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Ma part de vérité sur l’homosexualité

Sujet tabou dans l’Afrique de 2009 comme il l’était probablement encore dans l’Europe de 1959, il y a cinquante ans. L’Europe a commencé à évoluer sur le sujet. Le temps de l’Afrique viendra. Mais pour l’instant, il ne fait pas bon d’être Africain et d’en parler librement, voire favorablement : on risque un regard en coin, la désapprobation, une fatwa. Le sujet est pourtant humain, et ‘‘rien de ce qui est humain ne m’est étranger’’. Voilà pourquoi Le jour où j’ai appris la lourde peine de huit ans de prison infligée à neuf (09) Sénégalais pour cause d’homosexualité, j’ai été effrayé et suis immédiatement allé voir un ami béninois dont je connais les bons rapports avec le président Wade. ‘‘Ecoute, doyen, téléphone-lui pour lui dire qu’il nous ramène à la barbarie nazie et qu’il n’a pas le droit’’. Car Hitler n’a pas fait brûler que les Juifs, mais aussi les communistes, les enfants métisses, les homosexuels, les Gitans, etc. Refus absolu et radical de la différence.


Rédigé par leral.net le Jeudi 12 Février 2009 à 02:45 | | 1 commentaire(s)|

Roger GBEGNONVI Chroniqueur et Analyste politique
Roger GBEGNONVI Chroniqueur et Analyste politique
[Suite:]

Mon premier homosexuel identifié comme tel, je l’ai rencontré en 1980, à Gagnoa, en Côte d’Ivoire, où il enseignait dans le même CEG que moi. Bel homme, intelligent et très affable. Il n’était pas marié et n’avait pas la moindre fréquentation féminine. Bizarre. Il m’a fallu du temps pour savoir que c’était un homosexuel, n’en ayant jamais connu auparavant. Plus tard, en Europe, j’ai retrouvé chez les homosexuels des deux sexes les mêmes qualités humaines que chez mon collègue du CEG de Gagnoa, au point d’en conclure que c’étaient leurs qualités fondamentales. Et je ne savais pas encore que de très grands noms, tels Marcel Proust et Michel Foucault, qui ont beaucoup compté dans ma formation intellectuelle, étaient des homosexuels. Quelle lumière que leurs œuvres ! Cependant, mon étonnement et mon interrogation sont restés intacts jusqu’à ce jour : ‘‘Pourquoi donc ne sont-ils pas hétérosexuels comme tout le monde ?’’
Le ‘‘comme tout le monde’’ est évidemment de trop. Si la plupart des hommes et des femmes sont droitiers, il y en a quelques-uns qui sont exceptionnellement mais naturellement gauchers, et nous serions criminels de les vouer à la prison ou à la mort pour cette raison-là, comme nous sommes déjà criminels au Bénin en vouant à la mort les enfants qui naissent par le siège, ou avec une dent (une membrane y ressemblant), ou la face contre terre, ou dont la maman meurt accidentellement en couches, comme ils sont criminels ailleurs en massacrant les albinos pour la seule raison qu’ils sont albinos, comme ils sont criminels plus loin en se charcutant entre Tutsis et Hutus pour la seule raison que les uns sont Tutsis et les autres Hutus…C’est fou ! Quel mal nous font les enfants nés par le siège, les Albinos qui ont déjà tant de problèmes avec le soleil, le faciès des Tutsis et des Hutus ? C’est fou !
Mais revenons à l’homosexualité. Je sais que tout ce qui touche au sexe est de nature à faire perdre aux hommes et aux femmes ainsi qu’aux religions leur calme. Nous devons pourtant savoir toujours raison garder. Il paraît que l’homosexualité est un fait aussi naturel que celui d’être gaucher. Naturelle ou pas, l’homosexualité de l’autre ne s’en prend ni à notre liberté ni à notre envie de vivre. Pour être différents de nous, les homosexuels ne sont pas nos adversaires, encore moins nos ennemis. Le progrès de l’humanité n’est pas mis en cause par l’homosexualité, mais par les époux qui battent leurs conjoints, les parents qui torturent leurs enfants, les industriels qui fabriquent les armes mortifères, les dirigeants qui fomentent les guerres, les hommes et les femmes qui mettent l’intelligence et la science au service du mal.
Combattons ceux-là et les autres semblables, et laissons vivre en paix les homosexuels, les gauchers, les enfants nés par le sièges, les bègues, etc. Il faut de tout pour faire un monde, et ont droit à la vie, à leur liberté et à notre respect tous ceux qui ne s’en prennent ni à notre liberté ni à notre envie de vivre. Nous sommes différents de ceux qui sont différents de nous. Souvenons-nous-en, et ne nous trompons plus de combat.

(Par Roger Gbégnonvi)



1.Posté par le solitaire le 12/02/2009 09:45 | Alerter
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depuis un certain temps, nous assistons au nom d'un droit, celui d'une minorité à imposer sa manière de vivre à une majorité, un envahissement de l'espace médiatique pour que l'on pousse pour qu'ils s'y mettent. ils ont toujopurs existés et tant qu'en marginaux, ils vivaient hors de notre vue, il n'y avait pas de problème. aujourd'hui, ils s'exhibent aux yeux de tous, violent nos valeurs et croyances et veulent nous obliger à jouir avec eux! oui, c'est un combat et ub combat fondamental, entre le Bien et le Mal. au bout, la recompense ou la punition. 8 ans, c'est peut être peu. sinon, bientôt au nom de la liberté, un homme sera invité sous peine de sanction, à regarder les ébats de son épouse et de son amant sur son divan, dans sa maison, sous les yeux de ses enfants.

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