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Mon combat


Rédigé par leral.net le Lundi 14 Mars 2016 à 09:00 | | 0 commentaire(s)|

Le 20 mars 2016, les Sénégalais et les Sénégalaises seront appelés à se prononcer par référendum sur les réformes que le Président Macky SALL veut apporter à notre Constitution.
Aujourd’hui, deux (2) camps se sont constitués : les partisans du OUI (l’APR et ses Alliés) et les partisans du NON (l’opposition dans son écrasante majorité et la société civile). Et le peuple dans tout cela ?
Disons d’emblée, qu’aujourd’hui ni l’APR et ses Alliés, ni l’opposition encore moins ceux qui se réclament de la société civile ne sont représentatifs du peuple sénégalais. Un peuple qui s’est toujours montré digne malgré sa souffrance et les multiples difficultés qui l’assaillent quotidiennement.
Moustapha DIAKHATA, le Président du Groupe parlementaire du camp présidentiel disait dans une émission (décryptage) les propos suivants : « Ci l’Islam Al Xuranmooydaganal, mooyharaamal ; ci Christianisme, Bible bi mooydaganal, mooyharaamal ; ci Judaïsme, Thorah bi mooydaganal, mooyharaamal ; fi ci République du Sénégal, Constitution bi mooydaganal, mooyharaamal » en d’autres termes « dans l’Islam, c’est le Coran qui Prescrit ou Proscrit ; dans le Christianisme et le Judaïsme se sont respectivement la Bible [plus exactement le Nouveau Testament] et la Thorah qui jouent ce rôle ; dans la République du Sénégal c’est la Constitution qui Prescrit ou Proscrit ». Sans le savoir, l’honorable député venait d’insulter tout un peuple qui, semble t-il l’oublier, est constitué de plus de 99% de croyants, dont à peu près 95% de Musulmans. Et pour cause, il a superposé deux (2) communautés : Une qui devait en principe avoir comme « Constitution » les livres sacrés en particulier le Coran et une autre qui prend comme guide ce que l’on a l’habitude d’appeler la Charte fondamentale du pays ; ce qui fait de nous croyants soit des mécréants, soit des pervers ou des injustes comme en attestent les versets coraniques suivants :
- Nous avons fait descendre la Thora dans laquelle il y a guide et lumière. C’est sur sa base que les prophètes qui se sont soumis à Allah, ainsi que les rabbins et les docteurs jugent les affairent des Juifs. Car on leur a confié la garde du Livre d’Allah, et ils en sont les témoins. Ne craignez donc pas les gens, mais craignez Moi. Et ne vendez pas Mes enseignements à vil prix. Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, les voilà les mécréants(Sourate 5 ; verset 44) ;
- Et Nous y avons prescrit pour eux vie pour vie, œil pour œil, nez pour nez, oreille pour oreille, dent pour dent… Et ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah a fait descendre, ceux-là sont des injustes (Sourate 5 ; verset 45) ;
- Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l’Evangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu’il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux (Sourate 5 ; verset 46) ;
- Que les gens de l’Evangile jugent d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux qui ne jugent pas d’après ce qu’Allah y a fait descendre. Ceux-là sont les pervers (Sourate 5 ; verset 47)
- Et sur toi (Muhammad) Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer le Livre qui était là avant lui et pour prévaloir sur lui.Juge donc parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, loin de la vérité qui t’est venue. A chacun de vous Nous avons assigné une législation et un plan à suivre… Juge alors parmi eux d’après ce qu’Allah a fait descendre. Ne suis pas leurs passions, et prends garde qu’ils ne tentent de t’éloigner d’une partie de ce qu’Allah t’a révélé. Et puis, s’ils refusent (le jugement révélé) sache qu’Allah veut les affliger [ici-bas] pour une partie de leurs péchés. Beaucoup de gens, certes, sont des pervers. (Le Saint Coran, Sourate 5 ; versets 48-49) ;
- Est-ce donc le jugement du temps de l’Ignorance qu’ils cherchent ? Qu’y-t-il de meilleur qu’Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? (Sourate 5 ; verset 50).
Je croyais que le Musulman est celui dont « dont la règle de conduite est la volonté exprimée dans le Coran et explicitée par la mission prophétique de Mohammed [PSL] » (Marcel A. Boisard, L’humanisme de l’Islam, Paris, Albin Michel, 1979, p.22).
Pour ma part, je dis sans ambages que les premières et seules véritables sources de la foi et de Loi pour le musulman que je suis, ne peuvent être que le Livre de Dieu (le Coran) et la Tradition (Sunnah) de son Prophète (PSL). Je ne crois nullement à ces lois dites « positives » faites par des hommes souvent en fonction de leurs intérêts mesquins et inavoués.
La laïcité, qui est une invention purement française (seuls trois pays au monde dont le Sénégal l’ont inscrit dans leur constitution), signifie « l’exclusion de la religion ou des religions de tout pouvoir politique et administratif ». En France ou l’Etat a réussi depuis le Concordat de 1905à confiner l’Eglise dans un rôle purement symbolique, la laïcité consacre « la séparation de la société civile et de la société religieuse ; l'État n'exerçant aucun pouvoir religieux et les Églises aucun pouvoir politique »(Le Robert). La France a sa propre trajectoire historique et la Révolution française de 1789 a beaucoup contribué à cet état des faits. S’y ajoute que depuis plusieurs décennies, on assiste à une déchristianisation voire une paganisation de la société occidentale. Aujourd’hui l’écrasante majorité des Catholiques français ne le sont en réalité que de nom.
Au Sénégal, nous sommes une société de croyants. Certes, il y a dans cette société des pervers, des impies et des hypocrites mais elle reste foncièrement croyante.
Alors comment comprendre que l’on veut continuer à appliquer au Sénégal cette laïcité qui nous a d’abord été imposée par la puissance colonisatrice à savoir la France.
Certains ont poussé l’idiotie jusqu’à dire : « c’est cette même laïcité que nous avons du temps de Cheikh Ahmadou Bamba (RA), d’El Hadji Malick SY (RA), de Senghor et j’en passe.
A ceux-ci, je réponds que du temps de Cheikh Ahmadou Bamba et d’El Hadji Malick SY, le Sénégal était encore sous domination coloniale.
Pour ce qui de Senghor, je souligne que de 1960, date de note indépendance à 1974, le Sénégal était sous le régime du parti unique. Que le président Macky SALL essaye aujourd’hui d’instaurer un parti unique au Sénégal ?
C’est tout simplement pour dire que ce qui était valable du temps de Senghor ne l’est plus encore moins il y a cent (100) ans.
Ce que je remets fondamentalement en cause, c’est la notion même de laïcité.
Aujourd’hui, même en Europe (Allemagne, Pologne, etc.) nous avons des partis politiques à connotation religieuse, notamment les partis démocrates-chrétiens qui disent s’inspirer dans les valeurs de la Chrétienté.
Au Sénégal, où la population est constituée à plus de 90% de Musulmans, il n’y a pas un seul verset du Coran qui sert de soubassement à nos normes (lois, règlements…). Et ceci au nom de quoi ? Et ce n’est qu’hypocrisie de dire qu’il n’y a pas seulement que des Musulmans au Sénégal. Du temps du Prophète, des « khalifes bien guidés » (Abu Bakr, Omar, Uthman et Ali) et des dynasties (abbassides et ommeyyades) n’existait-il pas d’autres communautés ou des minorités à côté des Musulmans. Et quoi qu’on puisse dire, la démocratie, qui ne signifie nullement l’oppression des minorités (que l’Islam protège), est en dernier ressort « la loi de la majorité ».
Aujourd’hui on s’achemine vers un référendum, si jamais le OUI l’emportait (qu’Allah nous en préserve) même avec 500 000 voies sur une population de plus de 13 000 000 d’habitants, qui va dire que les réformes ne seront pas mises en œuvre ? Loi de la majorité oblige.
Dire qu’il n y a pas uniquement des Musulmans au Sénégal, c’est aussi dire que la religion musulmane est par essence non opérationnelle, non praticable et par conséquent utopique.
Parlons toujours de cette laïcité. C’est une contre-vérité que de dire que l’Etat garantit toutes les libertés religieuses. La Constitution en son Article 9dit clairement :
« Tous les citoyens ont le droits de constituer librement des associations et desSociétés, sous réserve de se conformer aux formalités édictées par les lois et règlements… Les groupements dont le but ou l’activité seraient contraires aux lois Pénales oudirigés contre l’ordre public sont prohibés. »Pourtant l’article 19 stipule que « Les institutions et les communautés religieuses ont le droit de se développer sans entrave. Elles sont dégagées de la tutelle l’Etat. Elles règlent et administrent leurs affaires d’une manière autonome. »
Aussi, la Sharia (Loi islamique) qui est d’abord une émanation des sources canoniques que sont le Coran et la Tradition prophétique et qui est une partie intégrante de l’Islam, ne peut nullement être appliquée tant soit peu quelque soit la communauté (mouride, tidjiane, khadr, layenne,…) ou la localité (Touba, Tivaoune, Ndiassane, Thiénaba, LéonaNiassène, etc.). La religion ne se résume pas à une affaire privée. Et l’Islam concerne aussi bien le domaine spirituel que le domaine temporel, lesquels sont inextricables ; aussi bien le domaine privé que le domaine public. Enlever la Sharia de l’Islam et vous Lui enlever une partie vitale.
Il est temps je pense que l’on revienne à nos valeurs, en particulier à nos valeurs religieuses, pour en faire le fondement de notre société.
Pour un Musulman, voter pour la laïcité, c’est comme quelqu’un qui dirait : « Mon Dieu, je crois en Vous ; Vous êtes le Seigneur de l’Univers ; le Créateur des Cieux et de la Terre et de tout ce qui existe ; Vous êtes Celui qui pourvoie à tous nos besoins ; Qui Nous donne l’air que nous respirons ; Qui est le Dominateur Suprême, le Tout-puissant, le Sage, le Juste,… ; cependant pour ce qui est de la gestion de nos affaires, nous n’avons pas besoin de Vous ; nous nous suffisons à nous-mêmes ».
Tout croyant qui voterait pour la laïcité en répondra demain devant Le Seigneur Tout-Puissant.
Par conséquent j’appelle tous les Croyants à voter NON.
Et ceci pour d’autres raisons encore :
Premièrement :« Dis : Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines (for intérieur) ou que vous le montriez, Dieu le sait » (Le Saint Coran. S.3 ; vt. 29). Aussi, nous n’allons pas discourir sur les intentions du Président Macky SALL, mais plutôt sur ses actes.
M. Macky SALL, alors candidat à l’élection présidentielle, avait pris l’engagement de réduire son mandat de 7 à 5 ans une fois qu’il sera élu. Elu Président de la République, il a réitéré son engagement et proclamé urbi et orbi qu’il va tenir son engagement.
Aujourd’hui, il est revenu sur sa parole sous le prétexte que l’avis (ou la décision) du Conseil constitutionnel qui interdit d’applique la réduction au mandat en cours.
Pour ma part, je pense qu’il avait la possibilité de respecter son engagement quitte à démissionner, ce qui est tout sauf anticonstitutionnel.
En Israël par exemple, il arrive très rarement que le Premier ministre (qui détient la réalité du pouvoir) fasse toute la durée de son mandat. Le Knesset est régulièrement dissout et de nouvelles élections convoquées. On ne peut pas dire que ce n’est pas une démocratie.
En outre, voter pour le OUI, c’est signer un chèque en blanc pour quelqu’un dont le comportement devrait faire peur au Sénégal.
En effet, durant une année après son investiture à la magistrature suprême, M. Macky SALL donnait l’impression de quelqu’un qui avait du mal à croire à son élection. Dans son discours revenaient souvent les propos suivants : « c’est moi que Sénégalais on élu ». Ensuite c’est un glissement sémantique dans son discours : Rien que des propos durs, des menaces voire un certains mépris (problème du prix du riz et la question enseignante). Ce qui ne me surprend guère. Les Sénégalais ont malheureusement la mémoire courte.
En 2002, le Président de la République, alors maire de Fatick et Ministre des mines, votait dans un bureau de vote à Fatick sans sa carte d’identité nationale avec comme seul argument la force pure et brutale. Pourtant le code électoral est extrêmement clair là-dessus : Nul ne peut voter sans sa carte d’électeur et sa carte d’identité nationale numérisées. Etil n y a aucune dérogation possible.
Tout récemment, le Président a amené en voyage en Guinée Me Ousmane NGOM alors que ce dernier était sous le coup d’une interdiction de sortir du territoire nationale décernée par la CREI. Alors que l’on ne nous dise pas que le Président est un LEGALISTE, à la limite c’est insulter nos intelligences. Et si le OUI l’emporte, ce qui est sur c’est que les Sénégalais s’en mordront les doigts. Comme disent l’adage « chasse le naturel, il revient au galop ». Notre Président à tous les relents d’un dictateur. Mais qu’il se le tienne pour dire, au Sénégal, il existe encore des personnes qui savent qui ils sont, d’où ils viennent et qui conservent encore intacts certains héritages comme le Jom, leNgor et le Fit.
Abou Hourayra (RA) a dit : « On a demandé au Messager de Dieu : « Quel est le plus noble des hommes ? » Il dit :« C’est le plus pieux d’entre eux ». On lui dit : « Ce n’est pas à ce sujet que nous interrogeons ». Il dit : « C’est alors Joseph,Prophète de Dieu, fils de Prophète de Dieu, lui-même fils de l’ami intime de Dieu (Abraham) ». Ils dirent : « Ce n’est pas àce sujet que nous t’interrogeons ». Il dit : « C’est alors au sujet des souches des arabes que vous m’interrogez ? Sachez alorsque les meilleurs d’entre eux dans la période préislamique sont les meilleurs dans l’Islam une fois qu’ils ont bien compris lavérité coranique ». (Riyad as-Salihin de l’Imam MohieddineAnnawawî, p.30).

Par ailleurs, c’est un mépris, un manque total de respect à l’endroit du peuple sénégalais que d’attendre quatre (4) ans pour faire ou dire ce qu’on pouvait faire et aurait du faire en 2012. Ce silence calculé, ce dilatoire a soulevé pendant des années des passions, entrainé des altercations, des discussions violentes avec parfois des insultes, et j’en passe.

Deuxièmement : Les partisans du OUI disent que se sont des « réformes consolidantes ». Je leur rétorque que les institutions ne valent que ce que valent les hommes. Au Sénégal, nous le savons tous, ce ne sont pas les textes qui posent problèmes mais les hommes. Et c’est assez éloquent le fait que souvent des pays viennent à l’école au Sénégal, prennent nos projets pour l’appliquer avec succès dans leurs pays au même moment, nous ne parvenons pas à trouver le bon bout.
Que ce soit sous Abdou DIOUF, sous Abdoulaye WADE ou sous Macky SALL, nous avons toujours eu à l’Assemblée nationale une « majorité mécanique », prête à voter n’importe quoi pour faire plaisir au Prince faiseur de fortunés.
Du temps d’Abdoulaye WADE, les députés (qui sont élus au suffrage universel et direct comme le Président de la République) avaient poussé l’outrecuidance, la lâcheté ou plus exactement la traitrise jusqu’à accorder la prééminence et partant la préséance au Sénat alors que les membres de ce dernier sont pour la majeure partie (60/100) nommés par le Président. Et on nous parle d’ « honorables députés » !
Pire, ces mêmes députés avaient décidé de prolonger de deux (2) ans leur mandat alors qu’il s’agissait d’un mandat électif donné par le peuple. Ce fut un acte sans précédent d’une gravité sans commune mesure vue qu’il peut faire jurisprudence. En effet, si les députés qui ont un mandat électif peuvent se permettre de prolonger leur mandat, qu’est ce qui peut empêcher le Président d’en faire de même ?
Tout ceci pour dire que je n’ai aucun espoir concernant nos députés.
Et c’est piquant de noter que dans tout le parti APR, il n y a pas une seule voie discordante, même pas un seul MAIS… Parfaite harmonie ou hypocrisie dictée par des intérêts bassement matériels ? Ce qui est sur, si vous leur parliez de ce que dit Dieu et Son Prophète (PSL), tu trouveras certainement quelqu’un parmi eux qui te dirai MAIS…
Par ailleurs, il est aujourd’hui légitime de se poser la question de l’application des lois. Et le constat est alarmant.
Tout récemment, un avocat accusait la Police et la Gendarmerie de s’être mises « hors-la-loi » pour l’avoir interdit d’assister à l’audition de son client. Ce qui est inadmissible, c’est qu’on refuse de respecter les droits des personnes garantis par les lois alors qu’au même momenton interpelle, on arrête des personnes au nom de ces mêmes lois. A la limite, c’est du « je m’en foutisme ». Et l’une des rares choses qu’on a du mal à tolérer, c’est l’injustice.
A mes frères et sœurs Musulmans, je dis ceci :
« Avant d’entreprendre quelle que action que ce soit, c’est une obligation pour le Musulman d’en connaître les tenants et les aboutissements » comme nous l’enseigne Al akhdariyou.
Par conséquent, quiconque vote pour le OUI sans s’informer auparavant des réformes proposées en répondra devant l’Eternel.
Par ailleurs, qui est Macky SALL pour dire que certaines dispositions de la Constitution seront verrouillées « Abadan » en d’autres termes éternellement et qu’elles ne peuvent même pas à l’avenir être modifiées par voie référendaire ?
Même dans l’Islam (Coran), il n’est pas rare de voir certaines pratiques d’abord proscrites puis autorisées. Exemple : Le fait d’entretenir des relations intimes avec son conjoint durant le mois de Ramadan (après la rupture) ; ou des pratiques d’abord tolérées avant d’être proscrites. Exemple : l’usage de l’alcool (vin, etc.).
Et les Sénégalais veulent accepter qu’un homme, un humain, un mortel, leur dise ce que doit être leur pays, comment ils doivent procéder dans 50, 100, 1000 ans !!!
Pour terminer, on accuse aujourd’hui les gens de tenir des propos séditieux.
Je rappelle, que dans le Préambule de la Constitution actuelle, il est écrit :
Le Peuple du Sénégal proclame solennellement son indépendance et son attachement aux droits fondamentaux tels qu’ils sont définis dans la Déclaration desDroits de l’Homme et du Citoyen de 1789 et dans la Déclaration Universelle du 10décembre 1948.
D’abord, pourquoi le Peuple du Sénégal doit-il adhérer à la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Est-ce que vous savez de quel Homme on parle ici ? En tout cas pas de l’Homme noir qui était alors l’objet d’un trafic honteux et crapuleux, la Traite Atlantique, qui subissait la barbarie occidentale dans toute sa rigueur. Il a fallu attendre près de 60 ans après la Déclaration des Droits et du Citoyen de 1789 pour que la Traite soit abolie en France (1848). Et que dire du Citoyen ? Même pendant la colonisation, seuls les habitants des quatre communes (Gorée, Dakar, Rufisque et Saint-Louis) étaient considérés comme des citoyens français. Et le Sénégal était une exception.
Enfin, il faut dire que laDéclaration des Droits et du Citoyen de 1789 reconnait explicitement aux citoyens le droit à l’insurrection s’ils se sentent trahis par leurs dirigeants.

A BON ENTENDEUR SALUT.
MOUVEMENT POUR L’EVEIL D’UNE CONSCIENCE ISLAMIQUE (MERCI)







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