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MARCHES FICTIFS DE 500 MILLIONS AU GROUPEMENT NATIONAL DES SAPEURS-POMPIERS DE HAUTS CADRES RISQUENT LA PRISON

Dès lundi, tous les cadres du Groupement national des Sapeurs-pompiers, dont les noms sont cités dans l’affaire des marchés fictifs de 500 millions de francs Cfa, seront convoqués par la Dic. Ainsi, en a décidé le Procureur général qui a reçu des instructions fermes pour boucler ce dossier.


Rédigé par leral.net le Vendredi 3 Avril 2009 à 17:40 | | 0 commentaire(s)|

MARCHES FICTIFS DE 500 MILLIONS AU GROUPEMENT NATIONAL DES SAPEURS-POMPIERS DE HAUTS CADRES RISQUENT LA PRISON
Après des semaines de répit, l’affaire des marchés fictifs d’un montant de 500 millions de francs Cfa, qui éclabousse le Groupement national des Sapeurs-pompiers (Gnsp), s’emballe à nouveau. Ce dossier, qui avait été mis en veilleuse depuis l’audition du fournisseur, Michel Zarka, le 5 mars dernier, ouvre de nouvelles perspectives. (Voir notre édition n°1633 du mercredi 4 mars 2009). Car des sources judiciaires confient que «le Procureur général, à qui le dossier a été transmis après une première enquête de la Division des investigations criminelles (Dic), a, de nouveau saisi les hommes du Commissaire Mbengue pour démarrer l’audition de tous les cadres de la hiérarchie cités dans l’affaire». Cette requête a été formulée hier et, des sources policières d’annoncer le début du défilé de hauts gradés du Gnsp dans les locaux de la rue Carde, «dès lundi prochain».

Cette tournure, que connaît cette affaire, s’explique par le fait que le Parquet, ayant informé les autorités étatiques de la gravité du dossier et de l’implication éventuelle de cadres, était en attente de signaux pour continuer la procédure. En effet, «après que des instructions ont été données pour que la lumière soit faite dans cette affaire qui indispose en haut lieu», le Parquet général met la Dic en scelle pour boucler définitivement cette enquête. Enquête qui, si l’on en croit des sources, risque de «livrer d’autres secrets en ce sens que des éléments et des indices ne plaident pas en faveur des cadres de la hiérarchie des Sapeurs-pompiers». Ce dossier, dont l’origine remonte à la plainte alors déposée par la Banque islamique du Sénégal auprès du Procureur de la République, est corsé par «des soupçons de faux et usage de faux en écritures». Car, de la première enquête sur la table du Procureur général, il ressort que «les procès-verbaux, à partir desquels la Bis a effectué des décaissements au profit des fournisseurs, sont crédités faux». En effet, les décaissements ont été faits pour des prestations de services jugées fictives. Ce sont ces premiers indices qui avaient poussé le Parquet général à ordonner la fouille chez les soldats du feu. Cette affaire est partie d’une plainte de la Bis après qu’elle a estimé être flouée dans une opération alors préfinancée à hauteur de 500 millions pour le compte du Gnsp pour un projet d’équipements. C’est en fin de compte que l’établissement bancaire a découvert que les paiements qu’il a effectués l’ont été sur la base de faux documents présentés par les fournisseurs et signés par la hiérarchie du Groupement.

Article Par NDIAGA NDIAYE , L'Obs






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