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Mary Teuw Niane au Next Forum Einstein : "Le premier financement de la recherche africaine doit d’abord être africain"


Rédigé par leral.net le Jeudi 10 Mars 2016 à 15:43 | | 0 commentaire(s)|

Le troisième jour du Next Einstein Forum est riche en discussions et en signatures de convention. En effet, lors de la séance plénière sur l’élaboration d’une stratégie scientifique nationale, comprenant la recherche fondamentale, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a fait savoir qu’« en Afrique, l’une des préoccupations, c’est de produire d’abord des chercheurs. Parce que, pour faire de la recherche, il faut d’abord des chercheurs », a reconnu Mary Teuw Niane.

Le ministre d'indiquer qu’« Il ne peut pas y avoir de recherche scientifique africaine en dehors de la recherche scientifique mondiale, d’où l’excellence ».
« Il y a des expériences qui nous permettent de produire des chercheurs. Nous sommes partis de presque zéro, pour arriver aujourd’hui avoir des centres d’excellence. Et le Sénégal en a beaucoup, d’autres pays africains aussi en ont », a-t-il renseigné.

« Il faut une politique. Sans politique, on peut, dans des endroits faire des choses mais ça ne finira pas par faire tâche d’huile », a-t-il argumenté.
Reconnaissant qu’il ne puisse pas y avoir de recherche scientifique africaine, en dehors de la recherche scientifique mondiale, il a préconisé la conjugaison des deux.

« Pour construire cette masse critique indispensable pour progresser, il faut l’infrastructure, il faut l’environnement, il faut aussi le partenariat. C’est là où la communauté mondiale est essentielle. On ne peut pas faire une recherche de qualité en étant isolé aujourd’hui. Il faut que les structures de recherche soient interconnectées avec celles du monde », a-t-il dit.

L’autre aspect, selon le ministre, c’est que, « si nous voulons progresser dans l’innovation et avoir un impact sur l’économie, il faut maîtriser la propriété intellectuelle sans quoi, ce que nous ferons sera aussi utilisé par d’autres et à peu de frais ».

« Mais tout cela ne peut avoir lieu s’il n’y a pas de financement », s’est –il empressé de mentionner. A l’en croire, le premier financement de la recherche africaine doit d’abord être africain. « Nos Etats doivent être en premier ceux qui mettent les mains à la pâte. Nos entreprises doivent bénéficier des bienfaiteurs de la science. Et évidemment le soutien externe à l’Afrique car des soutiens sont essentiels. Mais? s’il n’y a pas quelque chose sur place quand ces soutiens disparaitront, ce qui a commencé va aussi disparaitre. C’est essentiel que nous ayons des financements endogènes », explique-t-il.

Mariama Kobar Saleh






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