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Libération de Karim Wade et sa sortie du territoire national : Mamadou Diop Decroix rectifie Idrissa Seck

Alors que le président de Rewmi, Idrissa Seck, soutient mordicus que la libération de Karim Wade relève d’un « deal international », Mamadou Diop Decroix, estime, lui, que l’élargissement de Wade Fils est plutôt le fruit d’un cocktail de pressions d’ici et d’ailleurs que le président Sall ne pouvait plus supporter. Le secrétaire général d'AJ/Pads a aussi reconnu que la sortie d'Idy a fini par créer un malaise au son sein de l’opposition. D’où la nécessité d’un code de conduite prochainement.


Rédigé par leral.net le Lundi 4 Juillet 2016 à 11:27 | | 4 commentaire(s)|

Le Coordonnateur du Front patriotique pour la défense de la République (Fpdr) est formel. La sortie du président du parti Rewmi, Idrissa Seck sur les conditions de libération de Karim Wade indispose l’opposition. Invité du jour de l’émission "Objection" de la Radio Sud Fm , hier, Mamadou Diop Deroix, a, en effet, reconnu que la déclaration du leader de Rewmi sur le « deal international » autour de la libération de Karim Wade et sur la culpabilité de celui-ci du délit d’enrichissement illicite a créé un climat de gêne qui prouve qu’il reste encore du travail à faire au sein de la coalition des partis d’oppositions « Gor Ca Wax Ja ».

Poursuivant son propos, Mamadou Diop Decroix a ainsi souligné la nécessité de la mise en place d’un code de conduite au sein de cette coalition qui, selon lui, n’entravera en rien l’esprit de pluralisme de cette opposition.

Évoquant les conditions de la libération de l’ancien ministre d’État chargé de la Coopération internationale, de l’aménagement du territoire, des transports aériens et des infrastructures, Mamadou Diop Decroix affirme que celles-ci procèdent de cinq facteurs. Il s’agit de la lutte politique de l’opposition depuis 2012, de la pression des autorités religieuses, du groupe de travail des Nations unies, de la plainte de Karim Wade à la Cour d’appel de Paris et de la situation sociale difficile marquée par des crises dans tous les secteurs tels que l’éducation, la santé…

Selon toujours le journal, Decroix est d'avis que le résultat du référendum et l’intervention de certains chefs d’État étrangers comme l’émir du Qatar ont joué un rôle déterminant dans cette affaire. Pour lui, c’est ce cocktail qui a fait que le Président Sall était obligé de libérer Karim Wade parce que le rapport de force est devenu très compliqué pour lui.

S’agissant des raisons de la sortie du territoire national du fils de l’ancien président de la République aussitôt après sa libération, le coordonnateur du Fpdr soutient que cela peut s’expliquer par la crainte du pouvoir actuel d’affronter Wade fils à la prochaine Présidentielle.

Sud Quotidien






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