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Ma part de Vérité !


Rédigé par leral.net le Lundi 28 Décembre 2015 à 20:36 | | 8 commentaire(s)|

Ma part de Vérité !
Les prétendues révélations du journal « Le Monde » concernant l’enquête ouverte contre Monsieur Lamine Diack , l’ancien président de l’IAAF, au sujet d’une couverture supposée de pratiques de dopage d’athlètes russes, moyennant des appuis financiers destinés, selon lui, à l’opposition au régime de l’ex- président Wade, ont défrayé la chronique ces derniers jours, avec des développements politico-judiciaires.

Il y a cependant un fait constant à signaler et qui n’est pas moins important dans la compréhension de cette frénésie débridée où chacun y va de son émotion, de ses rancœurs étouffées depuis bien longtemps, mieux de son désir de porter l’estocade à un ou des « ennemis » que l’on n’ose nommer.

Certains « experts » ont, dans un élan suspect, porté des jugements d’indignation, voire de condamnation sans appel, alors que l’enquête n’est qu’à ses débuts.

Tandis que d’autres, « moins expert », aveuglés par la soif de nuire et de déconstruire l’image d’un homme que l’on a porté au pinacle il n’y a guère longtemps, s’emparent d’un simple article, vite démenti, d’un quotidien étranger, en l’occurrence « Le Monde », pour étaler leurs ressentiments.

En le faisant, ils ne se préoccupent nullement, et à dessein, des recoupements basiques, avant de brandir l’honneur de Monsieur Lamine Diack comme trophée de guerre, tout en cherchant coûte que coûte à débusquer un éventuel « traitre à la démocratie ».

Dans ce jeu tout y passe, les langues se délient. On est en plein délire ! Que d’émotions feintes pour la démocratie sénégalaise mise à mal !

« Lu nuy daw bay daanu »?

Que l’on se comprenne bien, ce ne sont pas les questions d’éthique auxquelles renvoie cette affaire Lamine Diack, et la frénésie médiatique qui l’accompagne qui posent problème, mais les amalgames savamment entretenus pour jeter en pâture l’honneur d’honnêtes gens.

Ceci n’est pas bien et témoigne du manque de sérénité des auteurs de tels agissements.

Oui, on nous a dit que l’enquête est en cours mais Lamine Diack a déçu. Comment une enquête en cours, avec la présomption d’innocence qui l’entoure, peut-elle permettre de dire que tel ou tel est coupable et, par conséquent qu’ il a déçu ?

D’ailleurs, pour ceux qui connaissent un tant soit peu « Le Monde », sa ligne éditoriale (aujourd’hui malmenée), ses règles fonctionnement, son mode de vérification des articles publiés, ne peuvent se méprendre.

Ce que l’on ne dit pas, c’est au « Monde » on ne badinait pas avec le contenu. C’est la raison pour laquelle, lorsque l’on quittait la rédaction pour des activités hors rédaction, on n’était plus en mesure de publier un texte sans contrôle d’un membre de la rédaction, qui pouvait même être moins gradé que soi dans le métier. Avec ces précautions parmi d’autres, le risque de se tromper est dérisoire, et surtout pas de cette ampleur. Pour cette raison, et pour celle-là seulement, on peut dire que ça sent la manipulation et Latif Coulibaly a raison. Le mea culpa du quotidien français ne cache pas l’intention perfide de nuire par qui, à qui ? On le saura très bientôt.

Pis, ce qui heurte le plus c’est le parfum de complexe vis-à-vis de l’étranger qui veut que tout ce qui vient de l’étranger est comme parole d’évangile, même pour les prétendus « bien informés ». A quand notre propre jugement face à des faits qui sont sacrés devant un commentaire libre ? Ces gens ont cité des faits contenus dans un rapport d’audition. Qui leur a donné accès à ces informations ? Leurs sources sont –elles infaillibles ? Ce journal -là est-il une Bible ou un Coran ? N’ont –ils pas été manipulés ? Pourquoi, lorsque Monsieur Lamine Diack et, à sa suite, le journal lui-même ont fait des démentis, on a continué à calomnier, à injurier et à politiser ?

Il faut le dire, une certaine frange de nos Hommes politiques aux propos haineux ont fini de démontrer ces derniers jours qu’elle a perdu la raison, pis sa raison d’être, ce qui est plus grave. Faut-il en rire ou en pleurer ?

En effet, en s’attaquant ouvertement, sur du faux et de manière gratuite, au Chef de l’Etat, concernant un financement
occulte de sa campagne électorale, on insulte par la même occasion le choix citoyen des Sénégalais qui ont porté leur suffrage sur lui. Ce n’est pas acceptable que l’institution suprême de l’Etat soit vilipendée et insultée sans conséquence. La justice doit jouer son rôle dans la sérénité et sans excès.

Il est encore temps pour ces politiques de se ressaisir, au lieu de chercher des échappatoires en enfonçant des portes ouvertes avec le débat sur le financement des partis que les travaux du Pr El Hadj Mbodj, qui n’ont jamais intéressé les politiques, ont réglés.

S’il y a un regain d’intérêt pour le sujet, à condition qu’il ne soit pas circonstanciel, on ne peut qu’applaudir. Mais surtout qu’on n’en fasse pas un prétexte à une « chasse aux sorcières » ou pour trouver des boucs émissaires, voire remettre en service des « procureurs du dimanche autoproclamés ».

Mamadou NDAO
Président de la commission politique de l’Alliance des Cadres
De l’AFP
Membre du BP.











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