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Marchés de Dakar au lendemain de la Tabaski : La tendance des cours des denrées toujours en hausse

La fête du mouton se fait encore ressentir dans le panier de la ménagère. Acheteurs et vendeurs quasiment absents au marché Castor et celui au poisson, la Tabaski célébrée le vendredi dernier, continue de maintenir le déséquilibre qu’elle avait occasionné entre la demande et l’offre. Cela s’est traduit par une inflation des prix des denrées tels que les légumes et le poisson.


Rédigé par leral.net le Mercredi 30 Septembre 2015 à 14:06 | | 3 commentaire(s)|

La relation de l’offre et de la demande ne s’est toujours pas stabilisée au marché Castor et celui au poisson de Pikine, que nous avons visités hier, mardi 29 septembre. Dans ces lieux de transaction et d’échanges, au rythme festivalier, règne l’accalmie totale. En effet, quatre (4) jours après la Tabaski, vendeurs comme acheteurs, dans leur majorité, sont toujours en fête dans les régions intérieures du pays où ils y étaient pour commémorer l’Aid-el-kabir en famille. Ce n’est pas encore le grand jour des ambiances dans ces lieux où l’atmosphère était d’habitude fervente.

Ainsi, les personnes retrouvées sur place sont unanimes sur le constat : « les activités sont au ralenti, car, les principaux acteurs du marché ne sont toujours pas rentrés », informe Mamadou Tew mareyeur au marché central au poisson. Il indique que seul moins du tiers du personnel, toutes catégories confondues, a repris du service et le reste est encore en congé hors de Dakar. « Il en résulte, de toute évidence, eu égard à la loi du marché, une flambée des prix des denrées comme les produits de mer et ceux maraichers devenus rares». F. Samb (elle n’a pas voulu décliner entièrement son identité), venue se ravitailler au marché central au poisson juge les prix des légumes et du poisson élevés. « Le kilogramme de poisson « Seud coûte 2200 F contre 2000 francs CFA avant la fête du mouton, et ceux des légumes ont doublé. Le chou est à 1200 et la carotte à 700 au lieu de 600 et 400 respectivement à la vieille de la fête », renchérit-elle. Une autre cliente d’une trentaine d’années abonde dans le même sens. « Elle a déboursé 6500 pour payer la même quantité (poids non précisé) de poisson au lieu du prix d’avant Tabaski qui était à 4000 ou 4500 francs CFA ».

En outre, le climat de désert qui prévaut au marché central au poisson n’a pas eu seulement des incidences sur le panier de la ménagère. Le chiffre d’affaires de l’institution comme des mareyeurs ressent encore les «interférences » de la Tabaski. Mame Coumba, revendeuse de poisson, sous évalue, elle, ses revenus journaliers au cinquième de son chiffre d’affaire habituel. Selon ses propres termes « cette contre performance de mon business est liée, d’une part, à la non disponibilité des espèces daurades et « sompate » qui sont introuvables sur le marché, et, d’autre part à la rareté des clients qui continuent à déguster la viande de leurs moutons».

Nonobstant la rareté de certaines espèces, Mamadou Tew ne craint aucune rupture de ravitaillement du marché en produits de mer. Nous indiquant qu’un camion frigorifique est venu de Ziguinchor contenant 20 tonnes de « Seud » et pouvant être conservées durant 20 jours, grâce aux moyens frigorifiques. Il nous rassure que le poisson sera disponible sur le marché d’ici la reprise normale, prévue lundi prochain, d’après toujours lui.

Sud Quotidien






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