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Libéré par les Farc mercredi, Roméo Langlois est arrivé à Paris

le 1 Juin 2012 à 18:23 | Lu 1350 fois

Libéré mercredi après 33 jours de captivité aux mains des Farc, en Colombie, le journaliste de FRANCE 24 Roméo Langlois est rentré en France vendredi, accueilli à l’aéroport Charles-de-Gaulle par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti.


Libéré par les Farc mercredi, Roméo Langlois est arrivé à Paris

Le correspondant de FRANCE 24 à Bogota, Roméo Langlois, relâché mercredi après plus d’un mois de captivité en Colombie, est arrivé en France en fin de matinée. Le journaliste, qui est rentré à Paris par l’unique vol affrété quotidiennement par Air France sur cette destination, a été accueilli à l’aéroport Charles-de-Gaulle par la ministre de la Culture Aurélie Filippetti.

La nouvelle ministre l’a remercié d’avoir "payé par cette détention le combat […] pour la liberté d’informer". Elle a également assuré avoir "une pensée pour deux journalistes français, Gilles Jacquier et Rémi Ochlik […] qui ont été tués en janvier et en février 2012 à Homs en Syrie."
Puis Roméo Langlois a pris la parole. Devant le parterre de journalistes présents, il a multiplié les remerciements à l’égard des "nombreuses personnes qui ont œuvré à [sa] libération", notamment sa consoeur Pascale Mariani, pour l’avoir "tracé pendant des jours".

"Il aura fallu que je me fasse enlever pour me rendre compte qu’il y avait un grand nombre de gens qui m’aimaient. Toutes ces personnes ont souffert plus que moi", a-t-il confié.

Il est également revenu sur ses conditions de détention : "Tout de suite c’était très clair : les Farc m’ont dit que j’allais être relâché. […] Je n’étais pas plus inquiet que ça", a-t-il avoué, reconnaissant qu’il "n’avait pas misé sur 33 jours" de détention, mais "sur une quinzaine de jours au maximum."

Une "farce de mauvais goût" pour celui qui évoque même avec le sourire son statut d’"otage VIP", en comparaison de "plein d’autres journalistes qui ont été otages dans des conditions beaucoup plus difficiles."

"Je vais continuer à travailler en Colombie et ailleurs"


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