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Mariage consommé en piétinant les traditions : le beau père réclame le divorce

Les parents d’Amy ont réclamé et prononcé eux-mêmes le divorce de leur fille, car leur beau-fils a consommé le mariage en dehors de tout respect des pratiques coutumières. Le litige s’est terminé à la barre avec un beau-père prévenu.

Ngouye Séne, âgé de 47ans, cultivateur au village de Sissis est prévenu d’inciter sa fille Amy Séne agée de 17 ans, à refuser de rejoindre le domicile conjugal et divorcer de son mari. Or celle-ci avait déjà consommé la dot. Samba Thiaw, le mari d’Amy, dépité par le comportement de son beau-père porte plainte à la gendarmerie de Thiadiaye pour contraindre sa femme à le rejoindre. Le mariage avait été célébré à keur Déthié, il y a 2ans.


Rédigé par leral.net le Mercredi 25 Mai 2011 à 14:38 | | 1 commentaire(s)|

Mariage consommé en piétinant les traditions : le beau père réclame le divorce
A la barre, Ngouye Séne conteste les accusations portées contre lui. Il soutient au tribunal qu’il a marié sa fille à Samba qui est un parent par alliance. Mais pour préparer sa fille au mariage, il l’amène à Dakar pour gagner sa vie. Parce que selon la coutume sérère, quand on marie sa fille, la maman prépare une fortune pour fêter la consommation du mariage. Aussi, le jour qu’elle rejoint son domicile conjugal nécessite beaucoup de dépenses de la part de la maman de la fille. Selon Ngouye, Samba a profité du séjour de sa femme à Dakar, pour non seulement consommer son mariage mais aussi pour mener la vie difficile à celle-ci. « Un soir, ma fille m’a appelé au téléphone pour dire que son mari la frappait, l’injuriait et se moquait tout le temps d’elle. Amy m’a dit qu’elle ne voulait plus de ce mariage », raconte le beau-père. C’est alors que Ngouye a envoyé des émissaires auprès de la famille du garçon pour rembourser la dot et demander le divorce pour incompatibilité d’humeur. Mais les parents de Samba ont refusé de prendre l’argent.
Le juge a tenu à rappeler à Ngouye qu’il n’avait pas le droit de prononcer un divorce dont seul le juge est habilité à le faire.
Samba, le mari, a nié les faits surtout d’avoir frappé son épouse. D’après Samba, lorsque sa femme est venue à Dakar, il lui a acheté un téléphone portable pour communiquer et que celle-ci puisse lui rendre visite quand il n’a pas le temps d’aller la voir. Mais un jour, il appelle sa femme et tombe sur son beau-père qui lui dit qu’il a confisqué le portable de sa fille. Mieux, il lui annonce son intention de rompre le mariage.
Pour Amy Séne, la nouvelle mariée, citée comme témoin, son mari lui a offert un portable lorsqu’elle est arrivée à Dakar. Chaque samedi, il l’appelle pour qu’elle vienne passer la nuit chez lui aux maristes. Mais la dernière fois, Samba l’a forcée à venir alors qu’elle était souffrante. Et quand elle est venue, celui-ci l’a battue, insultée, et a traité de tous les noms son père. « Ce que je ne pouvais plus supporter, j’ai demandé le divorce », soutient Amy.
Le deuxième témoin, Mbaye Kama, le grand-père de la fille, s’est présenté comme étant la personne morale de la famille. A l’en croire, le mariage a duré deux ans et Samba n’a jamais réclamé sa femme. Mais ce qui a irrité les parents de la fille, c’est le fait de transgresser les règles traditionnelles en couchant avec sa femme à Dakar à l’insu des parents. Et la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, selon Kama, c’est le fait de la battre et de l’injurier. « C’est à partir de ce moment que j’ai amené la fille à Kaolack chez moi, le temps d’y voir plus clair », déclare Mbaye Kama, qui poursuit : « je me suis rendu chez eux avec une délégation pour tenter de rendre la dot mais Samba a refusé et a réclamé sa femme. Ce jour-là, sa maman nous a proféré des insanités. » Le grand-père de la fille est convaincu qu’il ne peut plus y avoir d’union entre ses deux familles. Parce qu’il n’existe plus de confiance ni de respect entre elles.
Pour le juge, même si le mariage est célébré ailleurs, seul le juge peut prononcer le divorce et non les parents. Donc, il les a exhortés à se rapprocher du tribunal pour prendre connaissance des démarches à accomplir avant de fixer le délibéré pour demain, 26 mai.

Pape DIEYE. rewmi



1.Posté par MINE TEYE le 26/05/2011 14:45 | Alerter
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S'ils sont musulmans, le mariage ne peut être consommé sans l'avis du KILIFE de la femme qui n'est autre que son père et si le mariage est fait sans son accord, il est nul et non avenu.

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