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Me Patricia Lake Diop va-t-elle comparaître une nouvelle fois ?

OEil pour oeil, dent pour dent. La loi du Talion semble respectée devant la barre de la Cour de répression de l’enrichissement illicite (Crei). Après les révélations lundi de Cheikh Diallo sur la propriété supposée de Karim Wade de Cd-Media Group, les avocats de ce dernier ont exhibé hier des actes notariés pour contredire les allégations de l’ancien conseiller en Communication du fils de Me Abdoulaye Wade.


Rédigé par leral.net le Mercredi 22 Octobre 2014 à 18:19 | | 0 commentaire(s)|

Me Patricia Lake Diop va-t-elle comparaître une nouvelle fois ?
Me Patricia Lake Diop n’est pas encore sortie de l’auberge. Déjà passée devant la barre de la Crei comme témoin dans l’affaire d’enrichissement illicite qui implique Karim Wade, la célèbre notaire, bien que signalée hors du Sénégal, risque à nouveau de comparaître devant la barre.

En effet, les avocats de l’ancien ministre de la Coopération internationale sont passés par là. Pour réfuter les allégations portées par Cheikh Diallo contre leur client, Me Ciré Bathily et Cie ont communiqué à la Cour, au Parquet spécial et à la partie civile des actes notariés portant signature de ce dernier comme ayant participé au premier conseil d’administration de Cd-Media. Ce qui, dans le cas d’espèce, remet en cause les déclarations de l’ancien conseiller en communication de Karim Wade selon lesquelles il n’a jamais assisté à un quelconque conseil d’administration de Cd- Media Group. «J’ai connu Patrick William quatre ans avant la création de Cd-Media et jamais lui et moi, en dépit de notre qualité d’actionnaires n’avons tenu physiquement un conseil d’administration de Cd-Media Group», a clamé Cheikh Diallo dès les premières minutes de son interrogatoire.

Toutefois, avec les actes notariés exhibés par la défense du fils de l’ancien président de la République, les choses pourraient connaître une nouvelle tournure. Car, selon Me Seydou Diagne, «cet acte établit que Cheikh Diallo était présent et il a signé le procès verbal de réunion. Un procès verbal est toujours signé par les membres présents et non par les absents. Si Me Mamadou Diop n’a pas signé, c’est parce qu’il n’était pas présent, tout le contraire de Cheikh Diallo», déclare la robe noire.

ME PATRICIA LAKE DIOP POUR UNE SECONDE COMPARUTION ?

De l’avis d’un juriste, si la Crei estime que Me Patricia Lake Diop peut lui être d’un apport capital pour lever un coin du voile sur ce fait, sa comparution prochaine est envisageable. Catégorique, notre interlocuteur affirme que les «actes notariés, jusqu’à l’inscription du faux, ont une valeur authentique». Et d’ajouter : «rien ne s’oppose à ce qu’un juge convoque un notaire pour des actes signés par lui et contestés par une partie à la barre», déclaret- il. «Maintenant, si une partie signe un acte (dans le cas d’espèce un procès verbal de réunion) alors qu’elle n’était pas présente lors de sa confection, il y a une forte présomption de présence qui pèse sur elle », indique-t-il. Ainsi, devant l’insistance de Me Ciré Clédor Ly qui lui a présenté le document remettant en cause ses déclarations antérieures, Cheikh Diallo reconnaît sa signature mais se braque aussitôt après. «C’est ma signature sur le document établi par la notaire, mais ça me paraît purement de la magie.

C’est Me Patricia elle-même qui m’a mis en rapport avec son Clerc Me Thiam pour signer et parapher ce document », dit-il sans convaincre les avocats de la défense. Après ses réponses, le procureur spécial Alioune Ndao et son substitut Antoine Diome ont conforté ses déclarations. D’abord, Alioune Ndao s’est interrogé sur l’authenticité d’un conseil qui s’est tenu sans la présence de ses membres légitimes. «Comment un conseil d’administration a pu se passer sans ses membres ?», demande-t-il avant de poursuivre: «En réalité, il n’y a jamais eu de conseil d’administration réel et le document exhibé atteste de l’inexistence de cette réunion». Son substitut d’émettre sur la même longueur d’onde, rappelant les déclarations de Patrick William: «quant aux signatures à proprement parler, je les ai faites au cabinet de Me Patricia Lake devant son Clerc Me Thiam». Et Me Diouf de la partie civile de prendre la balle au rebond : «on a voulu faire constater quelque chose qui n’existe pas. Si Cheikh Diallo a été représenté, pourquoi ne dit-on pas par qui ?», s’est-il interrogé car «un absent ne peut signer un procès verbal».

L'As






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