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Malgré les excuses de jeune Afrique, François Soudan fait la leçon aux censeurs


Rédigé par leral.net le Lundi 1 Février 2016 à 08:54 | | 2 commentaire(s)|

Après les excuses présentées par Jeune Afrique, suite à l'offense liée à une image caricaturale du fondateur du mouridisme publiée sur son site, on croyait le débat clos. Mais, si on se fie au journal Walfadjri Quotidien, il n'en est rien puisque le magazine revient à la charge. Dans une réaction publiée, hier, le directeur de la rédaction de Jeune Afrique a déploré l'appel à la censure faite par une partie de la communauté mouride qui s'en est suivi. "Cheikh Ahmadou Bamba incarnait un Islam de paix, de dialogue et de modération. En appelant au calme et en acceptant nos regrets, les responsables de la confrérie des mourides, son Khalife général en tête, se sont placés dans le sillage de ses enseignements. Il n'en va pas de même, hélas, de ceux qui se sont distingués par des appels à la censure contre contre J.A", a écrit François Soudan. Le journaliste va jusqu'à évoquer un Hadith du Prophète pour étayer son argumentaire. Citant le Prophète de l'Islam, il écrit : "Lorsque l'un de vous se met en colère qu'il se taise ! Car, Allah est doux et aime la douceur en toute affaire". Voila qui pousse le journaliste de Jeune Afrique à considérer qu'"il est des moments où le regard du lecteur est en totale contradiction avec les intentions de l'auteur . En ce moment, il faut savoir battre sa coulpe".

L'auteur de ces écrits s'offusque en même temps, selon le journal, de ce qu'il appelle les "réactions menaçantes", suscitées par l'erreur pourtant reconnue par les responsables de son canard. "Le caricaturiste, Damien Glez, a utilisé l'unique photo de Serigne Touba pour illustrer un article portant sur un sujet aussi sensible que l'homosexualité. Cette représentation a été vécue par de nombreux fidèles comme un choc et une agression. Devant le Tsunami de protestations, le dessin de Glez a été supprimé du site au bout de quelques heures, sans que ce retrait et les excusent qui l'accompagnent ne mettent un terme aux réactions parfois menaçantes qu'il a suscitées", écrit encore François Soudan.

En somme, analysent nos confrères, le directeur de Jeune Afrique, qui semble souffler le chaud et le froid en même temps, redéfinit les contours de la publication de l'image offensante : "Nous n'aurions pas dû publier ce dessin dont nous avons, à l'évidence, mésestimé l'impact négatif. J A a pour règle, de n'insulter la foi et les convictions de personne. Pour nous, et nous l'avons répété lors du drame de Charlie Hebdo, , le droit au blasphème n'est ni un devoir, ni consubstantiel à la liberté d'expression. Le bus de Glez et de notresite internet n'était d’ailleurs pas, on l'a compris, de blesser, encore moins, de porter atteinte à la figure vénérée du Cheikh".






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