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Madame Hélène N’Della CHOPIN entendue par la police

La technique de l’absurdité qui ne saurait tromper les esprits avertis


Rédigé par leral.net le Mercredi 5 Mars 2014 à 18:40 | | 0 commentaire(s)|

Il est qu'à même déplorable d'être un soutien à M. Karim WADE, pour être interpelé pour cette cause par la police Sénégalaise. Que devient le Sénégal où personne n'a plus le droit d'avoir une opinion différente de celle du gouvernement en place. Non, ce Sénégal appartient à tous, d'où que l'on vienne, qui que nous soyons. Qui ne trouve pas dangereux et insidieux de vouloir trouver toujours des astuces, des effets de communication pour tromper, semer la zizanie de façon à introduire le doute sur la nationalité de chacun de nous, afin d'éloigner un jugement de valeur sur l'action d'intimidation des citoyens opérée par quelques personnes qui voudraient faire du zèle ou plaire au chef suprême ? Et même si l’on n’était pas Sénégalais, nous sommes avant tout des humains avec notre entendement, notre raison, notre sensibilité et notre opinion sur toute question de société ou politique. Sinon, comment expliquer, légitimer l’action de toutes ces ONG des droits de l’homme dont les penseurs et parfois les exécutants ne sont pas de la même nationalité des pays dont ils accusent les dirigeants ? Que veut-on nous démontrer ; que nulle n’a le droit de mener un combat sans violence dans un pays dont on n’a pas la nationalité ? Et le pire dans cette situation est que Madame Hélène N’Della CHOPIN est aussi Sénégalaise que les Sénégalais (policiers) qui l’arrêtent. Non, je ne peux croire que ceux qui ont interpelé Madame CHOPIN soient sur commandement d’une classe politique qui veuille faire taire leurs adversaires par des méthodes mal choisies.
La technique de l’usage de la force pour cacher sa faiblesse et son incapacité dans l’argumentation et défendre son action est plus que d’actualité.
Si l’on constate que l’adversaire nous est supérieur par la pertinence de sa réflexion, l’omnipotence de son raisonnement et qu’on ne pourra pas avoir raison, on s’attaquera à sa personne par des attaques grossières et blessantes. L’attaque personnelle consiste à détourner de l’objet du débat (dès lors que la partie semble perdue par l’adversaire) pour s’en prendre à la personne du débatteur. Ainsi, on pourra nommer cette technique, de brouillage des pistes. L’attaque personnelle, elle, abandonne totalement le fond, pour ne cibler que la personne de l’adversaire : notre propos se fera alors blessant, hargneux, insultant, grossier. Les facultés de l’esprit passent le relais à celles du corps, à notre côté animal. Cette règle est fort populaire, car à la portée de tous, et se trouve ainsi souvent mise à contribution. Reste à savoir quelle parade s’offre à l’autre partie. En effet, en soignant le mal par le mal, le débat ne tarderait guère à tourner au pugilat, au duel ou au procès pour outrage.
La riposte du bon sens et de l’intelligence ?
Toutefois, il serait erroné de croire que nous devrions rester les bras croisés sans réagir ; la force de caractère associée au raisonnement mental et à l’intelligence ne sauraient laisser place à la force brute non réfléchie. La force de l’esprit est toujours plus forte que la force brute, en ce que, lorsqu’une personne intelligente veuille utiliser la force brute pour contrer un obstacle, elle a besoin, au premier abord de théoriser les étapes nécessaires à la réussite de son objectif pour triompher. Et toute force utilisée sans appel à l’intelligence serait veine car elle ne repose que sur une réaction épidermique pour contrer son adversaire au lieu et place de la réflexion préalable à sa réussite. Plus que jamais, nous nous rendons compte que le pouvoir vacille, cherche des portes de sortie, tergiverse et laisse le soin à des exécutants non avertis à assumer des actes qui pourront leur être reprochés dans l’avenir.
Le rôle non violent des Associations de défense du droit et opposées à l’arbitraire politique au Sénégal.
ASS-Kaw (Action de Solidarité et de Soutien à M. Karim WADE et des otages politiques) comme toutes les associations qui défendent cette même cause est non violente. Ses actions reposent sur les manifestations, les dénonciations par voie de Presse, la sensibilisation des Sénégalais et le reste du monde sur l’injustice qui prévaut dans cette petite et jeune démocratie Sénégalaise. Il est impensable d’admettre qu’il puisse exister dans une démocratie, une cours de justice (CREI) où il n’y a aucune possibilité d’appel ou de recours après une condamnation (Dieu sur terre diront certains). Il est incroyable que les accusations d’une telle cours puissent se fonder sur la notion du renversement de la charge de la preuve pour un accusé ; c'est-à-dire, c’est à l’accusé d’apporter les preuves de l’inexistence de ce dont on l’accuse (exemple : Vous me dites que le grand théâtre du Sénégal m’appartient, je vous dis non ; alors même que vous ayez trouvé sur document que ce théâtre appartient à M. Mané, vous me rétorquerez qu’il s’agit d’un nom d’emprunt et qu’en attendant, vous me mettez en prison, le temps que le tribunal trouve les pièces de ma culpabilité).
L’ambition de faire taire les adversaires dans cette jeune démocratie
Il serait illusoire et prétentieux de vouloir museler tous ceux qui défendent en âme et conscience une idée, une position, un droit, un devoir par des moyens pacifiques que garantit la Constitution du Sénégal. Non le fait d’avoir gagné une élection dans une démocratie ne confère pas à l’élu d’agir sans référence aux béquilles de cette Démocratie que sont : les manifestations publiques non violentes, le droit à la parole pour exprimer son opinion en toute chose, l’usage des médias pour communiquer, la libre circulation des hommes et des biens et bien d’autres actions. Oui, lorsque nous utilisons la pensée, la réflexion, le raisonnement, la parole ; ce sont bien des armes redoutables pour ébranler un pouvoir, mais ce ne sont tout de même pas des armes pour faire couler du sang. Evidemment, ce sont ces armes que nous offrent une Démocratie, une institution (notre Constitution) qui est au-dessus de tout. Que diable, laissez-nous donc, exprimer notre désapprobation de votre politique par des moyens pacifiques ! Nous sommes un même peuple avec une même ambition de réussir, notre développement avec des moyens et des voies différents ; le Président WADE ayant opté pour les infrastructures, le recrutement des enseignants, la contribution des nationaux à la création des richesses et vous autres pour la création de milices dont vous mesurez la portée, la cession des biens de l’Etat à des groupes financiers par retour d’ascenseurs pour services rendus. Et pour mieux que faire que le Président WADE, ayez de l’imagination et de la vision pour faire plus que lui car vos méthodes de communication et d’intimidation sont sans issue.
Vive le Sénégal, vive la démocratie et vive la libre expression pour tous dans une Démocratie et un Etat de droit.



Mané Moussa, Responsable de la Cellule de
Communication ASS-Kaw France







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