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Les promoteurs menacent: jamais plus de 100 millions à un lutteur

Réunis dans un cadre de concertation, les promoteurs ont retenu certaines mesures pour l’amélioration de leur activité et la défense de leur intérêt.


Rédigé par leral.net le Samedi 30 Juin 2012 à 13:42 | | 0 commentaire(s)|

Les promoteurs menacent: jamais plus de 100 millions à un lutteur
Face à la presse hier, Gaston Mbengue, Serigne Modou Niang, Assane Ndiaye, Aziz Ndiaye, Pape Abdou Fall, Pape Faye (représentant de Luc Nicolaï) ont égrené un chapelet de problèmes dont ils sont confrontés. Aziz Ndiaye renseigne : «Nous avons tous reconnu que la flambée des cachets dans l’arène ne nous arrangent pas. Nous investissons des millions pour l’organisation des combats. A la fin, nous ne gagnons rien. Nous sommes convenus que plus jamais, nous allons payer un cachet qui atteint la barre des cent millions. On va payer un cachet en dessous de cette somme.»
Gaston Mbengue renchérit : «Nous n’allons plus payer certains montants aux lutteurs. Trop, c’est trop.»
Les droits de télé sur les retransmissions des combats sont mentionnés dans la plate-forme. Ainsi les promoteurs sont résignés à vendre les images de leurs combats aux télévisions qui ne sont pas partenaires. Aziz Ndiaye explique : «Pour les télévisions partenaires qui ont déjà un contrat avec un promoteur, cette mesure ne les concernent pas. Cela concerne deux télévisions ou trois au plus. Pour les autres, elles doivent acheter les droits de rediffusion ou un signal. Si c’est au stade Iba Mar Diop, la vignette est fixée entre 300 et 500 milles francs. Si le promoteur organise à Demba Diop, elle est fixée à partir d’un million. Ces prix sont valables pour tous les promoteurs.»
Les promoteurs veulent aussi leur part sur les sanctions financières défalquées sur les cachets des lutteurs. «On doit avoir notre quote-part sur les retenues sur les cachets. On ne peut pas organiser un combat, payer l’argent aux lutteurs et regarder le Cng défalquer. Le Cng doit participer aux charges organisationnelles des combats. On ne peut pas payer nos droits d’organisation au Cng alors que cette instance ne nous aide en rien. Il n’emmène que les médecins et les arbitres. Le Cng doit pouvoir apporter les bâches et les arbitres», poursuit Aziz Ndiaye.
Le coût de la location des stades doit aussi être revu à la baisse. Gaston Mbengue est catégorique là-dessus : «Il faut qu’on nous aide à diminuer les prix de location des stades.»
Gaston et sa bande estiment vouloir participer à l’élaboration des règlements dans la lutte. Ils doivent rencontrer le ministre des Sports Malick Gackou, mercredi prochain, en présence du Cng. Si toutes ces mesures ne sont pas appliquées, les promoteurs brandissent la menace de boycotter la saison prochaine. Affaire à suivre.




SOURCE: Wafl Sport B. NIANG






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