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Mali: Le président de l'Ua pour la création d'une force avec aval de l’Onu

le 31 Mai 2012 à 11:33 | Lu 1167 fois

PARIS - Le chef de l'Etat béninois et président en exercice de l'Union africaine, Thomas Boni Yayi, a plaidé mercredi pour une saisine du Conseil de sécurité de l'ONU en vue de la création d'une force africaine d'intervention au Mali, lors d'une conférence de presse à Paris.


Mali: Le président de l'Ua pour la création d'une force avec aval de l’Onu
Nous proposons que l'UA renforce sa position pour que le Conseil de paix et sécurité (de l'UA) puisse saisir le Conseil de sécurité de l'ONU, a-t-il dit, évoquant une force qui pourrait être africaine sous l'égide de l'ONU.

Nous pouvons prendre exemple de la Somalie, où une force africaine opère avec le soutien des Nations Unies. Nous pouvons aller dans cette direction, a-t-il dit, sans plus de précision quant à la composition et au mandat de cette force.

Cette solution (militaire) doit venir après le dialogue, mais le dialogue ne doit pas trop durer, a-t-il ajouté.

Nous ne voulons pas d'un Afghanistan ouest-africain. La question de la stabilité n'est pas négociable pour nous, a-t-il martelé.

Le Mali est coupé en deux depuis deux mois, à la suite d'un coup d'Etat militaire qui a renversé le régime du président Amadou Toumani Touré le 22 mars. Toute la partie nord du pays est sous le contrôle de rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et de groupes islamistes.

Les islamistes d'Ansar Dine, allié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et le MNLA ont annoncé ce week-end la fusion de leurs mouvements avant de revenir sur cette annonce, évoquant des désaccords de fond sur l'application de la loi islamique.

On ne peut pas décider de dire qu'on va transformer le Mali, pays démocratique et laïc par sa tradition, en une république islamique. Avec les dernières informations que nous recevons, j'ai mal à faire la distinction entre MNLA, Ansar Dine et Aqmi, a relevé le président béninois.

Le péril terroriste relève de la communauté internationale. J'ai eu l'occasion d'attirer l'attention de mon ami François Hollande sur cette question, dans une région où il y a six otages Français, a-t-il dit, au lendemain d'un entretien avec le nouveau président français à l'Elysée.

Source AF¨P