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Monsieur le Président, la République est en danger : Êtes-vous courant ?

Islamisé depuis à peu près 12 siècles, pays majoritairement musulman et systématiquement laïc, le Sénégal est un pays extraordinaire du continent africain. Il est connu pour sa stabilité politique, son ouverture au dialogue inter-religieux et sa coexistence pacifique malgré ses différentes castes, religions et confréries. Cette coexistence pacifique est un héritage que nos ancêtres nous ont légué. A l’image de nos ancêtres, chaque sénégalais et sénégalaise est appelé à œuvrer pour la pérennisation de cet héritage. Autrement dit, c’est une responsabilité pour tous de veiller à ce que ce don du ciel qui est la paix soit éternel.


Rédigé par leral.net le Jeudi 30 Juillet 2015 à 12:43 | | 27 commentaire(s)|

Compte tenu de la situation alarmante dans laquelle vivent les pays majoritairement musulmans, vu aussi l’adversité confessionnelle qui a longtemps causé beaucoup de pertes humaines, et qui continue de faire couler autant de sang chez les musulmans et une destruction massive de plusieurs pays, il est important d’exercer tous les moyens de prévention afin d’empêcher la survenance d’une telle tragédie politico-religieuse dans notre cher Sénégal.

A fortiori, le Sénégal est menacé par l’existence de tous les facteurs étant la source directe de cette catastrophe venue d’ailleurs, à l’image de l’IRAK, de la SYRIE et du YEMEN. En effet la présence effective à la fois des musulmans soufis, wahhabites et chiites, est une véritable menace non négligeable pour le Sénégal.

Cette article n’a pas l’intention d’entrer en compétition avec ceux qui étudient les fois des uns et des autres ni de mettre en cause la foi d’un groupe ou d’un autre, son objectif se résume en ces points suivants : Mise au point, mise en garde, proposition de solution.

Autrement, éveiller la conscience des responsables des institutions censées assurer la sécurité du pays et le bien être des citoyens.

Le Sénégal a connu le pluralisme depuis très longtemps que ça soit sur le plan ethnique, religieux ou confrérique et politique. Or, les différentes idéologies et pratiques ne sont jamais source d’une moindre altercation entre populations. Les gens vivaient leur foi, leur croyance dans le respect mutuel parfait, sans provocation ni profanation ni réprobation. Cette coexistence pacifique a manqué aux pays abimés par l’antagonisme confessionnel, essentiellement sunnite-chiite.

Depuis que l’islam a fait son apparition dans la société sénégalaise, l’islam soufi sunnite est pratiqué par les musulmans sénégalais. Ainsi, dans les années soixante le rite WAHHABITE ou sunnisme intégriste fut importé au Sénégal par des étudiants sénégalais lauréats des universités du berceau dudit rite, l’Arabie saoudite.

Aujourd’hui, ils sont nombreux et éparpillés partout dans le pays, ils ont leurs écoles, leurs mosquées et une faculté récemment. Malgré leur opposition au soufisme et ses pratiques, ce désaccord n’a point été matérialisé par des actes violents comme c’est le cas dans d’autres pays, à la différence de quelques agressions verbales occasionnelles comme des sermons de vendredi ou ceux des ides. En effet, ils (les WAHHABITES) contribuent approximativement par abstention à la sauvegarde de cette cohésion et stabilité.

Alors pourquoi le Sénégal est-il menacé par le conflit confessionnel ?

La cohabitation WAHHABITE- SOUFI n’a jamais été source de violence à travers le monde car leur différence est très limitée et superficielle. Cette différence ne touche pas les fondements mais seulement les pratiques. Par contre, les chiites n’ont jamais eu une telle relation avec les sunnites dans son ensemble, qu’ils soient WAHABITES OU SOUFIS.

De ce fait, la paix entre ces derniers et les CHIITES est toujours relative et se présente comme un volcan qui peut entrer en éruption d’un moment à l’autre. L’histoire nous a fait comprendre que la relation entre ces deux tendances est de méfiance, de peur et de suspicion. C’est ce que l’on voit matin et soir dans les chaines de télévisions de tout bord, c’est ce qu’on lit dans certains livres des deux côtés. C’est une véritable guerre des mots qui a duré plusieurs années avant de finir par se matérialiser par des actes, ce qui se passe au Moyen-Orient actuellement en est la preuve vivante.

Les deux emblèmes (Arabie saoudite et Iran) et porteurs de drapeau de ces tendances se disputent l’hégémonie dans les pays arabes et musulmans, s’affrontent ouvertement actuellement au Yémen en Syrie et en catimini partout dans le monde.

En effet, depuis longtemps on assiste au fait que les WAHABITES comme les CHIITES travaillent sur l’expansion de leurs idéologies par tous les moyens comme la publication de livres ; la création des chaines de télévision ; l’octroi de bourses d’études ; l’envoi de missionnaires et d’émissaires pour un seul et unique objectif : affaler, affaiblir ou encore effacer l’autre.

Toutefois, le plus dangereux dans tout ça, c’est qu’une partie de ces moyens déployés pour cette propagation est destinée à convaincre le musulman SOUFII que les WAHABITES considèrent comme un hétérodoxe, et que les CHIITES considèrent comme incroyant parce qu’il est dans le même sens que les wahhabites, à s’aligner sur leur rang.
A cet égard, le musulman SOUFI, donc, vis-à-vis de tous les deux courants (wahhabites, chiites) doit corriger sa foi, ou être corrigé.

Propositions

Le fait que le Sénégal est majoritairement sunnite, le place dans le collimateur des chiites, le fait qu’il est aussi sunnite soufi le met dans le viseur des wahhabites. Pour cause, chacun des deux rites représente une réelle et entière source de déstabilisation du pays de la téranga.

Eviter l’effondrement de ce que j’appelle « la stabilité spirituelle » est une responsabilité pour chaque citoyen, le chef de l’Etat en tête.

Qu’est ce qu’il faut faire pour pérenniser cette stabilité spirituelle ou cohésion sociale?

Les forces de sécurité sénégalaise ont une expérience et compétence louable sur le plan opérationnel, mais assurer la sécurité d’un pays ne consiste pas seulement à surveiller les frontières, à contrôler des pièces ou faire des descentes et rafles pendant la nuit surtout uniquement dans la capitale.

Néanmoins, les paramètres sécuritaires ne doivent pas rester figés. Cette responsabilité de grande envergure doit comprendre toutes les activités physiques comme virtuelles, d’autant plus que nous sommes dans un monde de technologie et de mondialisation des idéologies. Ce qui fait que c’est une obligation pour l’Etat de contrôler et de surveiller de près toutes les activités sur internet, les flux de communications (viber, whatsapp, Skype….) et échanges de mail entre autres même si vous me dites que : ça relève de la vie privée des gens, je vous dis qu’il est toujours privé tant qu’il n’est pas dévoilé au public. A fortiori, depuis presque vingt ans, quatre-vingt-quinze (95) pour cent des attaques et activités de terrorisme se mijotent sur internet.

A cet égard, au-delà de la surveillance frontalière et des activités virtuelles, les autorités chargés de garantir la sécurité nationale sont vivement invitées à prendre et assumer leur responsabilité. Nous ne sommes plus dans le Sénégal de miniature qu’évoquait Mariama BA, nous ne sommes pas non plus dans le Sénégal où tous musulmans sont soufi et que tous les chrétiens sont catholiques. Aujourd’hui, on est dans un Sénégal de soufi pure ; de faux soufi ; de sunnite modéré ; de sunnite intégriste ; de chiite, de chrétiens et d’athée.

Les moyens d’hier sont quadruplés à l’heure actuelle. De ce fait, les autorités doivent exercer un contrôle sur les écoles, le financement des mosquées, les conférences, les émissions de télévision et de radio, les activités des sénégalais sur internet, leur contacts avec les organisations à l’extérieur.

L’Etat doit adopter l’exemple du système marocain concernant la gestion du culte ou celui de la Turquie, qui est officiellement un Etat laïc mais dispose d’un directoire des affaires religieux. Vous allez me dire que le Sénégal est un pays laïc, je vais répliquer en disant : qu’est ce qui en fait un pays laïc à part un seul mot qui figure dans le premier article de la constitution ?

Donc l’Etat au nom du trouble à l’ordre public peut régler toutes ces énigmes telles qu’il le fait à des fins purement politiques.

Ceci va lui permettre de régler beaucoup de problèmes qui entraînent une anarchie et gangrènent l’environnement religieux au Sénégal, à l’image du croissant lunaire à la veille des fins de ramadan qui divise toute une communauté chaque année, la mendicité sans raison cohérente des personnes physiquement et moralement aptes à travailler, la construction anarchique des mosquées, et l’exploitation des enfants mineurs au nom de l’islam entre autres.

Il doit impliquer aussi les personnes spécialistes de la langue arabe et de la culture arabo-musulmane, pour mieux saisir et bien gérer toutes les informations, raison de plus, l’avenir de la sécurité et la stabilité internationale se joue aux terres arabes.

En définitif, j’affirme à cor et à cri que sous l’insécurité et l’instabilité d’un pays, l’aspiration de développement ou d’émergence est de l’ordre de l’utopie. En effet, 1) l’apparition du pétrole au Sénégal, 2) l’expansion des groupes armés (soit disant jihadistes) en Afrique, 3) l’accord sur le nucléaire iranien, 4) l’existence réelle des chiites et de sunnites intégristes au Sénégal doivent être la première préoccupation des autorités sénégalaises.

La moindre erreur commise dans la gestion sécuritaire du pays serait un fiasco dévastateur et désastreux.

Enfin, nous implorons et sollicitons le bon Dieu pour que la paix soit perpétuelle au Sénégal et partout dans le monde, et que la coexistence pacifique laquelle se situe au cœur de toute religion de livre soit concrétisée entre toutes les populations du monde sans exception, qu’elles soient musulmanes, juives, chrétiennes, athées.

Ahmadou Moukhtar SYLLA
RABAT-MAROC






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