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McCain dépasse Obama dans un sondage

Rédigé par leral .net le 8 Septembre 2008 à 15:32 | Lu 626 fois

Le dernier sondage Gallup indique une petite avance du candidat républicain John McCain (48 points) sur son rival démocrate Barack Obama crédité de 45 point. John McCain aurait ainsi rattrapé une part des 8 points d'avance qu'avait jusqu'ici Barack Obama sur lui.


McCain dépasse Obama dans un sondage
Alors que la convention républicaine vient de s’achever, les analystes politiques vont désormais observer avec minutie les résultats des derniers sondages publiés. Suite à chaque convention, et du fait de la couverture médiatique de leur parti, les candidats enregistrent généralement une hausse de leur côte de popularité.

Cet effet, généralement appelé « rebond », a déjà pu être observé en début de semaine, en ce qui concerne Barack Obama. Alors que les deux candidats à l’élection présidentielle américaine étaient au coude à coude dans les sondages, l’écart s’est immédiatement creusé en faveur du sénateur de l’Illinois à l’issue de la convention de Denver (avantage de 7 points dans le sondage USA Today/Gallup du 31 août ; 8 points dans le sondage CBS News publié le même jour).

Les sondages de cette fin de semaine (qui ont été réalisé avant que John McCain prononce le discours de clôture de la convention de St Paul) indiquent que l’écart c’est déjà resserré. Les derniers sondages Rasmussen et Gallup indiquent que Barack Obama et John McCain seraient désormais à 2 points d’écart. Les analystes politiques attendent avec impatience la publication des premiers sondages réalisés à l’issue de la convention républicaine. L’effet « rebond » pourrait ainsi permettre à John McCain de passer devant son adversaire démocrate.

Reste à observer si ces effets se prolongeront dans les prochaines semaines.

La Convention nationale république a démarré pour de bon le 2 septembre, son ouverture officielle la veille s'étant vue tronquée par les préoccupations relatives au cyclone Gustav. Les discours et les rassemblements ayant repris, les chefs de file du parti ont cherché à dépeindre M. John McCain comme l'homme qui mettrait « les États-Unis d'abord » s'il était élu président.

Il s'agissait en effet, après une première journée consacrée à l'importance de venir en aide aux sinistrés du cyclone qui se déchaînait sur la côte du golfe du Mexique, de rallier les partisans républicains autour de leur porte-drapeau et notamment de mieux le présenter au public.

Entre les divers discours, on a projeté des vidéos retraçant l'histoire de certains anciens grands présidents républicains, dont Theodore Roosevelt, Ronald Reagan et George H. W. Bush, qui avait été président de 1989 à 1993 et qui assistait à la convention.

Mieux connaître M. McCain

Au long de la convention, les délégués et chefs du parti n'ont cessé de peindre de M. McCain le portrait d'un homme au franc-parler, faisant souvent cavalier seul, au jugement indépendant, prêt à se lancer dans un chemin ardu mais salutaire plutôt que dans celui de la facilité.

« Toute son histoire, tout son passé se résument à mettre la patrie en premier (...) au-dessus de l'intérêt personnel, des intérêts particuliers, de l'amour-propre. C'est là toute son histoire, il l'a démontré pendant 26 ans », a affirmé le ministre du commerce, M. Carlos Gutierrez, au centre de la presse étrangère le 1er septembre.

L'un des principaux stratèges de la campagne de M. McCain, Adam Mendelsohn, a repris ce thème le lendemain dans ce même centre. Faire cavalier seul, a-t-il déclaré, « cela veut dire affronter l'"establishment", cela veut dire déroger à la tradition s'il le faut. C'est ce qu'a fait maintes fois M. John McCain. »

Le plus fervent avocat de M. McCain à la convention jusqu'ici a été M. Joe Lieberman, sénateur du Connecticut. M. Lieberman s'était déjà adressé à une convention nationale, il y a huit ans, mais c'était la convention démocrate, et il avait été nommé le colistier de M. Al Gore. Mais depuis lors, M. Lieberman a changé de camp pour devenir « indépendant », encore que ses tendances de vote au Sénat aillent plutôt dans le sens des démocrates.

« Je suis venu ici soutenir John McCain parce que le pays importe plus que le parti », a affirmé M. Lieberman. Il a qualifié M. McCain de « meilleur candidat » pour faire progresser le pays, soulignant qu'à cette époque où tant de gens sont las de la politique, « j'ai personnellement vu John McCain, à nombre de reprises, réunir des gens des deux partis afin de faire face aux problèmes les plus difficiles qui nous tenaillent.

« Vous ne serez sans doute pas d'accord avec John McCain sur tous les points », a dit M. Lieberman qui s'adressait surtout aux démocrates et aux indépendants qui l'écoutaient à la télévision, « mais vous pouvez toujours compter sur lui pour vous dire franchement sa position et sa conviction que cette position est objectivement la bonne en dehors de toute considération politique. »

Le président Bush déclare M. McCain prêt à diriger les États-Unis

Le président Bush, éloigné de St Paul en raison de son action en faveur des sinistrés du cyclone Gustav, s'est néanmoins adressé à la convention par satellite. « Je sais quelle trempe il faut avoir pour être président, a-t-il dit. Je connais les choix difficiles qui retombent uniquement sur le président. La vie de John McCain l'a préparé à faire ces choix. Il est prêt à diriger la nation. »

En particulier, a-t-il indiqué, la carrière militaire et publique respectée de M. McCain l'a admirablement préparé à ce poste. Il a précisé que M. McCain réduirait les dépenses inutiles, investirait dans les sources renouvelables d'énergie et apporterait « courage et vision » à sa tâche de commandant en chef des forces armées.

« Lorsque les débats seront clos, et que toute la publicité aura pris fin, et qu'il sera temps de voter, les Américains considéreront soigneusement le jugement, l'expérience et la politique des candidats et voteront pour le tandem McCain-Palin. »