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Mame Cheikh Mbaye, le soufi hors du commun

L’érudit et mystique sénégalais Cheikh Amadou Kabir Mbaye ou Mame Cheikh (1864-1946), désigné depuis mardi dernier parrain du wharf pétrolier du Port de Dakar, compte parmi ses illustres fils El Hadji Djily Mbaye et Serigne Same Mbaye, tous rappelés à Dieu à Louga (203 km, Nord).


Mame Cheikh Mbaye, le soufi hors du commun
L’ancêtre d’Amadou Kabir Mbaye s’appelait Ibrahima Koraïchite, venu de la Mauritanie et installé au Sénégal au milieu du 16ème siècle, écrit Cheikh Amadou Kabir Mbaye dans sa thèse de doctorat de 3ème cycle, consacrée à son grand-père et homonyme ("Marsiyya Seex Amadou Kabir Mbaye: entre épopée et hagiographie").

Son ascendance remonte au premier khalife musulman, selon l’universitaire qui rapporte l’authentification de cette assertion dans un poème de Mame Cheikh Mbaye : ‘’Nous sommes les descendants d’Abu Bakr connus pour notre gloire basée sur le savoir et sur la haute fonction que nous avons toujours occupée’’.

Amadou Sakhir Mbaye (autre nom du cheikh) est né en 1864 à Boukoul, près de Coki dans le Cayor (Nord du Sénégal). Il a été Cadi de Yang-Yang dans l’ancienne province du Djolof (Nord), mais c’est à Louga qu’il s’est révélé le mieux dans la spiritualité et la théologie islamiques. Des sujets qu’il abordait en arabe ou en wolof.

‘’La pièce maîtresse de son action est d’ordre socio-éducatif et culmine avec le daara (école) de Coki, confié à son disciple Ahmadou Sakhir Lô’’, souligne Dr Mbaye. Il cite aussi le chercheur en science islamique Thierno Ka qui indique une production de 800 poèmes crédités à Ahmad Sakhir Mbaye, autre nom de Mame Cheikh Mbaye.

‘’Sa poésie, d’inspiration religieuse, est essentiellement moralisatrice et s’organise autour des thèmes comme la patience, le savoir et la morale’’, explique l’universitaire, fils d'actuel khalife, Serigne Abdou Salam Mbaye. Ce dernier avait un frère, Serigne Ibrahima Mbaye, une incarnation aussi de la vertu prêchée par le cheikh.

A l’instar des marabouts de son époque, le contexte de colonisation était aussi quelque part une contrainte pour le cheikh, mais Mame Cheikh Mbaye ne se laissait pas faire avec "le Blanc". Il tirait cette force de sa foi et de la mystique, mais surtout de la station élevée de "Fard" qu’il revendiquait dans cette voie soufie, affirment des chercheurs.

Dans un poème ‘’L’homme doit avoir confiance en Dieu’’, Mame Cheikh Mbaye psalmodie : ‘’Je remercie Celui à qui je me suis confié toute ma vie/Quel Excellent Protecteur’’. Par ailleurs sur sa station mystique hors de portée du commun des saints, il dit: ‘’Notre commencement est la fin de la sainteté et notre fin est le début de la prophétie’’.

‘’En t’honorant, ton Seigneur t’a fait un bienfait tel que tu dépasses ta génération. Préserve à jamais la bienséance qu’on t’a reconnue malgré les commérages’’, lui adresse, dans un vers, son ami Serigne Touba. En réponse, le récipiendaire écrit: ‘’Le Trésors des trésors m’est parvenu par la grâce de Dieu/Et pourquoi pas, puisque c’est le Miséricordieux qui me l’a insufflé’’. Il fait allusion au nom suprême de Dieu.

Grâce à cette sanctification, soutiennent ses disciples, Cheikh Amadou Kabir Mbaye transcendait toutes les voies soufies, au point de trouver la sienne. Citant d’autres travaux consacrés à ce guide, Dr Cheikh Amadou Kabir Mbaye rapporte que ‘’Mame Cheikh est le fondateur de la confrérie Muhammadiyya’’.

‘’Néanmoins, il faut noter que Serigne Same Mbaye indique, parlant des relations de Mame Cheikh avec ses anciens maîtres, El Hadj Malick Sy et Cheikh Ahmadou Bamba, qu’il est plus proche du dernier dont il partage la philosophie religieuse, mais aussi dont il est le témoin, devant Dieu, dans son entreprise de restauration d’une voie du soufisme : le mouridisme.’’

Au savant et éducateur Serigne Mbacké Bousso qui l’apostropha en mystique, Cheikh Amadou Kabir Mbaye offrit ces vers : ‘’Je suis le buveur désaltéré, j’ai déjà goûté avant, et mon réveil est intervenu après l’enivrement/Je le jure, j’ai dépassé toutes ces stations, et c’est la mer de l’Essence de Dieu que j’ai puisé mon premier et mon dernier abreuvement’’.

Disparu en 1946 à l’âge de 82 ans, Mame Cheikh Mbaye est le parrain de l’hôpital régional de Louga, mais aussi du lycée d’enseignement général de Tambacounda (467 km, Est). Cet établissement secondaire est une des œuvres de bienfaisance de son fils El Hadj Abdoul Khadre (Djily) Mbaye, un milliardaire décédé en 1991 à l'âge de 64 ans.

APS

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1.Posté par jarga le 20/01/2013 19:05 | Alerter
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On devrait peut être se calmer...au Sénégal. Un peu de modération.

2.Posté par babs mbaye le 20/01/2013 20:08 | Alerter
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3.Posté par babs mbaye le 20/01/2013 20:14 | Alerter
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4.Posté par babs mbaye le 20/01/2013 20:18 | Alerter
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