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Me Wade se confesse-t-il de ses erreurs de choix en politique d’emploi ou veut-il encore nous rouler dans la farine comme à son habitude?

Leral.net_ Mais au fond, de qui se moque Me Wade ? Par décence et par respect au peuple sénégalais, il aurait dû se passer d’une telle déclaration qui, à la limite est une provocation à la jeunesse qui, depuis le 19 mars 2000, attend stoïquement son premier emploi. Comment sérieusement, quelqu’un qui est incapable de créer 300.000 emplois en 12 ans, pourrait-il en 3 ans seulement, en créer 1 million ? Pense-t-il que le peuple sénégalais et tout particulièrement sa jeunesse, ont déjà oublié la promesse qu’il leur avait faite, lors de sa prestation de serment devant le monde entier ? Non monsieur le président, vous avez détruit l’espoir de la jeunesse sénégalaise et de la majorité du peuple sénégalais, par des promesses irresponsables parce que irréalisables, à savoir : donner du travail à tout le monde. Il est certain, que vous ne pourrez plus jamais recréer l’espoir chez les sénégalais ! Une Analyse de l'Ecrivain sénégalais, Mandiaye GAYE.


Rédigé par leral.net le Vendredi 18 Novembre 2011 à 00:12 | | 0 commentaire(s)|

Me Wade se confesse-t-il de ses erreurs de choix en politique d’emploi ou veut-il encore nous rouler dans la farine comme à son habitude?
Ce Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi) dominé par la création d’emplois et l’incitation d’un environnement favorable à l’investissement massif et créateur d’emplois, ressemble plutôt à une cérémonie d’exorcisme car, personne, parmi ceux qui étaient présents, n’a cru aux conclusions issues de ce forum, pour ne pas dire, de cette farce de mauvais goût. Par ailleurs, il est évident que le Sénégal ne suscite plus la confiance auprès des investisseurs, car il ne met pas à leur disposition un climat des affaires réellement attractif et sécurisant. Il est tout aussi évident que le caractère informel de l’administration, de la justice, de la législation, de la fiscalité et du foncier en général, tout cela, qui est à géométrie variable, ne fait qu’ajouter à la confusion qui fait du Sénégal, un Etat de non droit, au-delà de la corruption généralisée. Ainsi, le Privé ne sait plus à quel Saint se vouer pour jouer son rôle véritable de partenaire stratégique d’un Etat de droit.

Ou bien alors, Me Wade prend-il vraiment les Sénégalais, pour des demeurés ou tout simplement des amnésiques ? Voilà pourquoi, il appartient aujourd’hui à chaque Sénégalais, digne de ce nom, de bien faire comprendre à l’auteur de : « Ma Waxoon Waxeet » que nous n’avons point oublié sa récente déclaration qui nous rappelait fort opportunément que : « les promesses n’engagent que ceux qui y croient ». Dès lors, Me Wade est très clair avec les Sénégalais, pour les avoir suffisamment édifié de la valeur ou teneur nulle de ses promesses. Par conséquent, ceux qui continuent malgré tout, à croire à ses dires, seraient des naïfs tout simplement ou bien se mettaient volontairement, le doigt dans l’œil.

Les Sénégalais sont aujourd’hui, si habitués aux promesses jamais tenues de Me Wade, que, cela leur semble être de vieilles rengaines, du déjà entendues. Me Wade doit se rappeler de ceci : « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps mais jamais tout le peuple tout le temps ». Ainsi, à chaque campagne, il renouvelle quasiment les mêmes promesses, en oubliant qu’il les avait déjà faites et non réalisées. Au lieu de reconnaitre avec humilité, son échec total sur tous les plans et dans tous les domaines car, celui-ci, n’est pas que seulement dans le domaine de l’emploi, il cherche encore à rouler tous les Sénégalais dans la farine, comme le boulanger d’Abidjan. Comme disait l’autre : « Les promesses non tenues sont autant de mensonges »

Aujourd’hui, l’attitude la plus indiquée et la plus salutaire pour Me Wade, face aux Sénégalais, devrait être, de faire d’abord son mea-culpa au peuple sénégalais pour tout le tort qu’il lui a fait, et ensuite, de lui rendre le tablier, pour qu’il se choisisse démocratiquement, dans la paix et dans la transparence, un autre dirigeant digne de sa confiance. Et non, à vouloir s’accrocher outre mesure par des subterfuges, faits de promesses démagogiques, auxquelles, aucun Sénégalais sérieux ne peut croire, ou par l’illégalité, consistant à violer la Constitution qui ne l’autorise pas à briguer un 3e mandat. Son opposition également à l’usage du bulletin unique, qui a fait le consensus de tous les acteurs politiques, son parti y compris, est une autre facette qui montre combien, son antidémocratisme est primaire. A la limite, c’est un déshonneur qui le place loin derrière Abdou Diouf, qui lui, avait accepté sans broncher, le Code électoral consensuel, tel que présenté par la Commission.

Les déclarations de Me Wade au cours de ce Cpi, constituent toutes, des aveux d’échec de taille. Et, elles seules, suffisaient largement, comme des raisons plus que valables, pour démissionner de ses charges de chef de l’Etat. Mais hélas ! Jugez-en vous-mêmes : « Le président de la République, Me Abdoulaye Wade, a présidé hier la dixième session du Conseil présidentiel de l’investissement (Cpi). Le chef de l’Etat a annoncé la création de 1.000.000 d’emplois d’ici à trois ans et dit sa volonté de faire du secteur privé le moteur de la croissance.» et il poursuit par cet aveu : « Des fois, je me dois de reconnaître que le niveau d’exécution de ces stratégies n’a pas été à la hauteur de mes attentes ». Mais dans ce cas, la logique voudrait Me, que vous en tiriez toutes les conséquences qui s’imposent ! Ce n’est pas tout car, il ajoute pour enfoncer le clou : « l’environnement des affaires (n’est) toujours pas de classe internationale ». Et alors ? Il déclare : « Je suis déçu pour l’emploi des jeunes ». Et les jeunes alors ? Eux qui ont attendu durant 12 ans, sans apercevoir le moindre bout d’un emploi, même précaire ou temporaire.

Il est évident que, si l’on tenait compte des dénégations, des reniements et des déclarations contradictoires et incohérentes de Me Wade, on pourrait affirmer sans ambages que l’honneur et le respect de la parole donnée, sont de vains mots pour lui, et ne constitueraient pour lui, aucune valeur dans notre société. A y regarder de près, nous ne sommes pas loin de l’indignité dans le cas d’espèce. Ainsi, comme disait l’autre, Me Wade considérerait à tout le moins que : « La parole n’est pas une montagne, par conséquent, on peut la déplacer quand on veut. » Alors, c’est une véritable catastrophe qui balaie ainsi l’éthique et les vertus, pour laisser s’installer les vices et l’indignité. A présent, face aux urgences de l’heure et à l’avenir de notre pays qui est en jeu, que chaque Sénégalais prenne la pleine mesure de ses responsabilités, en agissant dans le sens des intérêts bien compris de tout le peuple sénégalais, le moment venu. En ayant bien entendu à l’esprit, tout le mal que les libéraux, Me Wade en tête ont causé à notre pays.

Mais Me Wade, se souvient-il encore de cette belle et juste déclaration, faite à l’occasion de sa prestation de serment le 1er Avril 2000 ? : « L’événement que nous vivons présentement signifie que le peuple sénégalais, avec les récentes élections présidentielles, a franchi un pas décisif qui n’autorise plus la gestion solitaire de la chose publique dans le secret d’un cabinet par des dirigeants qui n’auraient donc plus de compte à rendre.
Les sénégalais savent maintenant que ce sont eux qui font les présidents. Et qu’ils peuvent au besoin les défaire par la carte d’électeur.
L’ère de l’exercice solitaire du pouvoir est terminée en Afrique.
Commence la République des citoyens. » En tout cas le peuple sénégalais et sa jeunesse se souviennent bien eux de ces paroles comme si c’était hier, et ils feront exactement, ce que vous avez rappelez si justement, en 2012. « Ku ňu faay ca boor ga mer booba la ga leb le woon moo baaxul »

« Le tronc d’arbre aura beau séjourner dans la rivière, il n’en deviendra pas un crocodile »

Mandiaye Gaye
Gaye_mandiaye@hotmail.com






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