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Mon indignation et ma désillusion à l’égard de Macky Sall - Par Assane Diédhiou, Coordonnateur de l’Apr Adéane


Rédigé par leral.net le Mercredi 18 Mai 2016 à 16:03 | | 4 commentaire(s)|

Mon indignation et ma désillusion à l’égard de Macky Sall - Par Assane Diédhiou, Coordonnateur de l’Apr Adéane
Cet article a pour but d’exprimer mon indignation et ma désillusion à l’égard du secrétaire général de l’Alliance Pour la République (M. Macky SALL). D’abord, il me paraît utile de faire un petit rappel historique à l’intention des lecteurs afin de mieux comprendre. Je m’appelle Assane DIEDHIOU, coordonateur de l’APR dans la commune d’Adéane (département de Ziguinchor). Mon militantisme dans ce parti a commencé en 2009. En effet, en janvier de cette même année, j’ai pris l’initiative de rencontrer le secrétaire général Macky SALL à son domicile, à la rue des Ambassades. Cette rencontre a été rendue possible grâce à l’actuelle Première Dame (Marème FAYE SALL). Ensuite, j’ai effectué un déplacement en Casamance, précisément dans l’ex communauté rurale d’Adéane pour y installer le parti. Et cela m’a pris plusieurs semaines, puisqu’il fallait chercher des représentants dans chaque village de la localité. En Mars 2009, j’étais parti aux élections locales en coalition avec le TDS (parti du secrétaire général Robert Sagna) et sans aucun fond de campagne. A l’issue de ces élections, j’ai eu une conseillère du nom de Sidonie Bandiacky. Fin décembre 2011, j’ai reçu le soutien financier du Président par le biais de son chef du protocole P. S. Diop, en vue d’aller faire les investitures pour élections présidentielles de février 2012. Au premier tour de ces élections, j’étais sorti deuxième derrière le PDS avec un fond de campagne de 50 000f CFA. Et avec 300 000f CFA, j’ai remporté le second tour. Je battais campagne à l’aide d’une motocyclette et avec laquelle, je faisais 35km pour déposer les procès verbaux à Ziguinchor. La même année (2012), j’ai gagné les élections législatives. Etant étudiant en master 2, je passais plus de temps à la base, pendant que mes camarades de promotions préparaient leur mémoire. On se battait à corps perdu pour faire la propagande de ce Monsieur (Macky SALL), qui selon nous est victime d’injustice. Au moment où d’aucun ne croyait en lui, nous nous étions là avec la seule conviction de rendre possible son accession à la magistrature suprême. J’ai assisté à tous les grands rendez-vous du parti. En guise d’exemple, je vous renvoie à la photo n°1. Sur cette image (1ere université républicaine à Mbodiene 2011), vous pouvez me voir applaudir tout en souriant, croyant qu’un jour on aura un lendemain meilleur avec lui. Mais hélas ! Aujourd’hui, c’est la désillusion totale.

Quand on analyse les nominations et les postes de responsabilités donnés aux responsables du parti, on se demande à quoi ressemblent-ils ? Ailleurs, on peut voir plusieurs membres d’un même village ou d’une même famille occupaient des postes de haute responsabilité.

On se demande si vous (M. Macky SALL) ne donnez pas raison à Ahmadou Diop (coordonnateur de la conscience patriotique pour le changement au Sénégal) qui dans sa publication du 17 février 2015 dit : « un village entier digne d’un capharnaüm, constitué exclusivement d’un corporatisme ethnocentrique, s’approprie de tout l’appareil d’état avec des postes de haute pointure… ». Des transhumants et même des anciens footballeurs qui étaient en Europe au moment où nous sacrifions notre vie dans les villages les plus reculés, trouvent leur compte dans les affaires.

Cher secrétaire général, il pourrait s’avérer utile de faire une rétrospective pour voir comment nous en sommes arrivés là. De 2014 à nos jours, nous nous sommes rencontrés deux fois à Paris, où je vous ai parlé de mes projets. Malheureusement, vous me mettez en rapport avec des « responsables » (Mahmout Saleh et Abdou Mbow) hautins comme jamais. Ces gens, ont-ils vraiment le respect en vers leurs prochains pour que vous puissiez les mettre en rapport avec vos responsables politiques. Depuis que j’ai quitté le Sénégal en 2013, le parti n’a jamais gagné les élections à Adéane. Les échecs répétés du parti (locales 2014 et référendum 2016) s’expliquent pour la bonne et simple raison que les responsables politiques sont laissés à eux-mêmes. Nous ne sommes pris en considération qu’à l’approche des élections et après, on est traité comme des moins que rien.

Monsieur le secrétaire général de l’APR, son excellence Macky SALL retenez cette citation d’Ernest Renan qui dit : « les vrais hommes de progrès sont ceux qui ont pour point de départ un respect profond du passé. Tout ce que nous faisons, tout ce que nous sommes, est l’aboutissement d’un travail».






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