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Nafi Ngom Keita sur le rapport de l’Ofnac 2014-2015 : "Nous avons reçu 320 plaintes et dénonciations, dont 114 par lettres, 111 par appel au numéro vert…"

L’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (Ofnac) a rendu public, ce mardi, son rapport d’activité pour l’année 2014-2015, qui comporte notamment les propositions de mesures tendant à prévenir les actes de fraude ou de corruption. La présidente de l’Ofnac a indiqué que sur la période visée, son service a reçu 320 plaintes et dénonciations, dont 114 par lettres, 111 par appel au numéro vert, 34 par mail et une (01) par application mobile.


Rédigé par leral.net le Mardi 24 Mai 2016 à 18:22 | | 4 commentaire(s)|

Dans sa mission de lutte contre la Fraude et la Corruption, l’Office National de Lutte contre la Fraude et la Corruption (Ofnac) a rendu public, hier soir, le rapport d’activité pour l’année 2014-2015. Ce rapport indique un nombre très élevé de plaintes et de dénonciations enregistrées durant la période couverte. « Sur la période visée, l’Ofnac a reçu 320 plaintes et dénonciations, dont 114 par lettres, 111 par appel au numéro vert, 34 par mail et une (01) par application mobile », a déclaré, Mme Nafi Ngom Keita, Président de l’Ofnac. Poursuivant son propos elle soutient que sur les 209 plaintes et dénonciations physiques reçues, 134, soit 64,11%, sont dans le champ de compétence de l’Ofnac, contre 75 plaintes, soit 35,89% pour lesquelles l’Ofnac s’est déclaré incompétent.

La présidente a, souligné que son institution a bien compris les enjeux liés au traitement des plaintes. « Nous avons, dès notre phase de démarrage, ouvert 55 enquêtes pour répondre aux préoccupations des Sénégalais. Ces enquêtes couvrent plus de 100 plaintes et dénonciations », dit-elle. Et d’ajouter : « La plupart des enquêtes concernent ce qui est communément appelé « la petite corruption », tout en précisant que seules des nécessités de l’approche théorique justifient la distinction entre « petite corruption » et « grande corruption ». Car, dit-elle : « Dans la réalité, la corruption n’est jamais un phénomène mineur, compte tenu de ses conséquences sur la société et la vie des populations. Il serait juste de dire que « la petite corruption » est aussi grave, sinon plus dangereuse que la grande corruption, puisqu’elle est quotidienne et touche des milliers de Sénégalais généralement aux revenus faibles et donc très exposés à la pauvreté ».

En effet, malgré les importantes mesures prises par l’État, la corruption demeure une réalité prégnante dans les affaires publiques. « Ce sont des agents isolés qui contournent les règles de fonctionnement ou de concussion. Ces pratiques sont favorisées notamment par : l’insuffisance des informations mises à la disposition des citoyens relativement aux procédures appliquées par les structures concernées, la complexité des formalités à accomplir auprès des administrations, et les lenteurs dans la délivrance du service public ».

Fara Mendy






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