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Nomination de Mouhamadou Makhtar Cissé à la direction de la Senelec : Un cas d’école d’humilité !

Quelques mois après son départ de la tête du Royaume d’Iran, le Président Ahmadinijad a rejoint son poste de professeur d’université dans un bus. Une image qui a fait le tour du monde et qui m’a fait me poser la question de savoir à quand le Sénégal aura une personnalité de cette carrure. L’humilité en bandoulière pour poser un acte pareil. A dire vrai, je n’ai jamais pu mettre une image, pour ne pas dire une personne de mon pays sur cette image de l’ancien président Iranien. Je pensais que jamais une autorité sénégalaise n’allait accepter de se rétrograder pour travailler pour son peuple, pour sa patrie.


Rédigé par leral.net le Mardi 23 Juin 2015 à 13:29 | | 29 commentaire(s)|

Nomination de Mouhamadou  Makhtar Cissé à la direction de la Senelec : Un cas d’école d’humilité !
Mouhamadou Makhtar Cissé vient de me donner une réponse positive à ma question. Il existe bel et bien des sénégalais qui peuvent, par amour pour le pays, par devoir et par patriotisme, accepter d’occuper un poste haut perché et d’en descendre pour en occuper un hiérarchiquement inférieur.
Dans le jargon journalistique, c’est une habitude de dire que telle personne, dans pareille situation, a été dégradée, ou défénestrée, ou même limogée. Mais pour ce cas bien précis, nul n’osera décrire ce qui lui arrive par des termes négatifs. C’est tout simplement un cas d’école d’humilité. Et tous les sénégalais doivent apprendre cela de M. Cissé.
Avec cet acte, nous osons espérer que le Seigneur l’accompagnera dans sa tache afin qu’il la réussisse haut la main pour le bien de tous. Bon courage. Du courage vous en aurez besoin parce que vous avez accepté d’affronter le secteur le plus compliqué et le plus sensible du Sénégal. La dernière fois que je vous ai rencontré au palais de la République, lors de la remise du rapport de l’Ige, vous avez taquiné le journaliste que je suis en vous interrogeant sur la raison pour laquelle, les reporters ne sourient jamais quand ils serrent la main à quelqu’un. Vous vous rappellerez de la réponse que je vous ai servie. Mais, quand j’ai appris que vous avez accepté de relever le défi de l’électricité, j’ai grandement souri. J’ai souri par fierté. Fierté de vous avoir connu et vous avoir parlé pour un instant. On n’a pas tous les jours la chance de rencontrer un homme de votre humilité.
Que Dieu vous préserve et vous facilite la tâche. Amen
El Hadji Cheikh Anta SECK
Journaliste au Quotidien La Tribune






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