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M.Ousmane Thiongane, Conseiller spécial du président de la République, coordonnateur de l'Unité Digitale:’’ les fuites au Bac ne datent pas d’aujourd’hui, ça s’est accentué avec l’effet de viralité des réseaux sociaux’’

Faut-il suspendre les réseaux sociaux pendant les périodes d’examen pour éviter les fuites comme ce fut le cas au baccalauréat, Ousmane Thiongane, conseiller spécial du président de la République et coordonnateur de l’Unité Digitale de la présidence de la République, est contre cet avis. Il estime que c’est la liberté d’expression qui serait ainsi atteinte. Pour lui, les réseaux n’ont qu’un effet amplificateur mais la cause des fuites, est ailleurs.


Rédigé par leral.net le Samedi 8 Juillet 2017 à 14:42 | | 0 commentaire(s)|

M.Ousmane Thiongane, Conseiller spécial du président de la République, coordonnateur de l'Unité Digitale:’’ les fuites au Bac ne datent pas d’aujourd’hui, ça s’est accentué avec l’effet de viralité des réseaux sociaux’’
De l’avis de nombre de Sénégalais, les réseaux sociaux sont en train de bouleverser le déroulement des examens au Sénégal. Après l'incident des fuites lors des épreuves anticipées de philosophie, via le réseau social WhatsApp, c'est au tour du français dont les sujets étaient déjà soumis aux élèves mercredi matin... jusqu'à ce que les présidents de jury décident de retirer les copies des mains des élèves et d'évacuer les salles d'examen. 

Cette affaire rocambolesque est en train de défrayer la chronique au Sénégal en ces jours, provoquant la réaction de plusieurs acteurs du système, des hommes politiques,  entre autres.

Interpellé sur le rôle des réseaux sociaux sur cette situation qui n’honore point le système éducatif de notre pays, Ousmane Thiongane, conseiller spécial du président de la République et spécialiste en communication par ailleurs, coordonnateur de l’Unité digitale de la présidence de la République, récuse l’argument.

Selon lui, les réseaux sociaux, c’est tout simplement le reflet, le miroir de la société sénégalaise. ‘’Vous y verrez tout ce qu’il y a de bon et d’excellent, vous y retrouverez également le revers de la médaille, tout ce qu’il y a de mauvais’’, a-t-il expliqué.

M. Ousmane Thiongane était ce jeudi dans le sud du pays en tournée, tournée au cours de laquelle des étudiants et autres élèves de la région de Ziguinchor ont été imprégnés de l’utilité de l’unité digitale, l’espace numérique ouvert de la Présidence.

A l’en croire, les fuites au Bac ne datent pas d’aujourd’hui. ‘’Peut-être que ça s’est accentué quelque part, avec l’effet de viralité des réseaux sociaux’’, soutient M. Thiongane, qui explique qu’on a toujours entendu parler des professeurs qui vendent des sujets dans des pays de l’Afrique et d’ailleurs.

Il admet toutefois qu’il y a un rôle amplificateur que peuvent jouer les réseaux sociaux dans cette affaire. Malgré tout, Mr. Thiongane soutient qu’on ne pourrait penser à la fermeture  des réseaux sociaux durant une période déterminée. ‘’Je pense que c’est la liberté d’expression par excellence, qui serait atteinte’’.

‘’Les échanges, des fuites se passent ailleurs et il y a une diffusion que les élèves les élèves peuvent faire entre eux, en se passant des sujets’’, a souligné Mr. Thiongane, qui pense que c’est dans un autre domaine de la sociologie, de l’éducation, de la morale même, que se trouve le vrai  débat.

’C’est là ou se trouve le débat parce que des élèves qui trichent en fait, c’est la meilleure façon de faire tomber une société. Vous n’avez pas besoin de bombes.

Quand vous avez des élèves qui trichent, c’est parce que ces élèves là quand ils deviendront médecin, ils tricheront en soignant. Quand ils deviendront des architectes, ils tricheront en construisant et c’est toute la société qui va s’écrouler
’’, a soutenu le conseiller spécial du président de la République. Pour lui, la question principale est de voir au niveau de la société, quel remède trouver à ces nouveaux phénomènes.
 
Amady Khalilou Diémé
 










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