leral.net | S'informer en temps réel

Les révélations du Pr Mady Bouaré : " Il y a déjà une acceptation de l'homosexualité dans l'article 320 du Code pénal du Sénégal"


Rédigé par leral.net le Samedi 2 Avril 2016 à 11:13 | | 20 commentaire(s)|

"Il y a déjà une acceptation de l'homosexualité dans l'article 320 du code pénal du Sénégal". Ces propos sont de Mady Bouaré, professeur de Droit à l'université de Saint-Louis. En effet, le pénaliste dit fonder son argumentaire sur la loi de 1999, à savoir l'article 302 du Code pénal sénégalais. Cette loi, soutient-t-il, définit "tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu'il soit, commis sur la personne d'autrui (hommes ou femmes) par violence, contrainte, menace ou surprise", comme le viol. Et, selon le professeur de Droit pénal, Mady Boiré dont les propos sont rapportés par le journal L'Observateur, "le législateur sénégalais, sans penser aux conséquences, a copié textuellement le Code pénal français" qui fait "fi des rapports sexuels entre deux hommes ou deux femmes". Poursuivant son argumentaire, l'avocat au barreau de Paris de souligner : "Dans l'article 320 qui se trouve être en déphasage avec notre culture, puisqu'en définition, il accepte les mariages homosexuels, ne punit que "les rapports entre des hommes ou des femmes qui se seraient fait sous la menace, la surprise ou la contrainte et non l'acte qui peut être contre nature". Et comme pour pointer un doigt accusateur sur le législateur sénégalais, Me Bouaré affirme que, dans le code pénal, sont inscrits deux textes qui sont contradictoire, l'article 319 qui réprime uniquement l'acte contre nature et date de 1965, est contradictoire avec la loi de 1999, à savoir l'article 320 du Code pénal sénégalais". Dans la lutte contre l'homosexualité, l'avocat préconise : "Si on veut légiférer ou aller dans le sens d'une incrimination de l'homosexualité, il est préférable qu'on reste dans cette perspective de répression des actes impudiques et contre nature en changeant l'article 320 du Code pénal en écriture beaucoup plus respectueuse des droits des uns et des autres. Il ne faut pas incriminer une façon d'être ou paraître", conseille-t-il.






Hebergeur d'image