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Monti n'a pas l'intention de rempiler

le 11 Septembre 2012 à 11:33 | Lu 295 fois

Pressé de briguer un deuxième mandat au printemps 2013, le président du Conseil botte en touche malgré de bons sondages.


Monti n'a pas l'intention de rempiler
À Rome

«Je prendrai bientôt des vacances», répond Mario Monti à tous ceux - et ils sont nombreux - qui l'enjoignent de briguer un nouveau mandat de président du Conseil dans la législature qui commencera en avril 2013. Après dix mois passés à la tête du premier gouvernement technique que l'Italie ait jamais connu, le Professore estime que le moment de passer la main se rapproche. Non qu'il s'estime, à 69 ans, trop âgé pour poursuivre sa mission. Ni qu'il se soit lassé de jouer au «pèlerin de l'euro». Mais parce qu'il est convaincu que l'expérience d'un gouvernement technique ne peut être autre chose qu'un épisode passager, «nécessairement limité dans le temps»: «Une fois terminé, il en restera comme héritage l'idée qu'il est important d'être compétent pour exercer une activité politique.»

Alors, comme Cincinnatus qui, après avoir sauvé Rome de ses ennemis cinq siècles avant le début de notre ère, était retourné à sa charrue en refusant tout honneur, Mario Monti refuse par avance tout mandat autre que celui de sénateur à vie auquel il a été nommé par le président de la République, quatre jours avant d'être pressenti pour former son gouvernement en novembre 2011. «Je ne peux croire que le pays ne soit en mesure de faire émerger un leader politique capable de gouverner», affirme-t-il. Ajoutant: «Je me permettrai de suggérer à mon successeur que le gouvernement de l'Italie se fait désormais en grande partie à Bruxelles, avec une active participation italienne.»

«Après Monti, il y a Monti»
Son argumentation ne convainc pas. Le week-end dernier, sur les bords du lac de Côme, le séminaire Ambrosetti - le Davos italien pour les milieux d'affaires - l'a instamment prié de réviser son refus. Et un sondage révèle que si les Italiens se montrent réservés devant l'idée de reconduire au pouvoir un gouvernement technique, une majorité accorderait ses faveurs à un gouvernement politique… dirigé par Mario Monti. Lequel voit sa popularité repartir à la hausse, à plus de 56 %. «Pour nous, après Monti, il y a Monti», lance le centriste PierFerdinando Casini dont la formation se trouve à la charnière des équilibres politiques. La prudence règne dans le camp de Silvio Berlusconi qui se repose au Kenya en attendant de prendre une décision sur son propre avenir politique.

Nul ne remet ouvertement en question les réformes de structure faites par Mario Monti. Le président de la République Giorgio Napolitano se pose en gardien vigilant. Dans la prochaine campagne électorale, il affirme qu'il ne tolérera pas qu'une force politique détricote ses réformes, renonce à la remise en ordre des comptes publics ou à l'ancrage de l'Italie en Europe dont Mario Monti est le garant et le symbole.

Le leader démocrate Pierluigi Bersani, qui sera confronté en novembre à de difficiles primaires, réaffirme sa loyauté au président du Conseil. Mais se dit lui-même «prêt à prendre ses responsabilités» : «Nous sommes un parti sans patrons. Non au gouvernement des banquiers. Aux Italiens de décider qui gouvernera. Le PD est prêt à le faire.»



Par Richard Heuzé


1.Posté par ndiaye le 11/09/2012 18:25 | Alerter
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