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Mame Mbaye Niang : "La posture du chef de l'Etat ne peut être plus légaliste pour un républicain"

Le ministre de la Jeunesse et de l’emploi et non moins Secrétaire national en relation avec les jeunes de l’Alliance pour la République (Apr), Mame Mbaye Niang, a invité, hier, ses camarades « apéristes » à défendre la position du chef de l’Etat sur l’avis du Conseil constitutionnel. Pour lui, le fait de ne pas s’y conformer serait symboliquement haïssable pour le président de la République qui est la première institution et la seule à incarnation humaine garante de toutes les autres.


Rédigé par leral.net le Jeudi 18 Février 2016 à 09:05 | | 1 commentaire(s)|

« L’intention du chef de l’Etat de respecter sa parole ne peut nullement être remise en cause tant il est vrai qu’il a posé tous les actes qui présidaient à la réalisation d’un tel dessein », a soutenu, hier, le ministre de la Jeunesse et de l’emploi. Selon lui, cette posture ne peut être plus légaliste pour un républicain. Le Président a consulté ses voix autorisées en la matière, dont le Conseil constitutionnel, pour avis sur son intention et sa ferme volonté, maintes fois réitérées, de réduire la durée du mandat du chef de l’exécutif, y compris celui en cours. Mame Mbaye de soutenir que le Président, malgré sa volonté de réduire son mandat, s’est vu heurté à l’irrécusable décision prononcée par le seul juge habilité en la matière.

Le fils de l’Imam Mbaye Niang a, par ailleurs, estimé que le Président Macky Sall a préféré revoir ses ambitions à la baisse et se conformer scrupuleusement aux décisions du Conseil constitutionnel. Car, le fait de ne pas s’y conformer serait symboliquement haïssable pour celui qui est la première institution et la seule à incarnation humaine garante de toutes les autres. A l'en croire, le peuple ne lui aurait jamais pardonné de fouler au pied le dépôt sacré de sa légitimité : « la Constitution ». « Cela fragiliserait nos institutions et constituerait un précédent dangereux qui ouvrirait la boite de pandore à toutes les formes de dérives institutionnelles imaginables. Car, il faut toujours distinguer la volonté personnelle et celle-là du peuple », martèle-t-il.

Le ministre de la Jeunesse a, en outre, invité ses camarades à défendre la position du Président sur l’avis du conseil Constitutionnel. Parce que, estime-t-il, le bon sens est la chose la mieux partagée au monde. Sur le fondement de cette assertion, il est donc indéniable qu’un mandat dont la durée ne peut pas être augmenté en cours d’exercice, par simple parallélisme des formes, ne pourrait être réduit avant terme. Toutefois, le patron de la jeunesse « apériste » de rappeler : « En 2012 tout le peuple était debout pour refuser un tripatouillage constitutionnel proposé par Me Wade qui dévalorisait, à coup sûr, notre démocratie. Pour la bonne gouvernance de toutes et de tous, en ce moment, bien qu’étant opposé à la candidature du Président Abdoulaye Wade à un troisième mandat consécutif, Macky Sall n’en avait pas moins tenu à respecter l’arbitrage constitutionnel ». M. Niang de rappeler que le Président n’a jamais contesté la décision rendue à l’époque. C’est pourquoi, au moment où la plupart des candidats avaient choisi de rester à Dakar, Macky Sall avait décidé de rencontrer les Sénégalais.

Fara Mendy






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