Alors que de nombreux responsables et militants de l’Apr se battent quotidiennement pour montrer à leurs adversaires que l’essentiel des postes de responsabilité revient de droit à leur formation politique, leur leader Macky Sall penche plutôt pour le renforcement des bases de son parti. C’est le sens de l’appel qu’il ne cesse de réitérer à toutes ses rencontres avec les instances de son parti. Comme ce fut le cas, lors de la dernière réunion du comité directeur. « Il faut consolider les bases du parti et aller vers les renouvellements des instances ». A cette occasion, Macky Sall a semblé passer sous silence le nœud gordien du débat politique actuel qui n’est autre que le poste de président du Sénat. Si au niveau de la base politique de l’Apr, nombre de militants et responsables s’arrachent les cheveux pour voir un des leurs occuper le fauteuil de président du Sénat, il reste que les arguments partisans qu’ils avancent n’agréent pas ceux avec lesquels l’Apr partage la Coalition Benno Bokk Yaakaar. Dans cette coalition arc-en-ciel de plusieurs dizaines de formations politiques et de mouvements de la société civile, il est constant qu’à peine une dizaine occupe des postes de responsabilité dans l’attelage gouvernemental et au sein de l’hémicycle. Ceux qui sont donc supposés laissés en rade dans le cadre de ce partage de responsabilités, tirent les ficelles, en distillant de fausses informations dans la presse. Une manière de prêcher le faux pour avoir le vrai, quant au prochain occupant du siège du président du Sénat. Il reste que du côté des formations politiques, communément appelées « les ténors », comme le Parti socialiste l’Afp et Rewmi, tout porte à croire que les jeux se feront à leur niveau. Du côté du parti socialiste, trôner sur le fauteuil du président du Sénat réglerait, en tout cas, provisoirement, la question de leadership entre Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng. Le sénat étant, par ordre protocolaire, la chambre haute du parlement, ce qui fait de son président, le suivant immédiat du chef de l’Etat. Cela, sous réserve de donner forme au poste de vice-président, déjà voté et contenu dans l’architecture institutionnelle du Sénégal.
Moussa DIA
REWMI QUOTIDIEN
Moussa DIA
REWMI QUOTIDIEN






