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MOUVEMENT D’HUMEUR AU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR : 200 ouvriers réclament 60 millions aux organisateurs du Festival

Six jours après la cérémonie d'ouverture du Festival mondial des arts nègres, 200 ouvriers qui avaient assuré les travaux d'embellissement et d’aménagement du stade Léopold Sédar Senghor, le montage du son, l'éclairage..., réclament le paiement intégral de leurs 300 000 francs Cfa aux organisateurs du Festival qui veulent muer leur «contrat moral» en travail journalier.


Rédigé par leral.net le Vendredi 17 Décembre 2010 à 15:46 | | 0 commentaire(s)|

MOUVEMENT D’HUMEUR AU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR : 200 ouvriers réclament 60 millions aux organisateurs du Festival
Après avoir travaillé 20 jours durant sans répit au stade Léopold Sédar Senghor pour la réussite de la cérémonie d'ouverture du Festival mondial des arts nègres, quelque 200 ouvriers qui s'affairaient à l'embellissement et l’aménagement du site, l'éclairage, le montage du son etc. courent toujours derrière leur paiement. Ils ont manifesté ainsi avant-hier, mercredi, devant le grand portail du stade pour réclamer leur dû et ils n'excluent pas d’entamer une grève de la faim pour être rétablis dans leurs droits.
«Les organisateurs du Festival ont rémunéré tout le monde, sauf nous. Ils ont payé le traiteur et Sénécartours. Les danseurs ont reçu chacun 500 000 francs Cfa. Ils ont payé les figurants 150 000 francs Cfa chacun. Les batteurs ont eux aussi reçu chacun 200 000 francs. Même les nettoyeurs ont été payés. Alors que si la cérémonie d'ouverture a été une réussite, si le stade était beau vendredi dernier, c'est grâce à notre abnégation. Car c'est nous qui avons passé des nuits blanches dans le stade pour tout mettre en place et faire en sorte que tout se passe au mieux. Mais jusqu'à présent, ils refusent de nous payer et nous n'écartons pas de faire une grève de la faim pour rentrer dans nos fonds», martèle Mamadou Camara, le porte-parole de ces ouvriers qui étaient massés à la devanture du Stade Léopold Sédar Senghor.
«Quand nous débutions les travaux, ils nous avaient signifié clairement que c'était un contrat moral. Mais, vers la fin des travaux, ils ont voulu muer le contrat en travail journalier. Ce que nous avons refusé, car c'est eux-mêmes qui nous ont dit, et clairement, que c'était un contrat moral de 20 jours qui débute le 24 novembre et se termine le 14 décembre», poursuit M. Camara, coléreux.

Les responsables du Festival leurs doivent 300 000 francs chacun
Le jeune ouvrier de poursuivre : «conformément au contrat qui nous lie aux organisateurs, chaque travailleur devait recevoir 20 000 francs Cfa par jour. Ce qui fait un total de 300 000 francs Cfa pour les 20 jours de travail. Étant donné que nous sommes 200 jeunes ouvriers recrutés par les responsables du Festival, ils nous doivent aujourd’hui pas moins de 60 millions de francs Cfa».
Pis, certains responsables des travaux tentent même de corrompre leurs têtes de file. «Ils sont même en train de corrompre certains pour les faire travailler. Ils ont essayé de me corrompre moi-même et ils m'ont dit de venir travailler et après, ils vont essayer de me donner quelque chose. Mais j'ai refusé. Ils veulent nous diviser, mais ils ne peuvent pas diviser 200 personnes. Il y en a même qui veulent, au lieu des 20 000 francs par jour, nous payer seulement 7500 francs Cfa», regrette-t-il.
Ces ouvriers coléreux qui ne semblent retenir du Festival qu'un arrière-goût amer préviennent : «Nous demandons à Sindiély Wade de tout faire pour qu'on nous donne notre argent, si elle veut que le Festival se passe bien. Parce que l'on ne peut pas comprendre qu'on paie tout le monde sauf nous. Alors que c'est grâce à nous si l'ouverture de cet événement a été un succès total. Sindiély Wade nous a trouvés ici en train de travailler à 1 heure du matin. Elle est venu ici à 3 heures du matin et même à 6 heures du matin et toujours, elle nous a vus ici en plein boulot, juste parce qu’on tenait à remplir notre part du contrat. Maintenant que l'ouverture est passée, ils ne veulent plus nous payer. Mais ils savent parfaitement quels sont les engagements qu’ils avaient pris avec nous. Et nous, on est prêts à tout pour rentrer dans nos fonds. D’une manière ou d’une autre, ils nous paieront».


Youssouf SANE (Stagiaire) le populaire






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