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Macky Sall : "Le Sénégal tel qu’il fonctionne aujourd’hui ne peut pas connaître l’émergence"

Le président de la République se prononce sur « lemonde » où il fait ce terrible constat. « Le Sénégal, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, ne peut pas connaître l'émergence économique » car liste-t-il, « nous consommons plus que nous ne produisons » ; « plus de la moitié de nos budgets vont aux dépenses de fonctionnement alors que l'investissement est réduit à la portion congrue ». Une tendance qu’il faut inverser au plus vite selon Macky Sall qui parle du Plan Sénégal Emergent (PSE). « Changer le cours des choses implique de mettre en œuvre des politiques qui coûtent de l'argent. Pour le mobiliser, gagner la confiance de partenaires, l'Etat et celui qui l'incarne doivent être crédibles. Cela prend du temps et c'est ce que nous avons fait au cours de ces deux années : montrer notre volonté de rupture en termes de gouvernance » dit le président Sall qui poursuit « car le Sénégal, tel qu'il fonctionne aujourd'hui, ne peut pas connaître l'émergence économique ».


Rédigé par leral.net le Mardi 6 Mai 2014 à 18:22 | | 8 commentaire(s)|

Macky Sall : "Le Sénégal tel qu’il fonctionne aujourd’hui ne peut pas connaître l’émergence"
Pour le président de la République, « nous consommons plus que nous ne produisons ; plus de la moitié de nos budgets vont aux dépenses de fonctionnement alors que l'investissement est réduit à la portion congrue ». Une situation qu’il faut inverser, assure-t-il. « C'est ce que nous faisons avec le Plan Sénégal émergent », précise le chef de l’Etat qui s’explique. « Nous avons défini un plan d'émergence basé sur trois piliers. Le premier est l'accroissement des capacités productives du pays. Le deuxième porte sur la bonne gouvernance : j'ai ainsi posé des actes très concrets pour assainir le climat des affaires. Enfin, nous avons adopté des mesures sociales ambitieuses telles que les bourses familiales, la couverture maladie ou encore la baisse des loyers. Les fondements sont posés ; nous avons les ressources nécessaires. Nous devons maintenant faire les réformes qui permettront à ces investissements de porter leurs fruits ».



Macky Sall qui parle du risque djihadiste au Sénégal, de lancer qu’aucun pays au monde n'est à l'abri. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe en Syrie, où des combattants djihadistes français, sénégalais et d'autres nationalité » mais « il ne faut pas non plus créer une psychose. Le Sénégal est un îlot de stabilité et nous travaillons avec nos partenaires pour répondre à la question du terrorisme : par la coopération, l'échange d'informations, et par des politiques en faveur de l'emploi et de l'éducation ». Puisque c'est le désœuvrement qui est le terreau fertile au recrutement de jeunes par ces mouvements. Avant d’assurer sur l’islam radical, qu’au Sénégal, « nous avons la chance d'avoir un islam confrérique, un islam sunnite basé sur la tolérance. Il est incarné par de grandes figures sénégalaises qui ont créé des confréries. Aujourd'hui, 98 % des musulmans se reconnaissent dans ces confréries, ce qui limite l'influence de courants extérieurs ».



Toutefois il n’est pas question pour lui d’envoyer des troupes en Centrafrique « car nous avons presque 2 500 soldats déjà engagés dans des opérations de maintien de la paix : en Côte d'Ivoire, en Guinée-Bissau, au Mali, au Darfour et en République démocratique du Congo. Nous ne pouvons pas faire plus », lâche le président Sall, abordant le dossier Hisséne Habré, sert : « Je ne suis pas de ceux qui critiquent la CPI. Notre pays a été le premier Etat à ratifier le traité instituant cette Cour en 1999. D'ailleurs, le Sénégal présentera son ministre de la justice comme candidat à la présidence de la conférence des Etats parties. En ce qui concerne M. Habré, c'est l'Union africaine qui a donné mandat au Sénégal pour le juger. Les Africains ne veulent pas que leurs dirigeants soient jugés en Europe, ce qui est normal, mais cela suppose que nous acceptions d'organiser nous-mêmes les procès ».



Et Macky Sall de constater qu’en « cinquante-quatre ans, le continent a toutefois fait un bond important. La plupart des pays ont réussi à asseoir l'unité nationale et la paix, s'occupent des questions de développement » toutefois, « on ne peut pas demander l'impossible. Ce continent est jeune, il fait face à de nombreux défis, et il est en train de sortir la tête de l'eau. C'est bien pour cela que tout le monde s'intéresse à l'Afrique. Il était normal que nous connaissions une phase de transition après les indépendances. Elle est maintenant terminée. Il y a de nouvelles élites, une nouvelle conscience africaine. Nous travaillons à faire décoller ce continent ».

Dié BA

Pressafrik






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