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Mali: Le capitaine Sanogo rejette le plan de la Cédéao

le 29 Avril 2012 à 14:17 | Lu 1302 fois

Mali: Le capitaine Sanogo rejette le plan de la Cédéao
«Toutes les décisions prises à Abidjan ont été prises sans concertation avec nous», voilà ce qu'a déclaré le capitaine Sanogo ce samedi 28 avril 2012, devant la presse, au camp militaire de Kati, près de Bamako pour expliquer son attitude vis à vis de la Cédéao. Le capitaine Sanogo avait reçu auparavant le Burkinabé Djibril Bassolé qui représente le médiateur de la Cédéao, et Adama Bictogo, ministre ivoirien de l'Intégration africaine. Ce samedi soir, au cours d'un point de presse, le capitaine Sanogo a rejeté catégoriquement le plan de la Cédéao présenté cette semaine au sommet d'Abidjan. Le récit de notre envoyé spéciale à Bamako.

Après trois heures d’entretien à huis clos avec les médiateurs, au camp de Kati, le capitaine Sanogo a clarifié sa position devant la presse. Des propos fermes et sans appel. Il n'est pas question que le président par intérim, Dioncounda Traoré, reste un an au pouvoir comme l’ont demandé les chefs d’Etat de la Cédéao, jeudi. Il n'est pas question non plus que des troupes de la Cédéao entrent à Bamako.

Accélération des événements ce samedi

Le Burkinabé Djibril Bassolé et l’Ivoirien Adama Bictogo sont arrivés dans l’urgence ce samedi matin 28 avril 2012, à Bamako.

La veille l’alerte avait été donnée : il faut venir au plus vite car le capitaine Sanogo se sent trahi par les décisions de la Cédéao et les soldats ne tiennent plus en place. Les ministres médiateurs ont rencontré toutes les parties et surtout le leader des putschistes. La discussion s’est déroulée à huis clos durant près de trois heures, au camp de Kati, sur les hauteurs de la capitale, sans qu’il y ait au final d’évolution notable, semble t-il.

Les militaires ont été fermes : à leurs yeux le seul accord qui vaille, c’est le texte signé le 6 avril, qui ménage -il est vrai- beaucoup plus les putschistes. Une chose est certaine a martelé le capitaine Sanogo, celui qui assure aujourd’hui l’intérim de la présidence, restera 40 jours et pas une heure de plus. Le comité militaire prendra ensuite ses reponsabilités, a-t-il dit.

Samedi, à Kati, la tension était vive. Des dizaines de soldats, sur les dents ont scandé armes au poing « à bas la Cédéao». Le capitaine en personne a dû intervenir à plusieurs reprises pour contenir ses hommes et permettre à ses visiteurs de quitter les lieux sans encombre.

De l'accord cadre du 6 avril à la déclaration du 26 avril

Entre l’accord cadre signé le 6 avril et la déclaration des chefs d’Etat de la Cédéao jeudi dernier, un grand écart a été fait. Dans le premier texte, la junte était une des parties signataires. Il y était question de réfléchir au rôle qu’elle pourrait jouer dans les mois à venir, et aussi de fixer une durée consensuelle pour la transition. Trois semaines plus tard, le comité militaire est prié de se soumettre aux autorités civiles, ses membres de retourner dans les casernes et la transition est fixée à douze mois.

Deux textes au ton très différent qui suscitent toute sorte d’interrogations et d’interprétation. La junte se raccroche naturellement au document qu’elle a signé et qui se trouve être le premier, et celui qui lui est le plus favorable. Les militaires ont vécu l’annonce jeudi dernier du déploiement d’une force de la Cédéao comme un affront, et la promesse d’une transition d’un an menée par l’actuel président intérimaire comme une mise à l’écart. Et à tel point que samedi 28 avril une fronde anti-Cédéao a envahi le camp de Kati.

Jusqu’à quel point les militaires veulent-ils rester maîtres du jeu ? La Cédéao a-t-elle pris la mesure de la gravité de la situation ? Ces questions sont plus que jamais d’actualité car la crise dure depuis plus d’un mois à Bamako…alors que l’urgence au départ, c’était le nord du Mali.

RFI


1.Posté par Dian le 29/04/2012 15:16 | Alerter
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LE CNRDRE N'A AUCUNE VALEUR JURIDIQUE AUX YEUX DU MALI,DE LA CEDEAO..
Quels problèmes le CNRDRE a-t-il résolu jusqu'à présent?Rien..

Le faux capitaine Sanogo aux couilles vides, fuient ses responsabilités militaires en les masquant par des intérêts politiques.
Mais heureusement pour le Mali il ne maîtrise absolument rien.
Actuellement il a beau se plaindre cela ne changera rien dans le décision de la CEDEAO.

Ce Sanogo et le CNRDRE sont des couilles vides, des gueulards et des opportunistes.
Quels problèmes ont-ils résolu jusqu'à présent? Rien.
Les seuls éléments déstabilisateurs sont Sanogo et le CNRDRE qu'il faut à tout prix mettre hors d'état de nuire.
C'est juste une toute petite partie de l'armée qui suit Sanogo, ceux là même qui ne veulent pas se battre au nord.
Tout ça n'est qu'un trompe l'œil, la vérité c'est que ce sont des lâches et des couilles vides.
Pour quelle raison ce sont-ils engagés dans l'armée?

Laissons la CEDEAO en paix qui est dans son rôle.
Le Mali fait partie de la CEDEAO est donc soumis à tous les accords relatifs au maintien de l'ordre institutionnel et sécuritaire en quand de conflit.

Réfléchissez un peu.
En voyant tous ces dirigeants de la CEDEAO qui nous sont dévoués et qu'ils veulent nous aider à résoudre notre crise, je pense qu'il faut plutôt les soutenir. Ne voyez-vous pas donc un prélude à une future union des états unis d'Afrique. Arrêtons de critiquer la CEDEAO s'il vous plaît. J'approuve la décision de la CEDEAO. C'est ATT et ses bandes de cancres qui ont faillit à leur mission.

L'heure n'est pas aux plaintes et aux disputes débiles qui ne font que nous retarder davantage. ATT a dirigé pendant dix ans le Mali avec des cancres, où étaient tous ces politiciens gueulards?

Je fais confiance à notre gouvernement constitué de cadres et responsables valeureux.

2.Posté par Elie le 29/04/2012 20:00 | Alerter
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je suis tout a fait d accord avec Dian

3.Posté par self ag le 30/04/2012 08:40 | Alerter
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Sanogo si tu n' as rein a dire il faut dit tout simplement que il ya poisson dans l'eau

4.Posté par self ag le 30/04/2012 08:45 | Alerter
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je vous en pris les militaires au lieu de se battre pour nord mali; vous êtez là cherche le pouvoir.
Alorsque nos sont là souffris.

5.Posté par self ag le 30/04/2012 08:49 | Alerter
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je vous en pris les militaires au lieu de se battre pour nord mali; vous êtez là cherche le pouvoir.
Alorsque nos parents sont là a souffris. je suis confiance à l'arme malienne, alle au nord pour recupére notre territoire.

6.Posté par pirlo le 30/04/2012 10:02 | Alerter
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Vous etes entrain de faire la promotion de ce connard qui reflechit avec ses couilles. Depuis qu'il a goutté aux delices du pouvoir il ne veut retourner dans les casernes et fermer sa gueule dans les rangs. Si le gouvernement et les populations ne l'arretent pas il va faire basculer le pays dans une instabilité politique sans precedent alors que le Mali aujourd'hui a besoin de tous ses enfants pour regler ses problemes internes.
Ce con sort du neant et veut rester toujours au devant de l'actualité. Il risque de finir comme beaucoup de jeunes officiers qui fesait le con comme lui. Pauvre con. La honte du Mali SANOGO

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