent des singes pour bloquer la tenue des commissions parlementaires, j’ai honte !
Dire que je m’attendais à un débat de fonds sur le PSE, un plan sur lequel j’affiche un optimisme bien que miné par une bombe à retardement qu’est le partenariat public privé. Je vais y revenir plus tard quand je finirai les enquêtes que je mène là-dessus.
Comment peut-on encore avoir confiance dans ce schéma politique quand rien ne donne confiance ? Comment peut-on encore prétendre représenter la nation en étant à ce point déconnecté de la réalité et, encore plus grave, comment peut-on être à ce poste-là, être élu, et claquer l’argent public en conduisant des bolides de fonction qui n’ont seulement polluent l’air mais coûtent très cher dans le portefeuille du contribuable?
Dans le secteur privé, un employé qui ne vient pas travailler n’est pas payé, est sanctionné, mis à pied, viré parfois. Pas avec les politiciens.
Dans le secteur privé, un employé qui se permet une réflexion sur le physique ou la tenue de quelqu’un peut se faire sanctionner, de même s’il se permet une autre et énième remarque déplacée. Pas à l’Assemblée Nationale.
Alors, messieurs et mesdames les politiciens, permettez-moi de vous donner mon point de vue : Vous faites honte.
Vous avez oublié une chose: les moyens d’observer vos paroles, faits et gestes, sont de plus en plus nombreux. Les journalistes, les réseaux sociaux, chaque action de votre vie politique est inspectée, même si le constat est particulièrement alarmant. Vous faites partie d’un modèle dépassé qui a oublié qu’Internet et le temps du direct existent. Malheureusement pour vous, vous êtes restés bloqués au starting block de 1960.
Vous êtes des enfants trop gâtés encore convaincus que vous allez vous en tirer quoi qu’il advienne, mais cela se terminera un jour.
En attendant, la frustration du peuple monte. Elle monte parce que vous vous foutez de sa gueule et il finira par se retourner contre vous.
La pauvreté réduit les besoins et les désirs à leur plus bas échelon sur la pyramide des besoins : les besoins physiologiques et les besoins de sécurité. Les gens ne cherchent plus à s’accomplir, à se faire plaisir, ils n’en ont plus les moyens de toute façons.
Vous voulez nous donner confiance en vous ? Commencez par vous remettre en question. Est-ce que ce que vous faites est bien ? Est-ce que vous le faites bien ? Est-ce que vous le faites tout court d’ailleurs….
Demandez-vous réellement ce qui fait que j’en viens à écrire ce coup de gueule, demandez-vous également si je suis le seul à penser ce que j’écris ou si d’autres pensent pareil… et n’oubliez pas celles et ceux qui n’ont pas de voix / espace pour s’exprimer.Ils s’exprimeront par la voie des urnes ou d’une autre manière plus radicale.
Posez-vous les bonnes questions : pourquoi le parti de l’abstention sort toujours vainqueur des élections ?
Et si c’était simplement parce que les contribuables ne trouvaient plus aucune raison de voter ? Voter pour qui ?
Voter pour le meilleur ou parce que c’est « moins pire » que l’autre ?
Voter pour qu’au final rien ne change ?
Voter pour quelqu’un qui dit « je promets ceci », « je m’y engage » et qui, au final, ne fait même pas le tiers de ce qu’il promet ? MonPère m’a appris qu’on ne faisait pas des promesses si on ne pouvait pas les tenir, j’en viens à penser que vous n’avez pas une si bonne éducation que ça.
Le problème c’est que vous faites tous des promesses dans le vent, surtout à l’approche d’une élection quelconque. Vous pensez réellement que nous sommes encore assez stupides pour ne pas s’en rendre compte ?
C’est donc un coup de gueule plus qu’autre chose, libre à vous de fermer la page ou de lire, de commenter, tout ça.
C’est assez cru hein ? C’était pourtant la version gentille, la version low-coast.
Dans votre prochain épisode : L’affaire « Diacks » : L’argent, bon serviteur et mauvais maître.

Mouhamed Sy
Contribuable221
E-mail : contribuable221@gmail.com






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