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Népal : peu d'espoir de retrouver les disparus

le 24 Septembre 2012 à 12:38 | Lu 193 fois

Neuf alpinistes, dont quatre Français, ont trouvé la mort dimanche dans une avalanche sur un sommet himalayen. Les recherches de trois disparus sont suspendues.


Népal : peu d'espoir de retrouver les disparus
Une avalanche a frappé dimanche à 4 heures du matin un campement d'alpinistes sur un sommet himalayen, faisant au moins neuf morts et trois disparus. Alors qu'un premier bilan faisait état dimanche de sept victimes françaises, les autorités locales ont indiqué lundi que la mort de quatre Français était confirmée et que deux autres étaient portés disparus. Un Canadien manque également à l'appel.

Le Quai d'Orsay a confirmé le décès de ces quatre alpinistes ainsi que la disparition de deux autres. Les trois survivants «ont été transportés hier par hélicoptère dans un hôpital de Katmandou. (...) Ils sont rapatriés dès aujourd'hui vers la France» a ajouté le ministère chargé des Français de l'étranger.

Les opérations de recherches par hélicoptère ont été arrêtées lundi, se poursuivant néanmoins au sol, avec des sherpas. Mais selon le Syndicat national des guides de haute-montagne (SNGM), toutes les recherches pourraient bientôt être définitivement arrêtées, car il «considère qu'il n'y a plus d'espoir de retrouver les disparus». L'avalanche a eu lieu dans «une zone de crevasses et il est possible que les corps soient impossibles à retrouver», a ajouté le syndicat.

Selon le SNGM, trois des victimes françaises étaient des guides originaires de Chamonix. «Ce drame touche durement notre profession, c'est le bilan le plus lourd enregistré depuis l'accident d'avalanche du Kang Guru en 2005 au Népal», souligne dans un communiqué le SNGM. Les autres vicitmes sont de nationalités espagnole, italienne, allemande et népalaise.

Frappés pendant leur sommeil
L'avalanche s'est produite sur la voie normale du Manaslu, le huitième plus haut sommet du monde (8.156 m), dans le nord du Népal. «D'après nos informations reçues depuis le camp de base, cette avalanche s'est déclenchée vers 7.400 mètres et a emporté une partie du camp 3 à 6.800 mètres», a précisé le SNGM.

«Ça a fait un grand bruit. J'ai eu peur», a déclaré un survivant allemand à l'hôpital de Katmandou. «J'étais si perdu que je ne peux pas dire à quelle distance j'ai été emporté ni combien on était dans le campement au moment de l'avalanche. J'ai eu de la chance, je n'ai pas été emporté tellement loin et je n'ai pas été enterré sous la neige». Un autre survivant italien a expliqué que tous les alpinistes dormaient dans des tentes avec leurs sherpas lorsqu'ils ont été frappés de plein fouet par l'énorme masse de neige et de glace.

Ce drame est l'une des pires catastrophes des dernières décennies dans l'Himalaya. Le 20 octobre 2005, sept alpinistes français ainsi que leurs onze guides népalais avaient été tués dans des conditions similaires, lors de l'ascension du Kang Guru, situé dans l'Anapurna.



Par lefigaro.fr