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Les premières mesures du PSG face au Fair Play financier

Dans un an, le Fair Play financier va sans doute révolutionner la gestion des plus grands clubs européens. Omniprésent sur le marché des transferts et disposant de ressources sans fin, le PSG va devoir pourtant s’y plier. Au début réticent, Paris s’est lancé dans une opération visant à augmenter sensiblement ses recettes afin de pouvoir continuer à régner sur le marché des transferts. Mais la tâche s’annonce immense.


Rédigé par leral.net le Lundi 13 Août 2012 à 13:22 | | 0 commentaire(s)|

Les premières mesures du PSG face au Fair Play financier
Cet été, le PSG n’a trouvé aucun adversaire à sa mesure dans le marché des transferts. À défaut pour l’instant de dominer le football européen, le club de la capitale a dominé sans commune mesure le marché des transferts, écrasant la concurrence et dégoutant même les plus grands clubs européens tels que le Milan AC (en arrachant leurs deux meilleurs joueurs Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva) et Manchester United (en parvenant à s’offrir la pépite Lucas pourtant fortement convoité par MU). À l’heure où tous les clubs européens songent d’ores et déjà à éponger leurs dettes en vue de la mise en place prochaine du Fair Play financier, le PSG n’en a cure et a déjà dépensé 143 M€ (si l’on compte le futur transfert hivernal de Lucas).

Reste que la réalité va rapidement rattraper le club de la capitale. D’ailleurs, il y a quelques semaines dans les colonnes de l’Équipe, Leonardo fustigeait les règles du Fair-Play financier indiquant que la réglementation française était trop contraignante vis-à-vis des autres grands championnats. « Le Fair-Play financier, c’est quoi ? Dépenser ce que tu gagnes. Barcelone ou le Real Madrid perçoivent des droits TV cinq fois supérieurs à ce qu’on touche en France, leur merchandising rapporte quatre ou cinq fois plus. S’ils gagnent 400 millions d’euros et nous 100, alors c’est fini. (...) Si tu ne peux dépenser que 100 millions d’euros, c’est impossible de faire une équipe compétitive en Ligue des champions. » Mais plutôt que de partir en guerre contre l’UEFA, la direction parisienne va tout faire pour augmenter ses recettes. Si les droits TV en L1 sont bloqués pour 4 saisons, il y a d’autres leviers qui vont permettre au club parisien d’augmenter de manière significative son chiffre d’affaires. Et comme l’explique si justement le directeur sportif brésilien du PSG, la règle est on ne peut plus claire, un club ne va pouvoir dépenser que ce qu’il a gagné.

Et à en croire Le Parisien, Paris a déjà lancé les hostilités. Le quotidien régional indique dans son édition du jour que Sportfive (société de Lagardère Unlimited) et le PSG ont décidé de mettre un terme à l’amiable au contrat liant les deux parties jusqu’en 2018. Depuis de nombreuses années, l’agence de marketing sportif gérait la commercialisation des droits marketings (notamment européens) et des hospitalités (Loges, places VIP). Le club de la capitale a donc décidé de reprendre en main ce secteur avec de grosses ambitions au niveau de l’augmentation de ses revenus. Sportfive n’a pas tout perdu dans l’histoire puisqu’il a déjà été dédommagé à hauteur de plusieurs millions d’euros.

Une forte augmentation de la vente des maillots due aux arrivées de tops joueurs européens, de bons résultats en Ligue des Champions, et une hausse du prix des places au Parc des Princes sont autant de leviers susceptibles d’accroitre sensiblement le chiffre d’Affaires du PSG. Mais avec un déficit de 100 M€ au 30 juin 2012 et un déficit annoncé de 70 M€ en fin de saison 2013 (NDLR : pour ses premiers contrôles financiers, l’UEFA a fixé pour 2013 et 2014 une limite de 45 M€ de déficit), il faudra trouver d’autres alternatives à Jean-Claude Blanc, Nasser Al-Khelaïfi et Leonardo pour aborder sereinement le Fair-Play financier…

Sébastien DENIS






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