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Monsieur le Doyen des juges ou Monsieur le Doyen des dossiers de l’impunité ? Quelles ambitions pour nos magistrats, torturer socialement les sénégalais, leur servir un véritable irrespect ou élever le niveau de leur justice ?


Rédigé par leral.net le Jeudi 6 Novembre 2014 à 16:00 | | 1 commentaire(s)|

Monsieur le Doyen des juges ou Monsieur le Doyen des dossiers de l’impunité ? Quelles ambitions pour nos magistrats, torturer socialement les sénégalais, leur servir un véritable irrespect ou élever le niveau de leur justice ?
Nous ne quémandons pas une justice, nous la réclamons !

Le but de cette correspondance est de poser de réelles questions sur le fonctionnement de notre justice : d’une part, savoir, si l’indépendance de la justice sénégalaise, reste toujours un vœu pieux et, d’autre part pointer le sabotage qui définit la procédure (ou les procédures) sur le dossier de notre frère Mamadou DIOP.

Une institution telle que la justice, qui se dit respectable ou qui se veut respectable, pourrait-elle se permettre d’être aussi irrespectueuse envers des citoyens sénégalais qui ne demandent que justice, qui ne veulent que la vérité sur des assassinats qui restent une tâche indélébile sur la main du régime libéral? Ces magistrats instructeurs, se rendraient-ils compte de l’image qu’ils sont en train de donner à notre justice ? Auraient-ils décidé tout bonnement de décrédibiliser voire pervertir le système judiciaire sénégalais, à travers ces dossiers d’assassinat et de barbarie institutionnelle ?

Nous voulons parler, sérieusement, avec des gens, des sénégalais, que nous croyons lucides, capables de réfléchir, capables de comprendre, en l’occurrence les magistrats. Nous pensons qu’il est grand temps de siffler une fin de cette longue récréation sur le Dossier Mamadou DIOP, une « récréation-sabotage » qui n’a que trop duré. Nous voulons savoir, si maintenant, nous continuons d’être des sénégalais qui ne méritent pas qu’on leur rende une justice, et si notre frère est un sénégalais qui ne mérite qu’on lui rende justice, avec sa famille.

Nous pensons qu’eux-mêmes, c’est-à-dire ces magistrats instructeurs, qu’ils doivent se poser la troublante question de « quelle merdier, la justice sénégalaise est en train de se foutre », en ne voulant pas faire bouger la procédure, sur ce dossier. Nous voulons savoir, à quoi s’en tenir, pour un dossier qui va faire bientôt trois ans. Si ce n’est pas une honte pour les magistrats instructeurs, pour nous c’est un questionnement énorme.

Nous nous posons de réelles questions, sur l’attitude de nombre de nos magistrats, logés, nourris et blanchis, avec l’argent du contribuable sénégalais, lequel aspire toujours à une justice sociale. Nous nous posons toujours des questions, sur la volonté de ces magistrats, quant à leur engagement, sur leur amour désintéressé du métier qu’ils exercent, quant à leur capacité à servir aux sénégalais un véritable équilibre, une vraie moralité, une vraie lucidité, des convictions et des valeurs une vraie indépendance de la justice.

En tant que jeune sénégalais, nous refusons de servir la fatalité, en ce qui concerne ces dossiers judiciaires, qui sont sur la table ou les casiers secrets du doyen des juges. Nous refusons de valider la version selon laquelle, tous les dossiers concernant des assassinats au Sénégal, n’aboutissent jamais, et sont toujours classés aux oubliettes, et qu’ils regagnent toujours les dossiers de l’impunité.

Nous ne sollicitons pas d’intervention, pour que soit objectivement diligenté, un dossier comme celui de notre Mamadou DIOP, ou celui de Malick Bâ, ou celui de Ndiaga Diouf, ou celui de Kékouta Sidibé, ou celui de Fodé Ndiaye, et de tous les autres, ces dizaines de morts de trop dans la conscience du régime libéral.

Nous n’avons pas encore sollicité d’intervention exceptionnelle, pour que le Doyen des juges se mette enfin à comprendre que c’est le droit commun qui lui impose, de mener, jusqu’au bout, une instruction, avec un délai raisonnable, sur tout, et pour tout dossier déposé sur sa table, ou au niveau de ses services. Dans le cas échéant, on allait demander de l’intervention auprès de Serigne Cheikh Saliou, pour qu’il puisse parler à Mahwa Sémou Diouf (pour ceux qui savent ce que nous disons).

En tant que citoyen sénégalais, qui avons une vision sur comment fonctionne cette justice, nous disons, qu’on se battrait sans complexe, pour que ces gens, à qui le peuple a confié des prorogatives, comprennent qu’ils ne sont pas des rois ou des princes à qui il faut quémander des services.

Ces excès, ce silence irrespectueux, ces consciences perverses pour décourager des familles de victimes, par rapport à une justice qui doit leur être rendue ; tout ceci, participe à quelle genre de justice (nous mettons sur le lot la hiérarchie gouvernementale, ministère de la justice, agence judiciaire de l’Etat)? Toute cette démagogie participe à quelle vision du Sénégal, franchement ? Le mal et l’injustice sont-ils encore validés et agréés par les magistrats sénégalais ? Vous sentez-vous capables de répondre aux attentes des sénégalais, en matière de justice sociale ? Si oui, dites le nous ? Si vous vous sentez incapables, faites le savoir aux sénégalais, pour que l’on puisse prendre nos responsabilités.

Cela devient à la limite de la torture judiciaire, en plus de la barbarie que nous servent au quotidien les institutions en charge de la sécurité et de la protection des personnes et des biens (comme la police et la gendarmerie) d’une part, et d’autre part, de la conscience perverse des politiciens qui manipulent en permanence nos institutions, pour satisfaire leur libido déviationniste.

Plusieurs questions, de nombreuses interrogations, de multiples incompréhensions, Monsieur le Doyen des juges.
En ce qui concerne la justice sénégalaise, faut-il, désormais, payer pour que l’on puisse instruire les plaintes qui sont déposées au niveau de vos services ?

Leur a-t-on données, des directives, pour qu’ils adoptent la stratégie du découragement, pour qu’à la fin on désiste, et laisse ce dossier se ranger sur la belle pile des dossiers d’impunité ?

Quelle est la main invisible, ou la force du mal invisible qui dicte sa loi aux magistrats instructeurs, afin de bloquer cette procédure judiciaire ?

En ce qui concerne la justice sénégalaise, pouvons-nous dire, désormais, que cela représente une entreprise privée, qui écarte clairement la notion de service publique, dans ses principes ; et que désormais, pour que l’on puisse nous rendre justice, il nous faut payer, ou rentrer dans un marchandage éhonté, afin d’être servi.

A Monsieur le Doyen des juges Mahwa Sémou Diouf, à vos chers collaborateurs et magistrats qui travaillez sur le dossier Mamadou DIOP. Nous vous adressons cette ultime correspondance, croyant toujours à votre bonne foi, à votre engagement à ne pas servir l’impunité dans ce pays, à votre indépendance quant à l’apaisement des sénégalais, concernant l’injustice qui leur est servie au quotidien.

En tant que citoyen sénégalais et frère d’un citoyen engagé-responsable, qui a servi le Sénégal à travers ses fonctions d’enseignant vacataire, étudiant en 2eme année de master, qui attendait sa titularisation au sein de la fonction publique – nous osons toujours croire, en l’indépendance de la justice sénégalaise et à une belle conscience des magistrats instructeurs de ce dossier.

Cependant, nous voulons leur poser une question simple, qui ne demande qu’une réponse simple. Chers magistrats instructeurs, êtes-vous totalement indépendants, pour pouvoir travailler à faire connaître la vérité et rendre la justice sur ce qui est appelé « l’Affaire Mamadou DIOP » ?

Monsieur le doyen des juges, Il y a plus de deux ans, vous aviez appelé le père de Mamadou DIOP (notre père), pour l’auditionner et confirmer la recevabilité et le maintien de la plainte de la famille, avec constitution de partie civile. Cette plainte vise nommément M. Ousmane Ngom ancien ministre de l’intérieur, M. Harouna Sy et sa hiérarchie (aussi bien policière que politique).

Monsieur le Doyen des juges, depuis cette audition deux ans après, actuellement nous sommes presque trois ans d’attente, et vous n’usez même pas de votre respectabilité pour tenir informés, à l’avocat et à la famille, de l’avancée de l’instruction du dossier Mamadou DIOP.

Monsieur le Doyen des juges, vous êtes-vous lancé sur une instruction sérieuse et approfondie de ce dossier dit de « Mamadou DIOP », sachant que la DIC avait effectué aussi un travail, avec un rapport d’enquête (sous les ordres du procureur Ousmane Diagne).

Le ministère public vous empêche-t-il de faire votre travail ? Même si nous savons que, pour la plupart de ces cas d’assassinat, orchestrés par des policiers ou de gendarmes, il y a une en permanence une volonté politique d’escamoter les choses dans ce pays.

Dans un contexte où la majorité des sénégalais parle de la faiblesse et d’un manque d’ambitions de la justice, qu’est-ce que vous proposez, pour sauver cette justice de l’impunité et de l’immobilisme, une en permanence au service d’une classe politique sans morale.

Y a-t-il de l’ambition et de la volonté, de servir dignement et courageusement les sénégalais, à travers ces fonctions de magistrats ?

Ces magistrats ont-ils décidé, tout bonnement, de maintenir les sénégalais en situation de carence de justice sociale, de maltraitance judiciaire ?

Entre le doyen des juges Mahwa Sémou Diouf et le procureur Bassirou Guèye, n’y aurait-il pas une « complicité hors-déontologie », à servir de l’impunité totale, sur tous les dossiers concernant les violences électorales et la barbarie policière ?

En résumé, peut-on compter sur ces magistrats, pour faire aboutir ces procédures, ou bien, il nous faut continuer à implorer le diable de l’impunité qui a hanté nos institutions judiciaires?

L’injustice au Sénégal, n’est-ce pas une sorte d’immense carambolage permanent, provoqué par le manque d’engagement et de morale de la part d’une majorité de magistrats ?

Une question tabou, que beaucoup de sénégalais ont peur de poser ou hésitent à poser : au Sénégal, sommes nous toujours dans le temps des grands mensonges judiciaires, ou ceci est une vieille histoire qui rappelle les douze années du pouvoir de wax waxeet wade.

Nous appelons ces magistrats et les différents acteurs qui constituent cette justice, cette institution que nous devons parfaire, à prendre leurs responsabilités, pour servir les sénégalais. Nous ne pouvons plus accepter, que l’on nous dise en permanence à travers des colloques, séminaires, discours politiques, messages présidentiels et ministériels, que la justice sénégalaise est indépendante, alors que les magistrats continuent à nous servir du mépris, de l’hésitation, de l’oubli, de la fuite de responsabilités, sur nos dossiers, au quotidien. Ils sont où, le courage et l’indépendance qui doivent définir cette institution qui est la justice ?

Apprenons à construire un Sénégal juste, sans parti pris, sans réseau, en évitant, au maximum, de détruire cette symbiose sociétale, cette concorde nationale.

Nous tenons aussi, à rappeler à tous ces sénégalais et fils du Sénégal qui incarnaient nos institutions, ces belles paroles de Cheikh Ahmadou Bamba dans son ouvrage intitulé "La Voie de la satisfaction des besoins", « Le règne de l'erreur est d'un instant, celui de la vérité perdurera jusqu'à l'heure. La Vérité s'éternise alors que l'erreur, même au paroxysme de la célébrité, finira par s'évanouir et déchoir ».

La Justice, rien que la justice, et la justice dans toute sa rigueur. Que Dieu protège le Sénégal, le peuple sénégalais.


Gorgui DIOP, frère et condisciple de Mamadou DIOP






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