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Malick Gackou, une grenade dégoupillée à l'émission "Pile ou Face" de Pape Alé Niang (Exclusivité Leral)

Le numéro 2 de l’Alliance des forces de progrès (Afp) sort de son mutisme et ce n’est pas pour faire dans la dentelle. Alors que les attaques fusent de partout, il a décidé de répondre aux questions du journaliste Pape Alé Niang, dans Pile ou face. Un entretien inédit.


Rédigé par leral.net le Jeudi 12 Mars 2015 à 15:00 | | 14 commentaire(s)|

Malick Gackou, une grenade dégoupillée à l'émission "Pile ou Face" de Pape Alé Niang (Exclusivité Leral)
A ceux qui l’accusent d’être à l’origine des événements du 22 janvier 2015 au Terrou bi, la réponse du numéro 2 de l’Afp tombe comme un couperet: "ce n’est ni mon style ni ma façon de faire. Il n’y a pas à chercher midi à quatorze heures. Le seul responsable est celui qui a organisé cette réunion".

«Quand tu tiens une réunion et que tu invites une autorité comme le président Moustapha Niasse, tu dois tout faire pour qu’elle se déroule normalement ». Gakou pense dur comme fer qu’après cet « échec » la meilleure chose que Alioune Sarr pouvait faire est de démissionner de son poste. Poursuivant, il ajoute que le 17 janvier, 5 jours avant la réunion du 22, il y a eu un accrochage entre les cadres à la permanence de l’Afp à cause de la candidature du parti à la présidentielle de 2017. Ce jour là, renseigne-t-il, il avait suggéré l’annulation de la réunion du Terrou bi afin de régler le problème. Ce qui n’a pas été fait.

« La décision du bureau politique du 10 mars a été prise à cause du meeting de Dahra »

Malick Gakou est formel, ce qui divise le parti c’est la décision du 10 mars 2014 du bureau politique et il révèle que c’est un hold up qui a été orchestré par de mauvaises volontés suite au meeting de l’Afp à Dahra. Et pourtant quand on programmait ce fameux meeting, assure le progressiste, il était en France. Mieux il y est allé sur instruction de Moustapha Niasse. « Quand je suis parti à Dahra nous avons assisté à un bon meeting, les jeunes de Dahra ont commencé à scander mon nom. C’est là que des gens mal intentionnés sont allés voir Moustapha Niasse pour lui dire que je fais une tournée nationale pour déclarer ma candidature. C’est comme ça que le bureau politique a été convoqué pour dire que l’Afp soutient un seul candidat en l’occurrence Macky Sall».

« Je n’ai pas mis Aliou Sall à la tête de la Mairie de Guédiawaye… Macky Sall m’a appelé pour me demander de soutenir son frère »

Parlant de la mairie de Guédiawaye, Gakou assure qu’il n’a pas aidé Alioune Sall et que c’est par principe qu’il ne s’est pas présenté. Il renseigne qu’il était important pour lui de respecter la parole donnée à Feu Chérif Malick Sall puis à Cheikh Sarr. « Quand Alioune Sall est venu me voir avec son ami, je lui ai dit que je ne pouvais pas le soutenir parce qu’il ne connait rien de Guédiawaye. Je lui ai dit que ce n’est pas parce que ton frère est président que tu peux prétendre être maire de Guédiawaye». Il révèle par ailleurs que Macky Sall l’a appelé pour lui demander de soutenir son frère.


Ses rencontres avec Mimi Touré, Khalifa Sall et Abdoulaye Wade n’ont pas été occultées par le journaliste. Pour toute réponse, Malick Gakou déclare que depuis toujours, les hommes politiques se rencontrent et échangent sur la situation du pays. Il est de ceux qui pensent que la politique est là pour construire des ponts et non pour dresser des frontières entre les gens. « Le président Abdoulaye Wade m’a adressé une correspondance le 11 Février 2015. Il m’a invité chez lui pour me prodiguer des conseils comme un père le ferait pour son fils. Je crois que j’aurai répondu à son appel même s’il s’était limité à m’appeler».

« Il y a deux mois de cela, Bouna Seck est venu me voir à mon bureau et il a prié pour moi »

Son face à face avec le Pape du Sopi, lui a permis, assure-t-il, de clouer le bec à tous ceux qui disaient qu’il était financé par Abdoulaye Wade et Karim. «Ce sont de mauvaises langues, Wade ne m’a jamais financé idem pour son fils Karim ». Le nom de Bouna Seck s’est aussi invité à la discussion. Le numéro 2 de l’Afp ne comprend pas pourquoi Bouna Seck ne lui demande de justifier sa fortune que maintenant alors qu’il « y a deux mois de cela, il est venu le voir à son bureau et a prié pour lui ». Tout ce qu’il a aujourd’hui, il l’a obtenu à la sueur de son front, se défend-t-il.

«Quand on a retiré le nom de Alioune Sarr pour mettre celui de Moustapha Niasse dans la liste des députés, il était dans tous ses états »

Parlant de Aliou Sarr qui lui demande d’éclairer la lanterne des Sénégalais sur sa relation avec Karim Wade, Gakou s’étonne du comportement de son frère de parti. « J’ai été membre fondateur de l’Afp pendant 5 ans avant que Aliou Sarr ne débarque. Je l’ai soutenu quand il voulait être à la tête de sa commune en lui achetant un moulin à mil. Il a chanté mes louanges. A l’époque il ne m’a pas demandé de m’expliquer sur mes relations avec Karim», révèle-t-il. Mieux, assène-t-il, «quand le président Macky Sall a appelé Moustapha Niasse pour lui demander de mettre son nom sur la liste de l’Assemblée Nationale, celui de Aliou Sarr a été retiré. Ce dernier était dans tous ses états. Il a dit des énormités à Niasse et a même exigé qu’on lui confie une société nationale. Aujourd’hui, il se permet de dire qu’il est le défenseur de Niasse».

Ses relations avec Macky Sall, sa démission du gouvernement, sa Fondation Maternité solidaire et ses ambitions futures ont été évoquées. C’est donc un Pile ou face avec au menu des révélations fracassantes à suivre ce jeudi 12 mars à 21h sur la 2stv.






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