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Mutinerie en Côte d’Ivoire: le bilan humain s’alourdit, le gouvernement se défend de tout « cafouillage »

Rédigé par la rédaction le 18 Mai 2017 à 22:53 | Lu 1339 fois

Le bilan des victimes de la crise des soldats mutinés qui a secoué la Côte d'Ivoire du 12 au 15 mai est passé à 4 morts et 9 blessés, a annoncé le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Bruno Koné, qui s'est exprimé à l'issue du Conseil des ministres mercredi 17 mai. Il s'est en revanche refusé à communiquer tout chiffre sur le règlement financier de la crise.

Sans donner plus de détails sur l’accord signé mardi entre le gouvernement ivoirien et les mutins, le porte-parole a assuré que le gouvernement avait donné « la priorité à la paix et à la sécurité » pour régler la crise des soldats mutinés.

Le porte-parole a réfuté tout "cafouillage"  dans la gestion de la crise, assurant que la « logique » du gouvernement avait été de « régler la crise avec le moins d’impact possible sur la population ». Les blessés seront « pris en charge par l’État », a-t-il affirmé.

Accord financier

Il a néanmoins semblé reconnaître implicitement qu’un  accord financier  avait été trouvé avec les 8 400 militaires mutins, qui réclamaient 7 millions de francs CFA chacun (10 500 euros), après avoir obtenu 5 millions (7 500 euros) lors des premières mutineries en janvier. Interrogé sur l’impact budgétaire des sommes versées aux mutins, il a affirmé que l’État avait la « capacité » de payer.

Au total, si les mutins ont obtenu tout ce qu’ils réclamaient, la deuxième tranche des paiements s’élèverait au total à 60 milliards de FCFA, soit 1% du budget annuel de l’État ivoirien. "Tout est réglé", "cela a déjà été prévu dans "l'ajustement budgétaire adopté la semaine dernière", a assuré de son côté à l’AFP le ministre du Budget Abdourahmane Cissé à la sortie du Conseil des ministres. Pour rappel, les mutins étaient majoritairement issus des rebelles qui ont soutenu le Président Ouattara lors de la crise électoral de 2010-2011, avant d’intégrer l’armée.

source: Jeune Afrique