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Macky, rappelez-vous : "Qui veut noyer son chien l’accuse de rage". - Par Cherif Ben Amar Ndiaye


Rédigé par leral.net le Mardi 16 Décembre 2014 à 08:34 | | 6 commentaire(s)|

Macky, rappelez-vous : "Qui veut noyer son chien l’accuse de rage". - Par Cherif Ben Amar Ndiaye
En 2006, Macky Sall, alors Premier ministre, a été au cœur du complot des chantiers de Thiés. Mieux, il avait servi de bras armé à Abdoulaye Wade pour exécuter politiquement Idrissa Seck. Il avait convoqué l’Assemblée nationale, son gouvernement, la société civile, les représentations diplomatiques, pour « justifier » les accusations portées contre Idrissa Seck. Il avait pris la tête d’un commando qui voulait faire croire à l’opinion nationale et internationale du bien-fondé de l’arrestation d’Idrissa Seck qui fut envoyé injustement en prison pour 7 mois.

Par la suite, Abdoulaye Wade s’était livré inconsciemment et lâchement à des aveux publics radio-télévisés, pour blanchir Idrissa Seck. Affirmant à la sortie d’une audience accordée à ce dernier juste avant le dépôt des candidatures des élections présidentielles de 2007, que faute de preuves que ses accusateurs n’ont pu apporter, il était mis fin aux poursuites le concernant. Cette fameuse audience, malheureuse parce qu’ayant coûté des pertes de voix considérables à Idrissa Seck, n’a été possible que parce qu’il a cédé aux vives sollicitations de Serigne Abdou Aziz Sy Junior. Rappelons le pour l’Histoire.

Macky Sall a toujours ciblé Idrissa Seck pour le détruire politiquement, même bien avant l’affaire des chantiers de Thiés. Le journal qui fut le plus virulent et fer de lance de la bataille contre lui, était incontestablement « Il est Midi » dirigé alors par Ndiogou W. Seck .On sait aujourd’hui que ce torchon de presse avait comme inspirateur Macky Sall. De même que l’homme politique qui dans les coulisses de la présidence Abdoulaye Wade avait fomenté la fumeuse et funeste théorie du Coup d’état rampant, était son cheval de Troie. Depuis ils ont été tous deux récompensés pour basses œuvres rendues.

Pour une piqûre de rappel, Idrissa Seck lui avait adressé une mémorable lettre ouverte dans laquelle il lui disait en conclusion d’une longue tirade lui reprochant de participer volontairement à l’instrumentalisation de la justice à des fins de règlement de compte politique : « …Macky, ALLAH n’aime pas les traitres, moi non plus ! ».

Aujourd’hui le même Abdoulaye Wade lui sert son plat machiavélique préféré : « Qui veut noyer son chien l’accuse de rage ».Il est drôle si ce n’est tragique de voir Macky envoyer son premier ministre M. Dionne comme en 2006, devant la presse et la représentation diplomatique, pour expliquer et se justifier des accusations infondées de son maître d’alors.

Ce n’est pas un remake du film de Louis Lumière :»L’arroseur arrosé » mais simplement un fracassant effet boomerang. Les affaires « Arcelor-Mittal et Petro Tim » sont pour Macky Sall ce que les « chantiers de Thiés » étaient pour Idrissa Seck. Calomnier, calomnier et toujours calomnier, il en restera toujours quelque chose. Telle est la méthode Wade. Hier c’était pour se débarrasser de son fils adoptif et faire place nette pour son fils biologique. Le fils honni et banni aujourd’hui est Macky Sall qui ose défier Karim. Gageons que A. Wade continuera de brouiller ses œufs mensongers pourris pour toujours gonfler sa mayonnaise puante tant que Karim Wade restera en prison.

En matière de communication à effet déflagrationiste Abdoulaye Wade n’a pas de rival au Sénégal. Tout simplement parce que sa morale politique est qu’en la matière tous les coups sont permis. Macky serait bien avisé de ne pas s’inspirer de cette leçon politique de son maitre qui l’a « créé ». Plutôt prendre exemple sur Idy qui avec une élégance rare se retient de mettre son grain de poivre dans cette bouillabaisse sénégalaise cuisinée par Abdoulaye Wade qui à son tour doit rendre la monnaie pimentée à 2 milliards aux héritiers de feu Serigne Saliou. Qui l’eût cru, ceux qui s’étaient ligués pour combattre Idy se retrouvent dans l’amphithéâtre des gladiateurs dans un combat mortel. Ce dernier logé haut sur le péplum tel César se prépare au geste du pouce renversé pour ordonner la mort.

La morale de l’histoire : Entendons et méditons sagement le dernier message de l’Homme de Dieu : « Les pratiques comme la médisance et la calomnie sont aujourd’hui très ancrées chez les gens. Ce type de comportement est récusé par son prophète Mahomet(PSL) et par Serigne Touba. De nos jours, on constate que la plupart des gens aiment entendre des calomnies plutôt le bien. Ils préfèrent les mensonges à ce qui peut nous faire avancer. » (Serigne Sidy
Makhtar Mbacké).

CHERIF BEN AMAR NDIAYE
Kaadoubitimrew.com






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