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Lettre ouverte à l’Amiral du vaisseau Benno Bok YaaKar

Le Paquebot BBY n’est pas insubmersible. Nous n’irons pas jusqu’à l’apparenter au bateau « Le Diola » quittant l’escale de Carabane dans la brume vespérale du 26 septembre 2002.


Rédigé par leral.net le Lundi 9 Juillet 2012 à 21:25 | | 0 commentaire(s)|

Lettre ouverte à l’Amiral du vaisseau Benno Bok YaaKar
Ce serait, jouer au cassandre téméraire. Vivement que le Benno arrive à bon port ! Quand bien même, c’est une lapalissade de le dire, ses différentes composantes n’ont pas souscrit à cette coalition au nom d’une quelconque adhésivité idéologique. Nous voulons bien croire que c’est au nom des intérêts supérieurs de la Nation qu’ils ont embarqué dans ce navire et que demain, à quelques encablures de 2017, ils ne prendront pas les armes contre vous mon Amiral. Nous avons inlassablement travaillé à la consolidation du Benno dans notre commune. Nos alliés locaux ne peuvent pas valablement le contester. Mais en politique, on n’est jamais à l’abri des terribles alchimies qui défont les compagnonnages les plus infrangibles. Et le mot « jamais » n’existe pas dans la terminologie politique! Nous pensons avec André Malraux que « On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans. »

Nous doutons profondément de la bonne sagesse de ne pas s’employer dés à présent à la structuration du ‘Cuirassé’ APR.
Aujourd’hui des ambitions présidentielles sont comprimées dans des portefeuilles ministériels et dans des planques juteuses. Demain elles pourraient se dilater et faire sombrer le Benno.

Les comités électoraux mis en place pour parer au plus pressé, ont poussé à la roue les coalitions Macky 2012 ensuite le Benno Bok Yaakar, jusqu’à la station présidentielle. Ils ont réussi, tant bien que mal, le pari de l’organisation des élections législatives du 01 juillet 2012. Ils n’ont pas vocation à maintenir à flot, le grand parti politique sur lequel doit s’appuyer un président de la république pour nouer des alliances raisonnables et conduire une politique en cohérence avec ses engagements. La grande plupart de vos alliés ont déjà un parti politique bien structuré.

Pour ne pas prêter le flanc nous tairons ici, les graves insuffisances et dysfonctionnements de ces comités électoraux. Et que dire des montages de comités APR, faits dans des conditions rocambolesques avec des commissaires malavisés et des militants voyous membres de plusieurs comités dans une même aire géographique? Ces méthodes cosmétiques de partis croupions qui confondent lamentablement enthousiasme simulé d’opportunistes et alimentaires accourus la gueule enfarinée, avec l’engagement inébranlable de militants pétris d’un idéal et nourris de la sève idéologique du parti, c’est carrément du pipeau ! Ces bandages appliqués sur des plaies profondes, ces parodies de massification, ont ruiné le Parti socialiste et ont précipité la déchéance du PDS. Les fautes sont partagées dans la chaîne de responsabilité et ont été fort heureusement absorbées par la « wadophobie » et le « makymania ». Aujourd’hui le vieil autocrate n’est plus là. L’état de grâce ne durera pas une éternité. Il faut impérativement s’organiser en conséquence.

Beaucoup de nos militants et sympathisants ont décroché et nous ont abandonnés après l’élection présidentielle. Ils ont eu l’impression d’avoir été utilisés pour leur fonctionnalité électorale ou d’être victime d’un ostracisme brutal compliqué d’un mépris sans borne. Tant le pouls du parti est retombé à des pulsations amorphes et l’animation politique engluée dans une sorte de léthargie fastidieuse après votre brillant plébiscite. Certains sympathisants n’ont pas hésité à nous éconduire comme des pestiférés quand nous sommes retournés les voir à l’approche des élections législatives dans le cadre de nos visites de proximité. Ils nous ont reprochés de ne s’intéresser à eux qu’à la veille de consultations électorales. Difficile de récuser ces accusations. Le déficit organisationnel, l’absence de structures solides aptes à relayer le message politique et à fidéliser militants et sympathisants, le discrédit brutal dont souffrent les appareils politiques dans les zones urbaines, sont à l’origine de ces graves accusations qui peuvent, hélas, être exploitées par nos adversaires embusqués.

La mission première des politiques de ce pays, est de renouer les liens distendus entre les Sénégalais et la politique.
Il faut commencer par respecter nos électeurs. Ne faudrait il pas organiser des visites de proximité pour remercier nos électeurs et expliquer l’action gouvernementale. Y a-t-il vraiment un temps pour savourer la victoire politique? Tant il vrai que le triomphalisme indécent pourrait faire basculer une splendide victoire dans un des plus effroyables pièges qui se puissent concevoir : l’arrogance et la condescendance !
Vous n’avez pas « l’œil rivé sur un deuxième mandat. », disiez vous. C’est tout à notre honneur d’avoir un chef d’état qui entretient des rapports décomplexés avec le pouvoir. « Un politicien pense à la prochaine élection. L’homme d’état à la prochaine génération. » CLARKE (James F.)
L’APR est votre « brain child ». Il doit cependant vous survivre politiquement. Le cinquième président de la république du Sénégal peut être issu des rangs de notre parti. Ce n’est pas une utopie! Et ce n’est pas un casus belli que de le proclamer et de travailler à sa réalisation. La conquête démocratique du pouvoir n’est elle pas la vocation de tout parti politique? La machine de propagande, sans la bonne gouvernance et une réelle prise en charge de la demande sociale ne peut plus emballer le NTS. Mais « la gestion sobre et vertueuse » chantée et amorcée, n’est pas à elle seule suffisante pour donner lisibilité à l’action gouvernementale, et à dissiper les terribles malentendus qui pourraient surgir des épaisseurs populaires. Ceux qui ont été surpris par leur défaite et ceux qui vous considèrent comme un président à défaut, une sorte de pis aller, n’auront aucun scrupule à s’engouffrer dans des brèches pour retourner l’opinion contre votre magistère. Un grand président doit être accompagné par un grand parti avec des militants formés, aguerris, rompus aux combats politiques occupant littéralement le terrain pour expliquer les grandes orientations et les réformes parfois douloureuses. Vaut mieux prévoir que guérir!
Veuillez croire mon Amiral, à l’expression de mon militantisme dévoué !




Ass Malick NDOYE
Chargé de Communication de L’APR
Chargé des Elections de BBY, Commune de Fass, Colobane, Gueule tapée.
malickndy@yahoo.com
malickndoye.blog4ever.com








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