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Macky Sall, ce 31 décembre 2015 : Radioscopie d'un discours - Par Ndèye Name Diouf


Rédigé par leral.net le Lundi 18 Janvier 2016 à 15:20 | | 9 commentaire(s)|

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Macky Sall, s'est adonné à la tradition républicaine en s’adressant à la nation toute entière ce 31 Décembre 2015.
Dans la forme, nous retenons la structure du texte autour de 11 grands points : des prières, les constats d’une émergence économique (agriculture, élevage, pêche, artisanat et infrastructures), l’énergie, l’hydraulique, l’éducation, la santé (couverture maladie universelle), la solidarité nationale, la démocratie et les réformes institutionnelles, la diplomatie, le sport et les vœux pour la nouvelle année.
Après ses prières à l’endroit de nos chers défunts, nos malades pour un prompt rétablissement, pour la paix en Casamance et dans le monde, le Président de la République a donné la bonne nouvelle d’une croissance soutenue (taux de croissance économique à 6,4% en fin 2015), d’une maîtrise de l’inflation et du déficit public.
Selon la Banque Mondiale, le Sénégal aspire à devenir un pays émergent à l’horizon 2035. La croissance qui s’est enlisée depuis 2006 (3.3%) est repartie à la hausse en 2014 avec un PIB ayant augmenté de 4.7% soit le taux de croissance le plus élevé depuis 2008. Force est de reconnaitre qu’avec l’avènement de Monsieur Macky Sall à la magistrature suprême, le Sénégal, a connu un bond en avant extraordinaire surtout sur le plan économique. Les biens et les services constituent toujours le secteur le plus dynamique (+5,6 %), tandis que le secteur secondaire, tiré par le bâtiment, a amorcé une reprise de 4,9 % après la baisse enregistrée en 2013.
Ayant d’emblée reconnu les bonnes conditions météorologiques (Au-delà d’une pluviométrie favorable.) contrairement à ce que veut faire croire une certaine opposition à l’image de Modou Diagne Fada, le Président a magnifié les efforts de mise en œuvre des projets et réformes phares du PSE qui viennent booster cette dynamique positive. Et n’en déplaise à certains, l’essor des produits issus de l’horticulture va continuer à favoriser la croissance et la diversification du secteur agricole.
En effet, le développement de l’agriculture est au cœur du Plan Sénégal Emergent (PSE) à travers le volet Programme de Relance et d’Accélération de la Cadence de l’Agriculture au Sénégal (PRACAS). Ce volet stipule l’autosuffisance en riz par la riziculture irriguée et pluviale, la production arachidière dans le cadre d’une approche chaîne de valeur et le développement du maraîchage et de l’horticulture, un segment dédié principalement à l’export.
Les projections du PSE portent sur une production d’1 million de tonnes d’arachides à l’horizon 2017. Cet élan s’accompagne d’une stratégie de politique de substitution de 20 à 30 % des huiles importées par la production locale. Ce qui suppose un processus de mise à niveau et d’extension de l’outil industriel de transformation de l’arachide.
Dans ce cadre, le PSE s’accompagne d’un certain nombre de réformes dont la facilitation de l’accès au foncier et la mise en place d’un cadre juridique adapté aux entreprises exportatrices. Alors que la vocation de la culture céréalière est d’abord de satisfaire les besoins nationaux et que la filière arachidière est adossée aux huileries locales.
Le PSE prévoit la mise en place de 100 à 150 fermes agricoles intégrées, notamment dans le domaine de l’horticulture, des cultures céréalières et de l’aviculture.
Tous ces efforts conjugués ont permis d’atteindre pour 2015 des récoltes céréalières estimées à 2.271.000 tonnes (une hausse de 82% par rapport à 2014) comme annoncé par le Président de la République.
Les productions d’arachides, de riz paddy et horticoles ont connu des hausses respectivement de 68%, 64% et 14 % au grand bonheur des exploitants qui ont aussi vu le prix du kilogramme d’arachides maintenu à 200 Francs.
Ces progressions sont accompagnées d’une diversification des exportations qui sont sorties du monoproduit (haricot vert) pour embrasser une gamme élargie (haricot vert, tomate, melon, maïs doux, radis, pastèque...).
L’impact socio-économique sur le monde rural est important. Le secteur emploie 15 000 permanents et réalise un chiffre d’affaires à l’export de 100 millions d’euros. Ces cultures horticoles qui sont possibles seulement durant la saison dite froide, entre novembre et mars, attirent beaucoup d’investisseurs internationaux. L’augmentation sensible des exportations positionne le « Made in Sénégal » sur les marchés de l’Union Européenne.
Que dire des 20 milliards additionnels à investir dans le PRODAC en 2016 ?
En ce qui concerne l’élevage le Projet régional d’Appui au Pastoralisme (PRAP) qui mobilise 14 milliards de Francs CFA va bénéficier à 100 000 ménages dans les régions de Kaffrine, Louga, Matam, Tambacounda et Saint-Louis.
Pour la pêche, le Président Macky Sall a fini de faire ses preuves quant à la modernisation du secteur avec la construction des quais de pêche de Yoff, Soumbédioune, Fass Boye et Gokhou Mbathie. En 2016 suivront ceux de Ngaparou, Pointe Sarène, Potou et Bargny ainsi que des aires de transformation à Saint-Louis, Potou, Kafountine, Mbao et Pencum Sénégal à Thiaroye sur mer, entre autres réalisations.
Ces mêmes efforts sont entrain d’être faits dans l’artisanat avec la réalisation des sites d’exposition et de commercialisation de Diamniadio, Mékhé et Thionk-Essyl à coté de la réhabilitation des infrastructures et villages artisanaux, à Sédhiou, Thiès, Diourbel Kébémère et Bambey.

Nous faisons le choix de ne pas revenir sur ce que le Président a dit sur l’énergie, l’hydraulique, l’éducation, la santé (couverture maladie universelle), la solidarité nationale et le sport car ce serait une tautologie que de dire que les réalisations dans ces secteurs de la vie des sénégalais sont visibles : « Ku lamb dacc ».
Permettez-nous de nous attarder sur les différents points retenus pour la révision constitutionnelle. Nous tenons cependant à noter que Monsieur Macky Sall a coupé l’herbe sous les pieds de tous ces gens, bave à la bouche, qui disaient qu’il est entrain de ruser, qu’il ne va pas se prononcer sur cela, que les conclusions de la Commission Nationale de Réforme des Institutions (CNRI) sont rangées aux oubliettes…Nous avons juste envie de leur dire : et alors ? Mais, on sait bien que le ridicule ne tue plus dans ce pays.
Nous reconnaissons tous la solidité de l’assise démocratique de notre système politique ; alors pourquoi vouloir proposer une nouvelle constitution alors qu’il suffit juste d’y apporter les changements consensuels ?
Consensuel ! Le mot est lâché par le chef de l’Etat dans son discours ; ce qui veut bien dire une large concertation et des consultations même si la seule consultation indiquée par l’article 51 de la constitution est celle du Président de l’Assemblée nationale et celle du Conseil constitutionnel.
Au lieu de débattre sur la pertinence des points retenus pour la révision constitutionnelle, une opposition en perte de vitesse s’attarde sur une date qu’il faut forcément donner. Parlez-nous de la pertinence des différents points retenus ? Dites-nous en quoi ces points ne permettront pas de moderniser, stabiliser et consolider notre démocratie, renforcer l’Etat de droit et améliorer la gouvernance des affaires publiques ? Et là nous vous écouterons. Et seulement là !
Le Président ne cesse de vous le rappeler: que seul le Peuple compte ! « Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple ».
Arrêtons de nous agiter car chaque chose en son temps et ce temps du concret l ne pourra jamais être celui de l’abstrait.
Mettons-nous tous au travail et à l’écoute du peuple que nous devons tous servir.
Bonne année 2016!

Ndèye Name Diouf
Responsable APR Fatick







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