Non, Sahnoun Ndiaye, vous n’y êtes pas !

Rédigé le Vendredi 7 Décembre 2012 à 13:18 | Lu 301 fois | 2 commentaire(s)

Pour répondre à Mody Niang, vous avez été – vous aussi - trop prolifique mais plus grave encore, trop vide.



Mody n’est ni le défenseur zélé de Macky, ni l’ennemie personnel irréductible de la famille Wade : il est plutôt du bon côté ; celui de la défense du Peuple Sénégalais, de la démocratie, des droits de l’Homme, de la bonne et vertueuse gouvernance. Et je constate amèrement que vous n’émettez pas – avec lui – sur la même fréquence. Dommage pour vous, (et pour vos semblables) ; vous qui ramez dans les eaux troubles du larbinisme indécent, du griotisme accablant et épuisant, de la cécité morale et de la prostitution civique et intellectuelle. Pour peu, l’on vous prendrait pour l’ennemie du Peuple Sénégalais !
Monsieur Sahnoun Ndiaye, continuer à vouloir défendre Wade et sa famille (biologique comme autre), c’est verser maladroitement et malencontreusement dans les méandres abjectes d’un satanisme aveugle sans limite qui pousse les esprits légers à s’attaquer sans aucune retenue à des citoyens supérieurs dont le verbe et le geste épousent à chaque instant les reflets de leur conduite continente et chaste car exclusivement tournée et orientée vers le bonheur de notre Peuple. Personne n’est dupe dans ce pays : il n’y a que les nostalgiques de temps de la concussion, des détournements de fonds, de la corruption et de l’argent facile qui s’égosillent tant en tirant sur tout ce qui bouge. Pourtant, nous savons tous que les coups de sabots de l’âne récalcitrant n’ont jamais empêché le voiturier d’arriver à bon port !
Le problème n’est pas de comparer la famille Sall à celle de Wade. Le plus petit écolier de ce pays vous réciterait facilement la maxime populaire : « comparaison n’est pas raison ». Macky a-t-il un fils aussi balèze en milliards et en responsabilités au sommet de l’Etat que ne l’a été le fils aîné de la fratrie wadienne ? Les enfants Sall ont-il un jet privé loué à hauteur de douze milliards pour leurs randonnées touristiques ? Brassent-ils des centaines de milliards de nos pauvres francs pour conduire les hérésies pharaoniques de leur géniteur de Président ?
L’anthropophage ou le ndëmm*, se dit chez nous de celui qui se nourrit de la chair de ses semblables. Suivant mon regard, j’entrevois toute la chienlit enragée qui, pendant douze bonnes années, planquée au sommet de l’Etat et de la République, s’est évertuée à se partager nos maigres ressources, à spolier nos réserves foncières et à verser le sang des martyres pour sauvegarder un pouvoir qui lui échappait de plus en plus.
Monsieur Sahnoun, vous nous apprenez aujourd’hui que le Sénégal est riche et que nos ressources sont assez consistantes. Alors, pourquoi l’école a-t-elle autant hoquetée ; pourquoi nos hôpitaux étaient-ils assimulés aux cimetières ; pourquoi le panier de la ménagère pesait-il si lourd ; pourquoi l’énergie électrique se faisait –elle appelée « Georges dematina » ; pourquoi nos paysans souffraient-ils du manque d’intrants, de semences, de matériels agricoles et des bons impayés ; pourquoi nos bras valident se jetaient-ils dans l’océan à la recherche du virtuel eldorado occidental, pourquoi, pourquoi et pourquoi encore ?
Je sais que beaucoup de gens sont nés pauvres pour ensuite entrer, à force de travail et d’ingéniosité, dans le cercle des milliardaires. L’initiateur de la marche bleue en 2000, était-il de ce cercle restreint ? J’ai grandi avec les noms de feus Ndiouga Kébé et Djily Mbaye associés à ce qui se faisait de mieux dans le domaine privé. Jamais on n’a parlé du moindre Wade dans cette classe. Et si cette famille nous nargue aujourd’hui en se targuant d’être immensément riche, c’est qu’il y a anguille sous roche. En terme plus clairs, Wade et ses affidés (famille biologique comprise) se sont sucrés sur notre dos. On n’a pas besoin d’être sorcier pour constater que des indigents en 2000 se sont subitement mués en nababs dorés en 2012. Monsieur Sahnoun, ne les avez-vous pas vus – en douze ans – sortir de l’anonymat et de l’impécuniosité pour construire des palaces dignes des Mahraj hindous et conduire des bolides dignes des stars de Hollywood ? Ne les avez-vous pas vus se comporter en distributeurs automatiques ambulants de billets de banque flambants neufs ? N’avez-vous pas entendu Wade himself se glorifier de nous avoir créer des milliardaires sans nous dire comment ? Et c’est pourquoi, Mody Niang vous parle de la présomption de culpabilité.
Il n’y a aucune jouissance à voir Karim – un Sénégalais comme vous et moi – dans des difficultés procéduriers. Ce qu’il faut dire est ailleurs : ceux qui ont géré les affaires de ce pays doivent nous rendre compte et qu’il faudra nous montrer patte blanche pour s’en sortir indemne.
Que possède Karim pour faire des envieux ? Détrompez-vous monsieur Sahnoun, le mérite véritable réside dans la capacité et l’ingéniosité individuelles. Et pour s’en convaincre, je vous renvoie aux paroles de la fameuse chanson de Diabaré Samb « bu la sa baay mayee, bu la meree… ».
Vous semblez douter de l’apport d’un Mody Niang dans la construction de ce Pays. Je vous apprends ici que le plus nul des enseignants est capable de construire des Karim et des Sahnoun à la pelle. Le Sénégal est riche de la qualité de ses hommes ; vous comme moi et les autres, nous tous, devons dire merci à Mody et à ses semblables. Il n’y a pas plus grand mérite que celui de façonner des âmes et des esprits. Ce mépris de l’enseignant ne me surprend pas de vous : il traduit avec éloquence la bassesse d’esprit avec laquelle vous avez bue de la fontaine de Wade et de ses francs-tireurs.
Non Sahnoun, le chapelet n’est ni l’Islam, ni le Christianisme. Il est plutôt un simple moyen technique dans le comptage de nos « du’a » ou prières. Lorsqu’en langue française on parle de prière, nous distinguons deux actes : le "du’a" et la "salaat». La première forme, facultative, mais indispensable à l’homme, consiste à implorer Dieu de répondre à nos attentes. La deuxième, canonique, consiste à exprimer par la parole et le geste, et, au-delà par la pensée profonde, l’adoration de Dieu et la fidélité à son message. Elle peut être pratiquée comme un rituel répétitif. Mais elle peut aussi être le moyen d’une conscience plus approfondie de son propre rapport avec Dieu. Et ceci est valable de la même maniére chez nos parents Chrétiens.
Dieu n’est pas votre cousin. Et puis, Il ne s’est point révélé à vous. Les Hommes de foi (Ahmadou Bamba, Limamou et les autres auxquels vous faîtes appel dans vos vaticinations fumistes nous ont tous instruit de travailler. Le travail est le seul principe directeur du développement ; ne cherchons pas à jouer sur la foi des plus incrédules que nous essayons de manipuler pour des causes perdues d’avance. Ceux qui assimulaient Wade au Créateur, les incrédules qui l’ont appelé « la Seule Constante » ; ceux-là même peuvent-ils se transformer subitement en défenseur de l’Islam, du Christianisme et de nos Tarikha* ?
Il est vrai qu’avec le machiavélisme de Wade et avec le noir obscur de son vil magistère de douze ans, le contenu philosophique et ontologique des termes travail acharné, bomme gouvernance, leadership incontestable, organisation et méthode, vision et planification, rigueur et dextérité, formation et spécialisation font horreur.



Amadou Fall Enseignant à GUINGUINEO
Zemaria64@yahoo.fr/zemazia64@hotmail.fr




1.Posté par Mody Niang le 09/12/2012 19:16 | Alerter
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Merci infiniment, mon jeune collègue et neveu. C'est Mandiaye Gaye qui m'a signalé la diatribe de ce Sahoun Ndiaye et la réponse cinglante que vous lui avez servie. Celle-ci, par sa pertinence, me dispense, évidemment, de tout autre commentaire. Ce serait superflu, vous l'avez fermement remis à sa place peu enviable de l'audateur. .
Dieu vous bénisse et vous prête longue vie.

2.Posté par Mody Niang le 09/12/2012 19:16 | Alerter
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Merci infiniment, mon jeune collègue et neveu. C'est Mandiaye Gaye qui m'a signalé la diatribe de ce Sahoun Ndiaye et la réponse cinglante que vous lui avez servie. Celle-ci, par sa pertinence, me dispense, évidemment, de tout autre commentaire. Ce serait superflu, vous l'avez fermement remis à sa place peu enviable de l'audateur. .
Dieu vous bénisse et vous prête longue vie.

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