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Menace de disparition de villes à cause de l'érosion côtière : Saly, Saint-Louis, Dakar et les îles du Saloum, les points névralgiques

Saly, St-Louis, Dakar et les Iles du Saloum risquent d’être engloutis par les eaux du fait de l’avancée de la mer. La remarque est de la directrice de l’environnement Marilyn Diarra. Elle s’exprimait ce samedi 18 avril lors d’une visite du ministre de l’environnement et du développement durable, Abdoulaye Bibi Baldé à Saly Portudal. Organisée dans le cadre de la formation des journalistes sur les changements climatiques, cette visite a permis à Abdoulaye Baldé d’avoir une idée sur les infrastructures construites à Saly en vue de lutter contre l’avancée de la mer.


Rédigé par leral.net le Lundi 20 Avril 2015 à 11:23 | | 0 commentaire(s)|

Menace de disparition de villes à cause de l'érosion côtière : Saly, Saint-Louis, Dakar et les îles du Saloum, les points névralgiques
Selon la directrice de l’environnement, Marilyn Diarra, plusieurs villes du Sénégal sont menacées de disparition. Il s’agit selon elle de Saly Portudal, les Iles du Saloum et celles de la Casamance. La capitale sénégalaise avec l’avancée de ses corniches est aussi sous la menace de l’avancée de la mer. L’érosion côtière risque aussi d’emporter la ville de St-Louis. La directrice de l’environnement a pris part samedi 18 janvier à la visite des infrastructures de lutte contre l’avancée de la mer érigées à Saly Portudal et organisée par le ministère de l’environnement et du développement durable.

Consciente de la menace que représente l’érosion côtière, la directrice de l’environnement souhaiterait que des études poussées soient faites sur la question car dit-elle, les mesures de sauvetages risquent d’avoir des effets imprévus puisque, les côtes ne sont pas les mêmes. Marilyn Diarra d’estimer par ailleurs, qu’il n’y a pas de solutions idéales mais juste des mesures qui permettront de stabiliser les côtes pendant une dizaine d’années.

En vue d’appuyer la protection du littoral, indique la directrice de l’environnement la Banque mondiale compte accompagner le Sénégal dans la protection et l’adaptation des zones côtières vulnérables.

Déjà, du fait des vagues déferlantes, des mesures ont été prises pour protéger les infrastructures hôtelières de la ville de Saly. En dehors des digues de protections érigées par les hôteliers eux mêmes, le Conseil de suivi écologique (Cse) grâce au fond d’adaptation pour l’environnement, a financé la construction de deux brise-lames sur le littoral. Ces infrastructures construites avec un financement de plus de 900 millions de francs CFA visent à briser l’énergie de la vague afin que le sable, au lieu qu’il soit pris par la vague, soit déposé sur la plage.

Chaque brise-lames est long de 9 mètres rappelle-t-on. Les deux sont séparés par une ouverture. Les brise-lames ont permis de récupérer 50 mètres de place annonce la directrice de l’environnement. A terme, il est attendu que 9 brise-lames soient construits pour protéger 1, 5 km de la côte de la côte de Saly.

Selon la directrice de l’Environnement, les brise-lames, en plus de lutter contre l’avancée de la mer, créent des écosystèmes marins. La durée de vie des brise-lames est estimée à une vingtaine d’années. En outre, afin de protéger les infrastructures contre l’avancée de la mer également une digue de protection a été construite sur le rivage du port de pêche de la ville. L’infrastructure permet de protéger le quai d’ici les cinq prochaines années. Elle est faite de la latérite issue des brise-lames.

Sud Quotidien






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