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Monsieur le Président de la République, reprenez tous les pouvoirs et préservez la stabilité du Sénégal !


Rédigé par leral.net le Vendredi 27 Février 2015 à 13:39 | | 10 commentaire(s)|

Monsieur le Président de la République, reprenez tous les pouvoirs et préservez la stabilité du Sénégal !
En ma qualité de citoyen et en vertu d’un devoir citoyen de rectification et de rétablissement de la vérité, quel qu’en soit le prix à payer dans le cadre de notre compagnonnage, constatant plusieurs risques de dérives aux conséquences incalculables, je vous prie de bien vouloir rompre définitivement les alliances artificielles, mouvements de soutien et autres coalitions politiciennes (qui, pour la plupart, mettent de l’essence au feu), pour remettre la boussole du Sénégal dans la bonne direction.

Parce que, d’une part, vous êtes le seul à être élu par 65% du collège électoral sénégalais pour exercer les fonctions de Président de la République pendant 7ans, et je ne cesserai de l’affirmer jusqu’à la preuve du contraire. La mission paraît absolument univoque même si elle mérite d’être explicitée. Parce que, d’autre part, en cette occurrence, je suis républicain, Sénégalais et nationaliste qui croit profondément à nos valeurs de civilisation tant vantées à travers le monde et qui fondent respect et admiration de la part de tous les pays amis du Sénégal.

Excellence, notre nation est à un tournant décisif dans sa trajectoire politico-historique et dans sa volonté de réaliser une croissance économique durable. Sous ce rapport, le Sénégal mise sur ses atouts et opportunités pour enclencher la marche vers l’émergence que vous avez eu la chance d’initier et de conduire à travers une nouvelle vision, le PSE, partant des acquis, intégrant toutes les forces et faiblesses et dépassant ce qui a été déjà proposé jusque-là. Il s’agit, entre autres, de la viabilité du cadre macroéconomique, du potentiel démographique résultant de la jeunesse de la population, du potentiel de ressources agricoles et hydro-agricoles, de la position géographique stratégique, des réelles potentialités naturelles sous-exploitées, du dynamisme de sa diaspora et, surtout, de l’absolue nécessité de stabilité politique et de solidité des institutions.

Mais, pour tirer profit de toutes ces opportunités, vous seul êtes le Gardien de la constitution, le Chef suprême des Armées, le Président du Conseil Supérieur de la Défense Nationale, le Président du Conseil Supérieur de la Magistrature et vous détenez les prérogatives de nommer à tous les emplois civiles et militaires. Vous avez donc au-delà des 3 pouvoirs classiques enseignés par Montesquieu que sont l’exécutif, le législatif et le judiciaire, TOUS LES POUVOIRS QUI SE REGULENT ENTRE EUX pour remettre le Sénégal dans une dynamique de paix, de sécurité et de sérénité sans lesquelles aucune émergence ne serait envisageable si tant est que vous souhaitiez réaliser votre PSE. Un seul élément émanant de vous personnellement prouve à suffisance que la cléf de l’énigme d’aujourd’hui se trouve exclusivement entre vos mains et que vous incarnez à la fois le judicaire, le législatif et l’exécutif : vous avez semblé déclarer qu’aucune poursuite judicaire ne sera intentée contre l’ancien Président de la République tant que vous serez à la tête de la magistrature suprême du Sénégal.

Excellence, la répétition ayant des vertus andragogiques, permettez-moi de réitérer l’argumentaire que j’ai toujours bâti à chaque fois que je vous interpelle. Le peuple sénégalais, souverain, Conseil Constitutionnel par excellence, vous a plébiscité à 65% lors de la présidentielle et a déclenché ainsi une révolution historique dans les inévitables rapports entre les acteurs politiques que vous êtes et les citoyens que nous sommes. L’indicateur le plus déterminant de votre réussite réside incontestablement dans le niveau de satisfaction des aspirations profondes de ce peuple, et non pas forcément dans les relations avec les coalitions, réseaux et autres mouvements de soutien. Et les élections locales vous en ont donné la preuve, même si elles ne sont pas totalement similaires à l’élection présidentielle. Excellence, vous seul ferez face au peuple sénégalais souverain lors de la future reddition de comptes. Ce dernier ne se tournera que vers vous, personnellement, à l’heure du bilan.

Je sais que les politiciens et oiseaux de mauvais augure qui excellent en diabolisation rien que pour s’agripper à des intérêts crypto personnels pour jouir de privilèges particuliers au détriment des intérêts supérieurs de la nation se permettront, une fois encore, de vous détourner coûte que coûte de ce que je suis en train de vous rappeler à travers ces lignes en toute humilité, sachant que des voix plus autorisées et plus avisées que la mienne sont en train de le faire mieux que moi.

Excellence, le pouvoir d’exercer les fonctions de Président de la République ne se partage pas collégialement, et la constitution du Sénégal le prouve, en ce qu’elle n’exige de serment que de celui ayant été élu démocratiquement au suffrage universel direct. Ces compatriotes égarés se diront certainement : « Qui est ce GUEYE Papa Moustapha, si ce n’est rien d’autre qu’un prétentieux qui se croit investi d’un rôle de directeur de conscience, à l’image de Pangloss dans Candide de Voltaire, et qui s’adresse souvent au Président de la République ? ». Ma réponse à ces détracteurs de la paix est toute simple. Je suis un sénégalais lambda, pas prétentieux, mais ambitieux pour son pays, qui souhaite rendre manifeste la gloire de Dieu qui est en nous tous. Elle ne se trouve pas seulement chez quelques élus : elle est en chacun de nous, et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre lumière, nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même. Et j’ai le mérite de toujours prendre du recul, à l’instar de beaucoup de mes compatriotes qui ne sont pas politiciens, mais qui ont grandi, vécu, partagé, validé et capitalisé des expériences inoubliables avec le Président Macky Sall dans des circonstances antérieures et des conditions plus difficiles qui ont abouti à celles d’aujourd’hui.

Excellence, Monsieur le Président de la République et cher compatriote,

Vous connaissant personnellement, étant conscient de l’esprit et de la lettre dans lesquels vous avez été éduqué aux valeurs mixtes de socialisation Serer, Pulaar et Wolof, je demeure convaincu que vous souhaitez exercer vos fonctions présidentielles, toujours soucieux que vous êtes d’y associer tous vos collaborateurs. Toutefois, compte tenu de la situation actuelle que traverse notre cher pays, je vous propose une voie de sortie de crise articulée autour de 5 axes majeurs :

1. Convoquer au maximum 6 de vos collaborateurs directs et faire le point de la situation politique et sociale du pays ;
2. Prendre des décisions éclairées sur la base des avis recueillis de ces collaborateurs ;
3. Inviter un représentant de chaque famille religieuse (musulmane et chrétienne), des chefs coutumiers comme ceux de la collectivité Lébou au Sénégal, des communicateurs/régulateurs sociaux puis leur faire part des décisions d’apaisement prises à des fins de démultiplication et de relai;
4. Inviter le Président Wade et le PDS à surseoir provisoirement à toutes formes de manifestations ;
5. Convier toute l’opposition sénégalaise à s’asseoir autour d’une table pour trouver des solutions durables de sortie de crise.

Vive le Sénégal uni dans une Afrique de paix, de sécurité et de prospérité !


Papa Moustapha GUEYE

Inspecteur de l’Education et de la Formation

Spécialiste en Planification Internationale et Management de l’Education

Diplômé en GRH







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