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Mauritanie: Aziz a "trahi le peuple" (Jamil Mansour)

le 9 Juin 2012 à 12:23 | Lu 663 fois

le président de Tawassoul Mohamed Jamil Mansour, a déclaré mardi que La COD et le parti Tawassoul sont objet d'une "campagne de dénigrement" qui sera "vouée à l'échec" .


"Nous avons les accusations proférées à l'encontre de Tawassoul d'être antidémocratique. Je vous invite à une simple comparaison: La COD, y compris Tawassoul, a appelé, avec les moyens pacifiques, au départ de Mohamed Ould Abdelaziz alors que celui-ci a mis fin, manu militairi, au mandat du président démocratiquement élu, Sidi Ould Cheikh Abdellahi, à celui du président de la HAPA et de celui du président du Conseil Social et Economique. Il a prolongé, par la logique de la force, le mandat du parlement. Il vient, par cette même logique, de mettre fin au mandat du président de la Cour Suprême. Qui est donc antidémocratique? Ce qui prône la lutte pacifique ou celui qui fait recours à la force militaire?", s'est il interrogé.

"La démocratie est avant tout une conduite et non un slogan. La COD a appelé au départ d'un régime dont les motifs du départ sont patents. Le pays est traversé par les frondes sociales. La répression a touché les occupants des maisons, des écoles, de l'université et même des mosquées. La gabegie est partout dans les secteurs de l'Etat . Le départ de ce régime est bien motivé", a-t-il indiqué.

Ould Mansour a par ailleurs affirmé que la solution du problème de l'esclavage, est une condition primordiale pour l'unité nationale tout critiquant ceux qui "justifient l'esclavage au nom de la religion". "Notre parti a bien dénoncé l'autodafé de Riyadh, mais nous n'avons pas exploité l'affaire comme a fait le pouvoir", a-t-il rappelé.

Tout dirigeant a "un pacte" avec son peuple. "Lorsqu'il trahit son engagement, le peuple est en plein droit de l'appeler au départ", a-t-il indiqué. Pour lui le président Mohamed Ould Abdelaziz "a trahit ce pacte" à travers sa gestion unilatérale, contraire aux principes démocratiques dont la séparation des pouvoirs, l'usage des biens de l'Etat en faveur de son parti politique, l'accaparement des médias publics, le népotisme , la corruption dans les contrats et la hausse vertigineuse des prix, tous sont, parmi tant d'autres faits marquants de l'époque d'Aziz, des motifs déjà suffisants pour son départ", a-t-il conclut.


Source:ALAKHBAR (Nouakchott)


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