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Maroc ou l’exception d’un pays, d’un peuple et d’un Roi.

le 31 Juillet 2012 à 12:42 | Lu 3007 fois

Le lundi 30 juillet 2012, le peuple marocain, dans toutes ses composantes, a célébré le XIIIème anniversaire de l’accession de son Roi au Trône.


Maroc ou l’exception d’un pays, d’un peuple et d’un Roi.
A cette occasion, le souverain marocain a adressé à la Nation marocaine un discours.

Dans son adresse au peuple marocain, le Roi a tenu à réaffirmer que les réformes qu’il a engagées sont des réponses aux attentes des marocains et non le résultat de quelconques pressions.

Le Chef de l’Etat a également confirmé que la justice, la régionalisation et la gouvernance constituaient des priorités et affirmé que le Maroc restera un exemple « d’attachement à l’Islam sunnite prônant le juste milieu, la tolérance et proscrivant l’extrémisme, le fanatisme ainsi que l’ostracisme ».

A rappeler que le Roi du Maroc avait lancé au printemps dernier un vaste chantier pour réformer la justice gangrenée par la corruption et très critiquée dans le pays.

Avec l’adoption de la nouvelle Constitution, qui accorde plus de pouvoirs au gouvernement et au Parlement et qui place la réforme de la justice au cœur de son dispositif, toutes les conditions sont désormais réunies pour assurer le succès de ce grand chantier. C’est pourquoi, il a appelé la Commission en charge de cette réforme à travailler en toute indépendance.

S’agissant de la régionalisation que le Maroc souhaite instaurer dans le cadre d'un vaste projet de décentralisation, le Souverain a estimé qu'elle constituait un "chantier majeur" qui permettra à l'administration "de se redéployer et de répondre au mieux aux besoins des services".

Au-delà des grandes lignes du discours Royal, il serait opportun de présenter aux lecteurs un rapide bilan des actions du Souverain marocain en faveur de son peuple et pour la grandeur du Maroc depuis plus d’une décennie.



Dès son accession au Trône en 1999, le Roi du Maroc a installé l’Instance Equité et Réconciliation afin de tourner la page des abus des Droits de l’Homme. Une instance saluée par la communauté internationale et qualifiée de modèle de justice transitionnelle.

Sur le plan des droits de la femme, le Souverain, attentif à l’évolution de la société marocaine et de la place de la femme, a tenu a ce que celles-ci bénéficient des droits équivalents à ceux des hommes.

Dans cet objectif, le code la famille, la moudawanna, a été modifié afin de remettre la femme et l’enfant dans tous leurs droits.

De plus, sous la conduite et la supervision du Roi du Maroc, un programme d’infrastructures en marche forcée a été engagé. Que ce soit par l’effort de désenclavement de régions entières ou l’électrification de villages isolés ou encore par la lutte contre l’analphabétisme, le combat est mené sur plusieurs fronts en même temps.

Dans ce contexte, l’ambitieuse Initiative de développement humain (INDH), a réussi en l’espace de sept ans à remettre en selle de larges catégories sociales démunies.

Rien qu’entre 2006 et 2010, environ un milliard d’euros ont été mobilisés dans des programmes pluriannuels de lutte contre la pauvreté. Le combat contre la précarité a été mené dans les régions reculées aussi bien que dans les villes et les périphéries.

Les grands projets d’infrastructures n’étaient pas en reste, bien au contraire. La remarquable extension du réseau autoroutier qui relie désormais les principaux centres urbains du pays, en est la parfaite illustration.

Mais le fleuron d’une décennie d’efforts est sans doute le port de Tanger-Med, qui est l’un des plus importants ports à conteneurs en Méditerranée.

Cette réalisation s’ajoute aux investissements lourds injectés dans les grands projets touristiques, les programmes ambitieux du groupe OCP, le leader mondial des phosphates, la production électrique à partir de l’énergie éolienne et solaire.

Autre chantier concrétisé sous la conduite du Souverain, celui de la généralisation d'un régime d'assistance médicale (Ramed) pour les plus démunis, l'extension de l'assurance-maladie obligatoire (AMO) aux personnes exerçant une activité lucrative ainsi que la construction de milliers d'habitations à prix modique donnent du sens à la notion de développement humain. Un modèle de couverture sociale unique dans le monde arabo-musulman, sur le continent africain, asiatique et américain.

Par ailleurs, la Constitution adoptée par référendum le 1er juillet 2011 établit un projet social cohérent.

Elle définit les droits économiques et sociaux et accorde une reconnaissance officielle à certaines populations comme les Berbères (Amazigh) ou les juifs marocains.

Les droits de l'homme et la protection de l'environnement sont affirmés avec force, comme les bases du projet social marocain.

Ce modèle, issu d'élections libres et transparentes, se fonde sur un consensus entre le Roi et le gouvernement, consacrant l’équilibre des pouvoirs et instaurant un partage du pouvoir entre le Roi, le gouvernement et les autres instances dirigeantes ou représentatives du pays.

C’est pour toutes ces raisons que le printemps arabe est passé au Maroc, presque inaperçu ou du moins, sans effusion de sang, contrairement à d’autres pays arabes.

En conclusion, il est confirmé, quoi que puissent dire certains sur le Maroc et ses failles, que le changement est observable et vérifiable.

Sur l’ensemble du territoire, des mégaprojets et des centaines d’autres projets de petite ou moyenne dimension, sont inaugurés ou lancés.

Malgré le peu de moyens financiers dont il dispose, le Royaume, sous la conduite éclairée de son Roi, a pu franchir un bon bout de chemin sur la voie du développement et de la démocratie.

C’est aussi pour ces mêmes raisons, que le Maroc a su maintenir le rythme de son développement économique et social alors que la crise économique sévit à moins d’une dizaine de kilomètres au Nord de ses côtes. Pour preuve, à cette date, aucun des mégaprojets programmés n’a été annulé pour des motifs d’austérité

Aussi, le Maroc, sans une goutte de pétrole et avec une forte population, se présente, selon le PNUD, comme un exemple à suivre.

Le Maroc a également été de tous les États confrontés au « printemps arabe » le seul pays à réussir d'emblée le « compromis historique » que les autres cherchent encore à provoquer, quand leur refus sectaire n'aura pas entraîné leur faillite définitive.

Force est de constater que les réformes entreprises au Maroc permettront une avancée démocratique lente mais certaine. Cette affirmation peut surprendre, mais aujourd'hui le Roi et le gouvernement travaillent ensemble pour mettre en évidence les problèmes sociaux et tenter de trouver des solutions.

Le Souverain marocain, qui a su anticiper les aspirations du peuple marocain, a pu garantir l’avenir du Maroc et en faire une référence mais aussi un exemple à suivre pour l’ensemble du monde arabe et africain.

C’est dans ce sens que le Maroc, son peuple et son Roi constituent bel et bien une exception que jalouse nombre de pays.

En vous demandant de bien vouloir publier ce papier. Une réponse par courriel à cette demande serait appréciée. Cordialement. Farid Mnebhi.


1.Posté par meknessi le 31/07/2012 14:20 | Alerter
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notre vrai Roi c'est bien André Azoulay qui avendu lepaysases frères,ma famille vie dans la misère totale et toi tu nous parle de jalousie!!!
on es numero 1 dans la prostitution,corruption,drogue,ect...

2.Posté par Marocain pas d'accord le 31/07/2012 14:52 | Alerter
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Notre Cher Roi est un dictateur...
Ses tentacules vont partout oû il y a des sous dans l'économie de ce pauvre pays
Les mégaprojets ont vous parlez lui appartiennent à lui et à sa clique corompue..
On en a marre de lui
On veut élire sinon un président du moins un premier ministre au suffrage universel
Mais ses augustes fesses aiment trop le trône royal

3.Posté par alkooss le 31/07/2012 14:56 | Alerter
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bonjour

je suis un mre ,tout ce que je peux dire est que notre roi fait tout ce qu'il peut pour faire avancer notre pays ,vers un monde moderne,alors aidons le en denoncant la corruptions et tout ce qui peut nuire a notre nouvelles democratie,regardez ce qui s'est passé autour de nous

4.Posté par alkooss le 31/07/2012 15:02 | Alerter
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on a toujours été fiers d'etre marocains, nous avons toujours été respecter alors de dire n'importe quoi ou alors c'est que tu n'est pas un vrai marocain,sois fier de ton pays et aide le a avancer plutot que de vouloir revenir en arriere.

5.Posté par Dr Idrissi My Ahmed, le 31/07/2012 18:25 | Alerter
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ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC


Bonne Fête à Sa Majesté le Roi Sidi Mohammed VI,
dans le bonheur, les progrès et la santé du Peuple marocain

Cette opportunité de la Fête du Trône est une occasion bénie, propice pour les rappels de nos dols aux élus, à tous les Pouvoirs concernés et les Cadres qui sont placés à la tête de la Nation. C'est une demande de réforme fiscale des circuits de santé à l'Etat. Elle s'adresse respectueusement aux nouveaux élus, aux dignes Conseillers de SM le Roi, aux chefs des Partis et autres respectables parlementaires.

A Monsieur le Secrétaire Particulier de SM Le Roi, Si Mohamed Chraïbi
A Messieurs les Conseillers de SM le Roi Sidi Mohamed VI
En leur demandant leur compréhension de nos dols et leurs appuis

A M le chef du gouvernement Si Abdelilah Benkirane et au Dr Saâd Eddine El Othmani
Avec nos compliments aux responsables, pour leurs réélections aux hautes instances du PJD

Monsieur Karim Ghellab, Président du Parlement,
A M. le Pr Mohamed Cheikh Biadillah, Président de la Chambre des Conseillers

Copie à SE M. le professeur El Houssaine Louardi, Ministre de la Santé
Copie à M. Nabil Benabdellah, Secrétaire général du PPS et Maître Moulay Ismaïl Alaoui,

Copie à maître Moulay Tahar Alaoui, Président du Conseil National de l’Ordre
Copie à maître Si Abdelatif Berbich, Secrétaire Perpétuel de l’Académie du Royaume du Maroc,

En sollicitant votre compréhension de nos dols et votre appui, nous vous prions par la même, de transmettre nos vœux de succès et nos souhaits de longue vie à Sa Majesté le Roi, que Dieu Le protège et Le glorifie.

RAPPEL AUX AUTORITES DE NOTRE REQUETE
DE DETAXE DES IMPOTS INDIRECTS SUR LES MALADIES.

TVA et Douane, représentent au minimum 24% d’impôts indirects et nécessitent une réforme radicale du circuit des soins. Une détaxation devant aller du diagnostic aux médicaments, sans discrimination entre les maladies. Pour être efficiente, elle devra s’appliquer, dans un cadre de détaxation fiscale générale, tant sur le matériel médical, les réactifs, que sur les intrants des laboratoires. Car ces charges ne s’imposent électivement que sur les malades, dont ils limitent et freinent leur juste accès aux soins.
IL NE PEUT Y AVOIR DE DEMOCRATIE SINCERE ET LOYALE
AVEC L’EXPLOITATION EHONTEE DES MALADES

Cette opportunité de la Fête du Trône est une occasion bénie, propice pour les rappels de nos dols aux élus, à tous les Pouvoirs concernés et les Cadres qui sont placés à la tête de la Nation. C'est une demande de réforme fiscale des circuits de santé à l'Etat. Elle s'adresse respectueusement aux nouveaux élus, aux dignes Conseillers de SM le Roi, aux chefs des Partis et autres respectables parlementaires.

C'est donc à propos de ces taxes incestueuses et fourbes, exploitées comme indirectes et que sont les taxes de Douane et de TVA. 24 % de pénalités minimales uniquement sur le dos des seuls malades ! Une monstruosité perverse et fourbe, des lois cyniques et scélérates! Imposées de façons aveugles et coloniales, prédatrices et amorales, elles s'appliquent sur tout le circuit des soins. Elles brident l'accès aux soins et les renchérissent. Elles dégrèvent ainsi les Caisses CNSS et OMFAM des malades, elles entaillent gravement et inconsciemment le budget des hôpitaux, en sapant la politique d'acquisition et de modernisation du matériel. Ces taxes sont contraires à l'esprit humanitaire et de solidarité, tels qu’ils sont impulsés par SM à l'INDH. Elles freineront certes le Ramed, aussi

LE BUT

En supprimant ces taxes fossiles, antisociales, si contraires à la philosophie musulmane, notre Gouvernement et notre Souverain donneront une leçon de démocratie et modernité à tous les pays du monde. On a vu dernièrement les efforts de M. Barak Obama, on l'a vu lutter pour faciliter l'accès aux soins aux Américains, on a souvenir de nos accords avec l'OMC, devant supprimer les taxes de douane, comme on a vu les tentatives du Ministère de la Santé tenter de diminuer les prix des médicaments pour un meilleur accès aux soins. On est redevable aux décideurs, longuement sollicités en voyant quelques maladies effacer leur sordide TVA. Mais il reste à exonérer des taxes de Douane et de TVA toutes les maladies ! Toutes, sans exception aucune et sans discrimination entre elles, afin d'aider les pauvres, les malades, les chômeurs et les handicapés.

APPEL

Ces déshérités et ces affaiblis, n'ont pas de taxes à payer à l'Etat pour leurs déficiences physiques. Fussent-elles chroniques, légères ou passagères ! Pour toute bonne gouvernance, ce sont là des valeurs de probité fiscale et non de passe-droit de l'Etat. Ce sont des normes d'équité et de justice qui se confondent avec les droits de l'homme et l'éthique bien sentie de d'Islam. Ces valeurs d'amour et de proximité avec les citoyens, sont le premier souci et le premier chantier d'Amir El Mouminine. Et c'est là, sans hypocrisie, sans faiblesses ni atermoiements, la seule solution et la plus radicale, la plus humaine, la plus juste des évolutions fiscales. C'est la Réforme la plus efficiente de par son audace et son inventivité.


A MONSIEUR LE CHEF DU GOUVERNEMENT DE SM LE ROI

Le Gouvernement de Si Benkirane, comme les Deux Chambres du Parlement, devraient tenir ce défi complémentaire, comme un but et comme une norme morale, afin d'honorer leurs électeurs. Protéger le Peuple et le hisser dans la paix, parmi les plus modernes, lui permettre à ce Peuple le travail et la scolarité, sans entraves, lui assurer le pain et surtout le médicament, sans plus-values fiscales. N'est-ce pas là le but final de toutes les politiques et pour tout bon gouvernant qui se respecte ?
IL NE PEUT PAS Y AVOIR DE DEMOCRATIE SINCERE ET LOYALE
AVEC L’EXPLOITATION MORBIDE DES MALADES

Il ne peut pas y avoir de projet de société ni de représentation parlementaire ou ministérielle allant de pair avec l’exploitation par les élus des souffrances du peuple.

Il ne peut pas y avoir de projet ou de programme électoral sincère et loyal centré sur l’ignorance des souffrances du peuple, dont celles des couches affaiblies et des malades.

Il ne peut pas y avoir de projet de société sans solidarité entre les riches et les pauvres, les élites et ceux qui luttent contre leurs exclusions sociales, fractures qui se grèvent de multiples facteurs et paramètres d'exclusion et de morbidité.

Il ne peut pas y avoir de projet de société sans engagement de l’administration, ni de bonne gouvernance des guides et des responsables Sans leurs écoutes des tranches qui souffrent, et qui causent des freins aux progrès, du fait de leurs maladies et de leurs exclusions...

Il ne peut pas y avoir de projet de société ni de paix sociale avec les négligences ostentatoires et les insouciances arrogantes, ou les silences suffisants, de ceux qui sont portés aux affaires de par les voix et les urnes du peuple.

Il ne peut pas y avoir de projet de démocratie réelle ou d’égalitarisme, ni de visions socialistes ou sociales, en snobant les droits des couches les plus affaiblies du peuple, en égarant leurs droits, par incompétence ou par paresse, par ignorance des conseils de SM le Roi, qu’il est d’innover et de faire actes de créativité et de courage pour le progrès du Maroc

Il ne peut pas y avoir de projet de démocratie, de respect et de dignité, de liberté et de droits de l’homme ou de progrès, malgré l’INDH, si les droits des malades sont corrompus ou ignorés. Spécialement ceux des malades.

Il ne peut pas y avoir de démocratie réelle avec l’exploitation des malades et de leur état de maladie pour leur extorquer des impôts indirects sur leurs états de maladies. Impôts sur les affres, qui sont une aberration de l’éthique et de la morale, une iniquité antireligieuse dans un pays aux référentiels religieux, lesquels sont les fondements de ce ciment unioniste qu’est le Trône.

Il ne peut pas y avoir de démocratie réelle avec cette infamante prédation des situations de maladies et des faiblesses, qu’est la fiscalisation des médicaments et des produits sensés n’être utiles qu’aux malades. La prédation, l’exploitation de ces situations, sont des exactions, des abus contraires aux droits. Ils sont antisociaux et anti humanitaires. Nous le répétons.

NECESSITE DE REFORME FISCALE PAR HUMANISME ET PAR EQUITE

Fiscaliser les porteurs de maladies, exploiter les malades, pénaliser les fièvres et les détresses, c’est taxer les douleurs et arnaquer les faiblesses. Ce sont des escroqueries, doublées de rançonnements prévaricateurs, outrageux, infondés et excessifs. Ces taxations qu’il faut réformer, sont des extorsions illégitimes sur des états de déchéance et de non productivité. Nous le répétons car c'est flagrant de vérité.



Les taxes de douanes, foncièrement injustes sur le plan humain, les taxes de TVA, (Taxes sur les Valeurs Amputées), sont iniques et ineptes par essence. Car, elles sont appliquées sur des situations de non-productivité et sur des états de faillite de la santé, de détérioration et de déficit de celle-ci. Ces pénalités sont illégitimes et injustes, donc antilibérales et immorales.

Imposer les taxes sur les médicaments et leurs intrants, sur les réactifs et le matériel de diagnostic, sur les instruments des laboratoires, ceux des cliniques et des hôpitaux, est une sinécure et un non-sens graveleux pour un pays, dépourvu de technologies de pointe, qui ne crée ni ses médicaments, ni façonne ses machines ou ses instruments.

Fiscaliser les médicaments ainsi que toutes les étapes diagnostiques et de soins, c’est semer des embuches et des freins sur l’accès aux soins. C’est retarder ceux-là et provoquer chez les gens des aggravations supplémentaires, sinon chez les couches paupérisées, des tergiversations et des renoncements aux soins. Ces entraves sont alors capables de freiner la production, quand elle existe, et de provoquer des atteintes supplémentaires sur leur état de santé. Donc des nuisances ‘’ iatrogènes ‘’ sur leur santé voire même des atteintes à leurs vies.

DES EXACTIONS INSOUTENABLES :
ENTRE LES MALADIES ET LES TAXES INIQUES

Ces butées et ces freins, de par les taxes qui les représentent, sont des handicaps sérieux et des blocages. Ils répercutent leurs nuisances et se répercutent plus gravement sur toutes les étapes des soins et du diagnostic. Comme sur les hospitalisations, du fait que des taxes indirectes de Douane et de TVA frappent aussi inconséquemment, les réactifs et les intrants , tout le matériel de laboratoire et d’analyse, dont ils renchérissent le coût des actes.

Ces arnaques, confortées par l’État qui ne les supprime pas, carcans aux cous des plus faibles, enchainent et asservissent ceux qui souffrent, et eux seuls, nous avons dit, dans un état d’esclavage et d’exploitation, plus gravement que ne furent au Moyen-âge, les peuples soumis à la dîme et à la gabelle !

Si ces malades avaient la force de se lever et de s’unir, pour marcher, zombies à leur manière, ils auraient rejoint les rangs des manifestants pour crier, à leur façon, leurs dols surmultipliés par l’Administration aveugle qui les ignore encore.

Ils seraient les premiers à adresser leurs doléances au Roi, sans oser malgré tout, à lancer des lettres impudentes sur son passage !

Ils seraient les premiers à présenter leurs condoléances à eux-mêmes et à une nationalité, d’un pays dont l’administration, les ignore et ne les dessert pas !

En guise d'invectives impudentes face à la parésie des lois, s’ils devaient lancer des slogans, ils écriraient sous la bannière rouge sang, frappée de leur mauvaise "étoile jaune", qu’ils risquent de perdre leur nationalité avec leur santé, colonisée et exploitée, au point de se renier et de renier leur propre identité !

Ils iront crier à l’injustice qui les frappe et à l’infamie qui les ignore, au manque de respect envers leurs droits et leur dignité, parmi les jeunes hurleurs qui fermentent encore dans les rues. Les malades soumis aux taxes coloniales, boiteux et fébriles, rhumatisants ou psychotiques, infectés de par les taxes qui les parasitent, lèveront leurs bras au ciel. Dans un silence funèbre, ils espèreront qu’à leur mort on chantera aux ministères aveugles, qui les exploitent, la prière des absents !

Les lois de taxation douanières et de taxes sur les valeurs ajoutées, sont des héritages coloniaux ou calqués sur les us et les affres faisandés des métropoles honnies.

DES CHARGES INUTILES POUR LES HOPITAUX ET LES CAISSES
AUX PATIENTS DEMUNIS…QUI PERD ET QUI BENEFICIE ?

Ce sont les Caisses qui épongent les dols et qui casquent pour les malades européens. Les nôtres spolient les biens des malades par milliards de dirhams. Tout en assurant des soins de qualité à leurs ressortissants et en les couvrant tous, d’une sécurité sociale quasi parfaite, les remboursements les rendent imperceptibles aux yeux de leurs adhérents.

Pour un pays qui ne produit ni intrants ni médicaments, ni réactifs ni matériel de diagnostic ou de soins, l’État devrait avoir la pudeur de ne pas taxer ses citoyens malades ! Surtout que dans la plupart des cas, les malades n’ont aucune couverture médicale.

Et ne venez pas demander à ces citoyens, amoindris et exploités, impondérables sur le plan de leurs droits et de leur dignité, d’aller encore voter pour des représentants qui ont failli dans le passé à leurs justes doléances et qui dans leurs programmes actuels encore, ne suggèrent ni présentent aucune solution à ce problème national, qu’est la « taxation des maladies » !

Ces taxes sont des réglementations usuraires. Ce sont des lois taboues, des lois frappées du silence, ou tout comme, issues de la négligence des responsables, incompétents ou insensibles, qui les laissent surexploiter les souffrances, malgré le départ des colons !

Cette partialité de l’État, inconsciente, sournoise, ces lois sadiques et incestueuses qui agressent les plus affaiblis, sont des violations iniques de la condition des malades. Les malades sont assujettis à des frappes discriminatoires, des impositions sur leurs états de faiblesses ! Ter repetita.

UNE QUETE DE JUSTICE INLASSABLE

Malgré le délire d’informations et de communication, d’écrits policés et de plaintes antérieures, malgré les récriminations, les appels tout azimut, les mises en garde et les demandes de protection aux plus hauts cadres de l’État, cette ineptie, cette tare atavique, tarde à disparaître de nos lois. L’avenir se doit de solder cet héritage fossile, fait d’exploitations et de mutisme. La loi du silence et celle de l’incapacité, celle de la langue de bois ne sont pas de bonne gouvernance ! Elles doivent disparaître.

Qui écoutera donc les paroles de SM le Roi, Sidi Mohammed, quand il a appelé les cadres et les élus à créer, à oser, à inventer, à innover pour faire avancer le pays ! Hélas, nous démontrons nos capacités d’inaptitude à évoluer, à sortir des sentiers battus, à refaire les lois, à être plus interactifs aux Partis, plus présents et plus efficients aux Parlements ! Au lieu de se déchirer aux élections, ils doivent déchirer ces lois infâmes !

L’État asservit ceux qui souffrent. Que leurs maladies soient légères, sévères, chroniques ou graves ! Sauf exceptions, (et elles existent) ! Si nous constatons depuis trois mois quelques progrès, ils sont à saluer. Mais, ils restent partiels et partiaux et très insuffisants encore.
De notre part, à l'AAMM, nous militons pour tous les malades, sans discrimination aucune entre les tares !

Contrairement à d’autres respectables et très pugnaces associations, qui ont avec elles le poids de l’État ! Et, c’est merveilleux de voir leurs réussites, quoique partielles ! Nous espérons que la sensibilité et l’humanité, la logique et la volonté, puissent accompagner encore plus le Législateur, afin de dispenser toutes les maladies des taxes illégitimes qui les contraignent, et ce, quels que soient la forme ou l’état des maladies.

Les malades asservis, seront-ils toujours aussi mal servis ? Arnaqués, exploités, dans tous les secteurs et par l’Etat....Le faiseur des lois ringardes, lui-même casque des taxes, qui amputent son budget ! Lui, le premier secteur qui offre aux gens des hôpitaux, empesés par des taxes, sur le matériel et les médicaments ! Risible paradoxe ?


DANS BIEN DES PARTIS ET DE LA PRESSE ET DES MEDIAS,
ON OBVIE CETTE AFFAIRE DES TAXES SUR LES MALADIES.

Perclus dans les faiblesses et les manques de moyen, les maladies et l’ignorance, dans la lassitude et l’inaction, le manque de courage et d’entreprise, on se tait devant cette impasse du destin. Et on se lance en invectives, en se complaisant face aux lois qui demeurent par mépris, illogiques, illégitimes, insensibles et inchangées !

On semble faire silence sur cette nécessité de réforme, réclamée et agitée depuis huit ans. Même chez ces groupements prestigieux des partis, qui colorent et patchent la scène électorale et politique. Rien ne promet-il d’espérer ? Aucune faction n’a soulevé ce grave déficit avec la vigueur indispensable pour libérer les marocains aliénés par cette fiscalité injuste et antisociale. S contre-productive. Nous avons reçu quelques courriers, compréhensifs sans être suffisamment prometteurs. Sans plus. Jusqu'aux dernières dispositions incomplètes, il faut dire!

Cependant l’État et les Partis veulent remplir les urnes. Mais, comment régler cette inadéquation et cette conspiration du silence et des incompétences ?

IL FAUT DU COURAGE ET DE LA VOLONTE
POUR FAIRE DES PROGRES A NOTRE PEUPLE
EN CORRIGEANT SES PROPRES LOIS

Il faut un starter, un leader ! Seule la grâce de Sidna pourrait nous libérer de ces taxes infâmantes ! Lui, qui cumule prestige et qui délègue Ses pouvoirs, en donnant conseils et directives, peut libérer le Peuple de ces lois. Le gracier des réglementations honteuses qui se complaisent à l’épuiser, à le traire et à le torturer. Faut-il encore que Ses bons Conseillers nous lisent et qu’ils Lui transmettent nos dols et les Lui disent, avec nos vœux de santé et de succès. C'est le moindre service civique que l'on attend d'eux !

Bonne Fête donc à Sa Majesté ! Et longue vie, dans la joie et le bonheur, avec une santé meilleure et plus accessible, à tout le Peuple marocain.

Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 29 juillet 2012

ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC
CENTRE DE RÉFÉRENCE RÉGIONAL DES MALADIES NEUROMUSCULAIRES
112, avenue Mohamed Diouri, Kénitra, Telfax: 0537376330, Assistance: 0661252005,
Courriel: aamm25@gmail.com , Site : http://myasthenie.forumactif.com

6.Posté par khaldoun le 31/07/2012 18:29 | Alerter
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souhaitons lui bonne chance car le maroc se modernise et c est comme ça que le maroc reussira à faire face au critiques de jaloux qu ils veulent que du mal du maroc.VIVE LE MAROC ET VIVE LE ROI

7.Posté par Lamrani le 31/07/2012 23:21 | Alerter
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Notre pays une puissance émergente , on est là meilleur démocratie du monde arabe et du Magreb, nous avançons dans la démocratisation , dans la justice ,dans l'économie nous avonçons à notre rymthe , il fauteu patienter pour avoir des résultats , il y a plusieurs réformes avant qu'on adopte la nouvelle constitution comme la Moudawana qui à apportée au femme plus de liberté et plus de droit. Comme le dit cette article nous nous somme débrouille sans le Pétrole. Le Maroc se modernise , elle est dans l'élan d'une démocratisation , de la liberté , de l'égalité homme femme. Nous deviendrons une puissanse parmit d'autre , notre voie comptera. Nous deviendrons premier exportateur en Afrique d'électricité lorsque le Projet de Sa Majesté et du Gouvernement sera mise à termes. Cela nous apporteras beaucoup , augmentera le pouvoir d'achat des marocains qui viveront sereinnement. Nous avons des défauts comme d'autre pays mais surtout des qualités. Il faut être fier de son pays et de son Roi.

8.Posté par rif tokay le 01/08/2012 02:33 (depuis mobile) | Alerter
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moi aussi j'avance !!! tout le monde avance , mai dans quoi ??? le roi à lui seul ne peut rien si les dirigeants et le peuple ronfle

9.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 15/03/2015 19:53 | Alerter
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APPEL DE L’AAMM
AU MINISTRE DE LA SANTE LE PR EL HOUSSAINE LOUARDI

Les peines et les pénuries de Mestinon au Maroc

Les malades, paralytiques, porteurs de myasthénie grave, désemparés, alertent l'AAMM. L’association des malades neurologiques en appelle au Ministre de la Santé et ce à travers la presse et directement, pour résoudre la crise de ce médicament vital, subitement manquant des pharmacies, le Mestinon.

La rupture des médicaments vitaux ou les sept plaies des myasthéniques marocains

Une fois encore les malades râlent ! Les handicapés porteurs de la myasthénie grave ne trouvent plus de Mestinon* auprès de leurs pharmacies.

Appel urgent et rappels stridents et inlassables

Les maladies neurologiques et neuromusculaires, dont la sournoise « myasthenia gravis » sont lourdes et sombres dans leurs évolutions. La myasthénie grave est toujours fortement handicapante. Cette affection spontanée réduit l’espérance de vie et nécessite pour sa relative prise en charge, des soins réguliers et constants, lesquels iront en augmentant. Si le patient est bien encadré et s’il a les moyens de subvenir aux frais et dépenses des soins. Nul ne sait quand, lui ou les siens ni comment il peut contracter cette terrible maladie.

Le patient est rapidement réduit à l’état d’infirme ! Il vit ou végète, en état de pleine conscience, son amoindrissement progressif et sa déchéance. Le myasthénique constate la faillite de son organisme, il voit son humeur déprimer et sa marginalisation s’accuser, le confinant tel un meuble de lit, dans une chambre. Il périclite avec la fonte de ses muscles vitaux et celle de ses organes de relation qu’il sent rétrograder.

La honte le prend et l’humiliation aussi. Déclassé, il perd ses moyens et s’il en a, ses amis. Peu à peu, il devient tributaire d’autrui et dépasse les possibilités de soins et de patience de sa famille. Actuellement, notre pays réserve peu de moyens et de rares techniques à ces concitoyens amoindris. Une chirurgie lourde consiste à faire l’ablation du thymus. La glande thoracique, qui colle au cœur, et où siège la tumeur responsable du syndrome myasthénique. Le thymus est alors extirpé par thoracotomie large, s’il n’y a pas de contre-indications chirurgicales. Il reste les corticoïdes, qui sont prescrits, avec leurs dangers, à vie ! Associés le plus souvent aux immunosuppresseurs, avec les risques patents que ceux-ci ont de l’usage de ces antimitotiques.
Dans tous les cas, le patient prendra, à vie, des comprimés dont paradoxalement, une forme seule était introduite au Maroc avant que l’AAMM ne fasse introduire au Maroc, son alter ego, le Mytélase. Ce produit, le Mestinon, fait souvent défaut dans les étalages des pharmaciens.

C’est le cas encore dernièrement. Et ce 3 mars 2015, encore de nouveau ! Ces absences, sporadiques et en yoyo, depuis des années, sont gravement coupables, puisque cette spécialité est le seul anticholinestérasique, classique du marché! Ce produit est régi en situation de monopole dans notre pays. Les laboratoires-mères l’ont souvent revendu et les acquéreurs en profitent pour augmenter son prix, du fait que les malades, pour pouvoir continuer de vivre, deviennent les esclaves de cette drogue, incontournable. Devenues fréquentes, ces absences prolongées, éprouvent, par leurs répétitions incohérentes et sans conscience, les responsabilités des neurologues traitants.

Ces failles terrorisent les patients qu’ils surprennent et entraînent dans l’épouvante des crises de paralysies diverses. Nous avons alarmé l’ancienne ministre de la Santé en son temps pour disposer d’une banque de médicaments, d’un stock de secours dans les provinces.

Nous responsabilisons publiquement aujourd’hui El Houssaine Louardi, qui est réanimateur patenté et professeur à la fois.

A ces titres, il comprendra plus ce dilemme mortel et saura le prévenir. Des complications préjudiciables sont provoquées par de simples déficiences. Celles du seul marché du médicament, qui mènent certains malades à des situations criminelles, de « non secours à personne en danger ».

Stupidement tragiques, ces tableaux désespérants sont faits « d’insuffisances respiratoires » brutales, de « dysphagies » sévères avec les « troubles de la déglutition » et leurs immanquables « fausses routes » alimentaires. Les malades ne peuvent ni avaler ni respirer, en termes clairs, c’est la suffocation et l’asphyxie mortelle. Ces crises sont parfois dramatiques et peuvent être fatales, si elles ne sont pas secourues rapidement et aussi immédiatement reconnues par les médecins.

D’autant qu’il faut des moyens techniques adéquats, lesquels, dyspnées sournoises ou accidentelles, si elles ne sont pas assistées à temps, achèvent le malade. Puisqu’il faut des muscles pour respirer, comme pour boire ou manger, et que cette substance (anticholinestérasique) permet de contrôler l’usage de ces fonctions vitales. Les absences en médicaments incontournables, tel le Mestinon, (dont il faut introduire la forme retard), doivent pousser les responsables du ministère de la Santé à convaincre le laboratoire à introduire son produit sur le marché. Juste équilibre entre deux produits pour juguler les absences et éviter aux malades de subir l’absence néfaste de l’un d’entre eux.

Faut-il hospitaliser les patients en service de réanimation, dès que le produit vient à refaire ses manques ? J’en connais qui ont hospitalisé ces malades fragiles, rien que pour leur délivrer les rares comprimés qu’ils ont su engranger pour pallier les « manques ». Merci aux Pakistanais qui en temps de crise (2005) nous avaient fait un don important en Amygra*. Ce générique que nos avions remis aux services spécialisés afin de secourir leurs myasthéniques en crise et en manque, quand la vente du produit Mestinon fut brutalement suspendue du Maroc.

Bien entendu, ces failles burlesques grèvent l’action des médecins. Confrontés au peu de civisme et au manque de responsabilité qui les entourent, les médecins perdent patience et voient leur enthousiasme s’effriter avec les dérapages « réguliers » du marché du médicament. Paradoxe d’un pays éminemment proche de l’Europe et qui entre dans la mondialisation, ces absences prolongées poussent les familles à agir et s’approvisionner, pour les plus nanties d’entre elles, comme au temps des colons, par des voies parallèles, détournées et retorses.

S.M le Roi Mohammed VI a su redonner espoir et dignité aux handicapés..... Aussi, tout en demandant aux autorités et cadres responsables de se saisir avec passion et efficience de ce problème banal, nous invitons toutes les personnes, ayant senti les leçons du cœur, telles que prodiguées par le Souverain, d’avoir des pensées identiques à son bel exemple et de soutenir leurs frères Marocains diminués ou dénués, dans la quête de leur santé précaire.

A notre tour, nous nous sommes manifestés pour créer une association de défense des myasthéniques du Maroc, pour servir d’exemple dans la région. Bien des associations de ce type existent dans les pays du Nord. Il est temps de nous réveiller de notre morosité pathétique pour encadrer et servir nos myasthéniques humiliés et leur apporter, vivement, en plus du réconfort moral, les médicaments idoines et les techniques de pointe, en usage ailleurs. Aujourd’hui, les gammaglobulines, la Tégéline en l’occurrence, rare et onéreuse, restent soumises aux taxes malfaisantes de Douane et de TVA (24%)! Un calvaire pour s’en approvisionner !

Aujourd’hui, le Cellcept, mycophénolate mofette, un immunosuppresseur, n’est ni introduit au Maroc, ni reconnu par les Caisses mutuelles pour son remboursement !

Que font les profs pour lever le déni et les intéressés pour clamer leurs dols ?
Les malades râlent et pleurent. Ils ne savent à qui s’adresser pour crier à la sourde infamie, le produit salvateur étant onéreux et taxé. Ils ne peuvent point en bénéficier, à l’instar des cancéreux.

Par ailleurs, le fisc marocain prend 24%, le quart de la valeur, en impôts indirects, sur chaque produit médical vendu. Et ce, uniquement sur le dos des malades !

Nous crions depuis plus de dix ans contre ces taxes iniques et ineptes qui ne frappent que les malades. Et seuls les malades supportent leurs maladies avec un poids en plus, des taxes sordides, machiavéliques et insanes, qui continuent de ronger les malades, les seuls qui en souffrent. Parce que ces handicapés peuvent encore sourire, parfois bouger et peut-être, parfois être utiles. Ils attendent le soutien de leurs concitoyens.

Vous, messieurs les ministres, en premier ! Appel aux cadres, aux élus, aux intellectuels, aux personnes qui peuvent encore marcher et donner, de nous manifester leur amicale solidarité et leur soutien humanitaire !

Merci de joindre, dès aujourd’hui, les médecins et les pharmaciens de votre ville pour manifester votre disponibilité agissante ou votre simple sympathie envers ces handicapés moteurs qui nous rassemblent, qui apparaissent sains, mais dont les muscles fondus, sont rongés de l’intérieur. Que Dieu vous protège, vous et les vôtres pour plus de civisme et de citoyenneté active.

* Président de l’Association des Amis des Myasthéniques du Maroc * AAMM

Par Dr Idrissi My Ahmed Samedi 14 Mars 2015

Avec article de presse, merci à LIBERATION
http://www.libe.ma/%E2%80%8BLes-sept-plaies-des-myastheniques-marocains_a59996.html

10.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 23/07/2015 11:19 | Alerter
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ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC

A L’ATTENTION DE VOS EXCELLENCES

OTEZ CES TAXES SUR LA SANTE
QUI LA RUINENT !

LETTRE OUVERTE A MESSIEURS
LES CONSEILLERS DU ROI et les Ministres du Gouvernement de SM

La médecine à fond et les soins à bon prix
sans taxes indirectes ni pénalités fiscales

« La gloire est dans le changement de nos erreurs,
même celles du fisc qui ont été institutionnalisées.»
Demain nous ne serons plus là…Pour défiscaliser la santé et l’assainir des taxes iniques et prébendières. Posez-vous cette banale question, vos Excellences. Qu’a-t-on fait pour les malades ? Si peut encore, n’en plaise au Ministre de la Santé ! Car il peut plus le disciple d‘Albdelkrim ! Plaidoyer ou réquisitoire, persévérance ? L’Aïd ou le farniente des vacances, votre lucidité et votre sens du devoir, s’imposent messieurs constamment et se doivent d’éclairer notre avenir, notre santé, le prochain budget et notre voie future.

Détaxe des médicaments et réforme sur les soins.

«La santé est un état de quiétude du corps et de l’esprit. La santé est l’âme du corps. La santé est la religion du corps ! Car c’est elle qui relie la vie et donc l’âme au corps. La médecine est le temple de cette âme ! La santé est le bien ultime de l’homme. Si l’âme relève de Dieu, la santé est y pour quelque chose ! La santé est le paramètre le plus important de la dignité. C’est sur ce point qu’elle allie politique et religion. La santé édicte selon cette même éthique des lois pour la sauvegarde des personnes et de l’espèce ! ». In les Chroniques différées de Mme Student. Seulement j’ajouterais, avec sagacité et persévérance, que la dignité de l’homme est dans sa santé. Sans santé, il n’y a pas de vie. Et quant à l’âme qui s’y accroche, elle relève de Dieu!

La dîme sur les calvaires

Messieurs ; Ces taxes pénale, leur libération, relèvent de vos privilèges et obligations. Il y a comme une arnaque à vouloir exploiter les tranches les plus affaiblies et à pérenniser des règlementations antisociales qui pénalisent les seuls malades. Oui les taxes sur les maladies pénalisent seulement les malades ! C’est inique, inhumain et antisocial. Les économistes qui ont inventé ces taxes dans d’autres pays, pour qu’ion les applique ici aussi, ont d’autres repères et assurances sociales qui rendent ces lois, stupides, plus supportables !
Ainsi, les gens en manque de santé, sont les seules factions populaires dont on exploite les souffrances et les chairs ! Immoler la personne malade sur l’autel des taxes sur la santé est illogique et absurde ! Il est déraisonnable de frapper les médicaments et les soins de taxations prébendières ! Ces taxes usurpatrices sont une forme d’escroquerie légalisée, aveugle et pérenne. Elle laisse les régisseurs de passage, bloqués, incapables de réviser ces lois, fossilisées et insanes !
Continuer de faire payer des frais de douanes, abjects, sur les médicaments et leurs intrants, est une mesure machiavélique impopulaire ! Ces surtaxes sont un frein institutionnel qui bride l’accès aux soins, restreint le pouvoir d’achat des familles et amoindrit celui des structures de santé publique et privées. Elles-mêmes ! Ces taxes rédhibitoires rendent automatiquement plus onéreux la technicité, la recherche, le diagnostic et les soins. Ces taxes pénalisent le budget du ministère de la santé, avec un impact négatif sur ses hôpitaux. Leurs moyens, leurs prestations, leurs actes, leur efficience et leur disponibilité, on le voit en sont quotidiennement, en sont négativement affectés. Ces taxes représentent quand même, près du quart du budget. Et quand vous parlez de gouvernance ?

« La Médecine, dixit le professeur Chraïbi, n’est pas une science exacte.» La politique et les lois, non plus, dirons-nous ! Même les lois bibliques connaissent, depuis leur écriture, la critique des faits et l’exégèse des hommes. Ces remises en question, humaines après tout, loin des bravades stériles et des tribunaux d’inquisitions punitives, se font de plus en plus prégnantes et pressantes. Sans avaliser les perversions, il est civiquement sain et licite de faire nos observations sur des lois que l’on dit sobrement « humaines » ! Critique et logique, ont développé la connaissance des hommes depuis Socrate et Platon ! La médecine et la chimie ont opéré la suite ! L’homme moderne doit beaucoup à cette médecine des sages et à la civilisation musulmane qui en a véhiculé les progrès !

Sans les profaner, étant malgré nos faiblesses, les justes continuateurs de ces sages, ne soyons ni hautains ni impudiques dans notre ambition, encore moins complaisants entre-nous ni obséquieux devant nos juges et nos dirigeants ! Mais disons leur la vérité de nos sentiments et de nos peines, avec justesse et fierté, osons notre point de vue : la vérité ! La vérité sur les souffrances et sur nos épreuves de techniciens de la santé. Et cela, loin du rêve et de l’utopie, dans l’optique de solutions pragmatiques, réalisables, dénuées de toute forme d’exactions inciviques. Parce que, d’abord, nous ne sommes plus sous le carcan décadent des colons et de leurs lois, ni comptables des mesures dégénérés anciennes !

Nous sommes souverains et libres d’opter pour des solutions de santé, généreuses et solidaires. Une réforme ! Comme le professe et le souhaite SM le Roi, qui depuis son accession au trône, mène une marche lumineuse et humanitaire, une marche exemplaire auprès des couches faibles et défavorisées ! Et ce par delà frontières avec un succès brillant et tant d’admiration. Ce très bel exemple ne doit pas nous laisser, nous cadres, et vous les honorables Conseillers du Roi, ministres, et parlementaires, inaptes aux changements et placides à en devenir incompétents !

Cette sagesse et cette éthique, ce courage et cette proximité, sont l’esprit de notre programme. C’est le but de ce prêche médical, réquisitoire du pauvre et plaidoyer pour les malades, en faveur de la réforme de la santé et de ses moyens d’accès ! Nous rendons grâce ici à l‘AAMM, aux doyens qui nous y honorent, aux circonstances qui nous décillé les yeux et permis de nous réveiller sur ces pratiques antinomiques et retorses et d’en fustiger les aspects rétrogrades. Nous sollicitons le réveil de tous les acteurs et les faiseurs d’opinion de la société. Nous revendiquons l’exonération totale de TVA sur la santé et aspirons à la suppression totale de la Taxe de Douane, à leur abrogation définitive. Tant sur les médicaments que sur les machines industrielles, tant sur les intrants et les réactifs, des labos et des hospices, civils et militaires, sur toutes les machines qui permettent d’explorer les maladies et de les traiter, qu’elles soient légères, graves ou handicapantes !

Les chercheurs, imbus d’une religieuse gloriole, que la science atavique, dans sa grandeur cerne d’une sacralité à crédit, diraient que c’est une honte de parler de la médecine comme d’un art ! Les concepts religieux n’en font pas un mystère, mais y donnent foi plus que dans les talismans. Les femmes en font une cuisine interne, quand les politiques se morfondent sur le trou béant où les plonge avec âpreté la Sécu ! N‘empêche que la médecine, bonne ou mauvaise, selon ceux qui l’administrent ou la reçoivent, a un prix ! Notions matérielles, galvaudée pas ses détracteurs, mais cruelle et cynique pour les malades, graves ou légers, sans sensiblerie ni aucune ni compassion superflue ! Ne serait que pour parler du coût, des langueurs et des difficultés des études ! Ne serait-ce que les coûts rendus accrus par l’achat du matériel, des instruments, des machines, des réactifs, qui sont à la base de la pratique et des soins. Ainsi pour le malade tous les frais ne se résument pas au seul fait de l’achat du médicament ! Il y a un mot pour exprimer cette plainte : la souffrance, qui est synonyme de la fastidieuse, longue et stressante quête de son soulagement. Cesser de souffrir pour travailler et profiter dignement de la vie, telle est l’INDH de chacun.
Le magistère qui nous fait office de boulot, cette gloriole qui a perdu de son fantasme édulcoré d’antan, contrit de concurrences déloyales et d’intrusions diverses, contraint le médecin à une intimité, professionnelle, serrée avec le malade ! Cette proximité et la raison de cette sympathie sont à l’origine du transfert des problèmes inhérents à l’accès aux soins sur le médecin ! C'est dire que nous sommes, nous les médecins, fiers disciples d’Hippocrate et de nos sages les plus anciens, viscéralement touchés par tout ce qui nuit à nos patients. Autant que leurs familles, sinon plus informés encore, de la profondeur des dols qu’ils supportent, parfois en les ignorant ! C’est dire aussi que l’impact du prix des soins est la condition sine qua non du maintient de la vie ! Dire «la vie », pour parler de la « maladie », c’est aussi une façon de parler de la mort, et de montrer le rôle de la « santé » dans le maintient de cette « vie », unique et non renouvelable, pour celui qui souffre ! Malgré les crédos des patients et leurs espérances !

Est-il utile de rappeler ces banalités ? Ces « mièvreries », que dépassent les gens nantis, ceux qui ont assez de lucre et d’insouciance, d’orgueil, d’oublis ou de distance, spatiotemporelle, entre leurs beaux quartiers et les couches défavorisées ? Est-il utile de rappeler les dures contraintes des médecins face à l’indigence des moyens où vit la majorité d’un peuple consumé qui les consulte ? Est-il utile de rappeler aux gestionnaires les contraintes-leurs ? Est-ce une offense que de vouloir changer les lois, quand elles sont injustes et implacables ?

Notre inconscience collective, annihilée ou blasée, par la chape des silences respectueux ou coupables, se complait dans l’habitude passée et le laxisme actuel. Le laisser-aller, qui nous fige, laisse augmenter la facture des soins pour le sujet malade. La peur laisse ainsi bien du monde indifférent ! Les chercheurs plongés sur leurs oculaires, les enseignants occupés à plein temps, les cadres qui régissent les textes, restent ensemble et chacun dans ses arcanes, si ce n’est dans leurs tours d’ivoire. La pudeur des malades qui leur sont confiés, pour ne pas dire leur crainte et leur ignorance, ne les poussent guère au réveil !




Sommes-nous inhibés devant ce besoin d’INDH sanitaire? Qui plus est, Partis Politiques et Société Civile, des religieux aux séculiers, et jusqu’à présent encore, tous semblent paumés ou désintéressés, inhibés sur ce registre, qui force leur négatif silence ! Sauf cette exception que je salue ! Celle de la récente diminution des prix de certains médicaments. Même si elle n’est parfois que symbolique! Les décideurs, jusqu’à présent, quels que soient leurs programmes, libéraux ou socialistes, économistes et financiers, ne peuvent pas faire l’autocritique des budgets restreints qui leur sont alloués, par les Finances Publiques. Le Premier trésorier du royaume ne peut pas, de lui-même, soustraire de ses rentes une rubrique (quoique inique) qui lui rapporte, sans la changer par d’autres revenus. Il faut donc l’éclairer et le lui demander ! Messieurs les Ministres, réveillez-vous ! Nous requérons plus de civisme citoyen de votre part et plus d’engagements civique dans votre future Loi des Finances. Qui osera le premier parmi vous, ouvrir cette nouvelle étape, cette réforme révolutionnaire humaniste, cet autre travail herculéen ? INDH sanitaire, salubre et humanitaire, à la fois démocratique, magistrale, royale et révolutionnaire !!

Appel. Et c’est avec espoirs et gratitude, que ces mots aspirent à La Plus Haute des sollicitudes ! Un secours, une grâce qui n’est pas loin des bontés traditionnelles de nos bons et illustres rois ! Une faveur, qui ressemble à un acte de vérité, à un fait de justice, tiré de nos préceptes religieux et de nos convictions sociales. Un geste de noblesse et d’amour, qui puisse éveiller des vœux que l’on sait inextinguibles !

Sauf que maintenant, ministres et conseillers, reconnaissent et que les malades savent qu’il est injuste, illégal, inique et malsain de faire payer aux gens leurs maladies et de les punir un peu plus, par des taxations sur les médicaments qu’ils se doivent prendre ! Question de vie ou de mort ! Quand ils peuvent les acheter ! En vérité cet arbitraire, cette incurie subversive, pousse à la conscience du drame. La conscience du fait est prégnante chez tous les marocains ! Ces taxes, cette pénalisation sont ressentie comme une véritable exaction, une punition collective, dans ce qui ressemble à une tutelle coloniale ! Une prédation tragique et une colonisation que notre indépendance des colons n’a pas encore libérées ! En contrepartie elle sensibilise et échaude les citoyens, responsables et administrés. Elle doit éveiller en eux un réflexe salvateur et identitaire, la solidarité ! Concept, fait de dignité retrouvée et de liberté, tel que assumé avec exemplarité et passion par Le plus aimé des Marocains, Le Roi. Notre souverain qui régit et qui inculque les nouveaux concepts de droit et de devoirs, à commencer par ceux de l’Etat, de ses Cadres et de leurs succès et de leurs obligations!




Nous sollicitons ainsi une réforme régalienne, une décision politique souveraine, qui provienne des Haut Lieux, afin de remédier à cette plaie nationale, qui dépasse les simples décideurs et les gouvernants, élus ou passants. Nous en attendons, cette grâce illustre, intelligente et innovante. Nous espérons vivement qu’une décision, en émane, afin de reformater le fisc dans ses rapports avec le secteur des soins et celui des médicaments.

« La santé est une question existentielle vitale, car la santé est ce qui retient le corps à son âme. Elle nécessite un traitement spirituel, royal, qui dépasse celui de la simple intelligence des personnes. » In Mme Student.

Avec ma gratitude, Votre Excellence.







Dr Idrissi My Ahmed,
Kénitra, le 21 Juillet 2016


ASSOCIATION DES AMIS DES MYASTHÉNIQUES DU MAROC
CENTRE DE RÉFÉRENCE REGIONAL DES MALADIES NEUROMUSCULAIRES
112, AVE MOHAMED DIOURI, KÉNITRA, MAROC, TELFAX: 053737330, ASSISTANCE: 0661252005
aamm25@gmail.com , http://myasthenie.forumactif.com

11.Posté par DR IDRISSI MY AHMED le 01/05/2016 00:03 | Alerter
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Prière d’adresser à vos amis ce poème épique.


LA BANNIÈRE ÉTOILÉE

Ebènes rutilants, mâtinés d'ivoire, encensés de cannelle,
Exhalant le jasmin, l'œillet et la rose vermeille,
Ils partent, maîtres du temps sur les mers du destin.

Les marins magnifiques, hôtes des milliers nautiques,
Se hissent vers les hauteurs des futurs sublimes.
Ils voguent, halés du givre épicé des parfums solaires,
Loin des algues marines et des rivages halieutiques.

Les prestigieux pilotes sillonnent l'espace nautique.
Vigoureux et sereins, malgré les présages de tempête,
Les intempéries océanes constellées de récifs,
Ils scrutent les augures et prospectent la fortune.

La bannière étendue palpite aux brises du firmament,
Dépliant ses pagnes de noblesse dans l'éther mythique.
L'étoile verte d'espoir sur le fond rouge vigoureux,
Où l'astre trace le chemin de nos crédos éthiques,
Rehaussant l'Histoire de nos actes mirifiques.

Les califes et les saints, guerriers et poètes mystiques,
Ivres de muscs orientaux, soûls d'orgies extatiques,
Vouent leurs prouesses épiques aux sables antiques,
Dans le sillage des Sindbad et des sagas d'Ali Baba.

Vêtu d'azur poivré d'ors, d'ambre et de myrrhe,
Le Commandant lucide, exulte mais demeure stoïque.
S'il conquiert les marins du regard, il inspire la crainte,
Insuffle le courage et calme les complaintes.

Les milles et une nuits jaillissent des tempêtes.
Le Maître esquive le navire des roches et des abîmes.
La barre est confiante entre ses mains expertes.
Il guide l'âme des novices vers les œuvres sublimes.

L'Empereur victorieux est porté jusqu'aux cimes.
La coque assoiffée rugit sous l'étreinte des flots.
La nef contrite, craque des flancs, et penche à tribord.

Des mains apeurées aux cals ramollis oublient de ramer.
De leurs erreurs de parallaxe surgissent nos sentences,
Et naissent courage, loyauté et bien d'autres vertus.

L'île flottante est ballottée par des montagnes de flots,
Une lugubre sinistrose nous accable de morosité.
La semonce du Maître abolit les crampes, abroge les feintes.
Sa voix emplit d'émois les anciens et les jeunes d'audace.
Ils grimpent, qui mieux mieux, vers le haut des voilures,
Corrigent le tangage et mettent le cap sur l'horizon.

Ils sont sortis d'été, par temps de sécheresse.
Le sirocco des sables, chassé par les vents d'est,
Pousse ses nervis au sud en charriant les criquets.
Les cyclones du dessert, tornades de parabole,
Déchirent nos voiles et rompent nos mâtures.

Prétentieux esquif, objet ruiné par les convoitises,
Par-delà l'immensité austère des éléments déchaînés,
Havre de paix pour qui refuse d'en sortir,
L'univers en débâcle chavire sous les trombes.

Des gabiers sournois, grisés de querelles intestines,
Rompus aux quiétudes fourbes des fidélités perfides,
Distants, car haut-placés, sur les mâts de vigie,
Sont pris soudain de panique et du mal de mer,
Craignant de s'empaler vifs, à la moindre chute.

Les encenseurs funèbres, censeurs séditieux,
Cerbères, jaloux des us et pratiques thuriféraires,
Négligent le compas et les mesures à prendre.
Choqués par la détresse, perclus de calamités,
Ils oublient le métier simple, qu'il est de trimer.

Les drapures du voilier, majestueuses et vastes,
S'étendent comme les nues sous les zéphyrs propices.
Les cordes frêles qui sous-tendent les gréements,
Ondulent en faisant crépiter les tentures.
Elles palpitent sous la houle des ondes et des vents,
Égrenant des rumeurs qui font grincer les dents.

Les mâts de cèdre, échines célestes, Atlas pérenne,
Parés par l'asphalte millénaire, raffermis d'airain,
Calent le navire, rempart et bouclier flottant,
L'abritant des avatars et des avanies du temps.

Avisé et prudent, le Timonier maîtrise la cadence.
La confiance aguerrie, sa mansuétude persiste.
Pragmatique, Il règle le compas, la praxis l'exige :
Le cœur et la fortune sont des juges inconstants,
La raison seule sécurise, son intellect approuve !

Arbitre suprême, Ulysse sur son vaisseau,
Fier et victorieux, le Commandeur des Croyant,
Continue sa route se défiant les bancs de sirènes.
La racaille collecte la gabelle et vendange aux semailles.
Gabegie, triangle des Bermudes des trafics et des tares !

Ardent, le preux Marin, aguerri par les épreuves,
Voit les consciences doubler et se détourne des échos.
Les tréfonds sont riches de promesses malgré la rocaille.
Un sang frais se dresse, bravant vices et canailles.

Devant tant d'appels, d'ouverture, de transparence,
L'alternance, les oblige, malgré leurs tribulations.
L'équipage enhardi, obtempère, sémillant de fierté !

Les sempiternels vampires, obséquieux et voraces,
Accrochés aux mailles de leurs sanglantes voluptés,
S'échappent en rampant, chassés par les clartés.

Le bâtiment superbe, accoste un pacifique rivage,
Ses lauriers verdissants bruissent aux alizés du nord.
Prodigieux et tenace, il promet d'initiatiques voyages,
Au Capitaine, qui réalisera nos meilleurs mirages.

DR IDRISSI MY AHMED, KENITRA, 1998

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