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Madické Niang réaffirme la volonté d’humaniser les conditions de détention

Dakar, 1-er avr (APS)- Le ministre de la Justice, Madické Niang, a indiqué mercredi à Dakar, que la volonté de son département est de ‘’rendre la prison plus humaine’’ en améliorant les conditions de détention des prisonniers.


Rédigé par leral.net le Jeudi 2 Avril 2009 à 00:17 | | 0 commentaire(s)|

Madické Niang réaffirme la volonté d’humaniser les conditions de détention
S’exprimant lors du vernissage de l’exposition ‘’L’art et la prison’’ organisée par l’association ‘’Ci-Biti’’ au Musée Théodore Monod, M. Niang a précisé que les instructions du président de la République vont dans le sens de l’amélioration des conditions de détention des prisonniers.

A ce sujet, il a souligné que le taux journalier par détenu a ‘’triplé’’, passant de 150 à 500 F aujourd’hui. Le ministère de la Justice est cependant conscient de l’insuffisance de cette somme, a relevé Madické Niang, tout en promettant que des efforts seront faits pour améliorer cette situation.

Evoquant la question des infrastructures, le ministre de la Justice a souligné que l’option du gouvernement est de ‘’construire de nouvelles prisons plus adaptées à la réalité carcérale’’.

Une telle démarche ‘’devrait permettre’’ de rendre ‘’plus humaines les conditions de détention’’ des prisonniers, a-t-il estimé.

Selon lui, l’Etat, qui s’était engagé ‘’dans un effort de réhabilitation des prisons’’, s’est rendu compte que cette option n’était pas la bonne, compte tenu de l’état de vétusté avancé des infrastructures.

Après avoir félicité l’association ‘’Ci Biti/Air libre’’ pour son exposition sur ‘’l’Art et la prison’’, Madické Niang a insisté sur la nécessité de tenir compte des détenus qui ‘’acceptent de s’adonner au travail’’, à l’image des prisonniers dont les œuvres ont été exposées au Musée Théodore Monod.

Pour le ministre de la Justice, il convient d’encadrer de telles personnes et de ‘’voir comment leur accorder la liberté’’.

De l’avis de M. Niang, ‘’la prison devrait être le lieu pour permettre à l’individu de trouver les voies et moyens d’obtenir sa réinsertion sociale. On peut certes emprisonner l’individu, mais on ne peut jamais emprisonner son talent et son esprit, a-t-il dit.

Créée en 1998, ‘’Ci Biti ‘’est une association de droit sénégalais (…) qui comprend des professionnels de l’action sociale, des juristes, des magistrats, des personnes morales’’.

‘’Depuis le début des années 1990, Ci-Biti intervient en partenariat étroit avec la Direction de l’administration pénitentiaire, dans ses établissements au Sénégal, avec une priorité marquée pour les femmes et les jeunes en détention’’.

ASG/ADC






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